Euro: que la fête commence... mais prudence!

L'Euro de football s'ouvre vendredi à Rome par un alléchant match d'ouverture Turquie-Italie (21h00, 19h00 GMT). ANDREW MEDICHINI / POOL / AFP
L'Euro de football s'ouvre vendredi à Rome par un alléchant match d'ouverture Turquie-Italie (21h00, 19h00 GMT). ANDREW MEDICHINI / POOL / AFP
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Publié le Vendredi 11 juin 2021

Euro: que la fête commence... mais prudence!

  • Euro de football s'ouvre vendredi à Rome par un alléchant match d'ouverture Turquie-Italie (21h00, 19h00 GMT)
  • Le ballon ne roule pas encore, que le coronavirus a déjà touché des sélections participantes, dont l'Espagne et la Suède

ROME: Avec des supporters de retour dans les stades, l'Euro de football s'ouvre vendredi à Rome par un alléchant match d'ouverture Turquie-Italie (21h00, 19h00 GMT), coup d'envoi d'un tournoi qui promet d'être festif, mais reste menacé par la pandémie de Covid-19.

Le ballon ne roule pas encore, que le coronavirus a déjà touché des sélections participantes, dont l'Espagne et la Suède. C'est lui qui a aussi reporté d'un an la compétition paneuropéenne, initialement prévue en 2020.

S'il planera une menace sanitaire jusqu'à la finale le 11 juillet, au stade Wembley de Londres, l'UEFA a annoncé un été de liesse dans les tribunes, dans les onze pays hôtes.

Ainsi, au Stadio olimpico, 15.000 à 16.000 spectateurs sont attendus pour la rencontre inaugurale, soit environ 25% de la jauge de la vénérable enceinte romaine, qui n'a pas été autant garnie depuis plus d'un an.

Dans la capitale italienne, deux écrans géants ont pris place sur la Piazza del Popolo, ainsi que d'autres installations destinées aux fans, chouchoutés après une année passée devant leur télévision.

Sur le terrain, la Nazionale espère répondre aux attentes grandissantes autour d'elle, certains voyant un potentiel vainqueur chez les coéquipiers de Marco Verratti.

"Cela fait un an qu'on attend de commencer cette aventure, on doit se battre pour ramener l'Italie où elle mérite d'être", a lancé le défenseur Leonardo Bonucci.

Pour leur première compétition internationale en cinq ans - ils ont raté le Mondial-2018 -, les Italiens restent sur une série de 27 matches sans défaite, mais sans avoir affronté de vrais cadors.

Alors que l'Europe aura les yeux rivés sur Rome, l'occasion est belle pour l'Italie de montrer qu'elle est de retour, face à la Turquie du buteur lillois Burak Yilmaz, à la réputation de poil à gratter. 

Le coup d'envoi sera précédé par une cérémonie d'ouverture, simplifiée en raison du contexte sanitaire, animée par le ténor Andrea Bocelli, et une performance virtuelle de Martin Garrix, Bono et The Edge.

Tensions entre Moscou et Kiev

Les légendes italiennes du "calcio" Alessandro Nesta et Francesco Totti seront également là, pour transmettre le ballon de l'Euro, baptisé "Uniforia", la contraction des mots "unité" et "euphorie", un joli résumé de ce que le tournoi promet.

Pourtant, à l'opposée de ces bonnes intentions, les jours précédant le coup d'envoi ont été marqués par l'annonce de tests positifs au coronavirus, et une polémique opposant la Russie à l'Ukraine.

Après les protestations de Moscou, l'UEFA a imposé jeudi la modification du maillot ukrainien, en raison d'un slogan ("Gloire à nos héros") présent à l'intérieur du col, et jugé politique par l'instance.

Kiev a répondu en assurant qu'elle "négociait" avec l'UEFA pour garder inchangé le maillot. 

L'Ukraine entre en lice dimanche face aux Pays-Bas à Amsterdam, un jour après la Russie, opposée à la Belgique à Saint-Pétersbourg.

Pour la France, championne du monde en titre, il faudra attendre le mardi 15 juin, et le choc face à l'Allemagne, à Munich, pour voir Kylian Mbappé et consorts lancer leur mission conquête, cinq ans après le crève-coeur de la finale perdue à domicile face au Portugal (1-0 a.p.).


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.