Euro: Rome veut refaire du football une fête

Le logo de l'Euro 2020. (Photo, AFP)
Le logo de l'Euro 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 09 juin 2021

Euro: Rome veut refaire du football une fête

  • Rome n'entend pas rater l'occasion de réapprendre, pendant un mois, à se réunir et à partager le plaisir du foot
  • Jusqu'à deux mille personnes seront admises, à partir de vendredi, avec l'obligation de respecter malgré tout une certaine distanciation

ROME : L'Olimpico, théâtre du match d'ouverture, s'est paré de la couleur turquoise de l'Euro et la Piazza del Popolo arbore déjà les deux écrans géants où seront diffusés les 51 matches de la compétition: Rome, malgré l'ombre de la pandémie, veut refaire du football une fête. 

Ce n'est évidemment pas l’effervescence que la capitale italienne espérait : à deux jours d'Italie-Turquie, le supporter est rare mercredi sur les bords du Tibre et la « Fan Zone », où s'activent les derniers ouvriers, s'organise pour rester sage, avec masques requis et réservation préalable obligatoire. 

Mais Rome n'entend pas rater l'occasion de réapprendre, pendant un mois, à se réunir et à partager le plaisir du foot. 

« Il y a beaucoup d'attente », assure Stefano Lori, responsable municipal des festivités liées à l'Euro. « Les jeunes surtout, quand ils voient les petits terrains installés dans la "Fan Zone", ils nous demandent quand ils vont pouvoir jouer », ajoute-t-il, en présentant les installations autour de l'Obélisque de la Piazza del Popolo: deux écrans géants, une scène pour accueillir des DJ entre les matches, des ateliers foot, des stands. 

Jusqu'à deux mille personnes seront admises, à partir de vendredi, avec l'obligation de respecter malgré tout une certaine distanciation. 

Le retour des tifosis, notamment étrangers, est « fondamental », ajoute Stefano Lori, alors que Rome retrouve depuis quelques semaines ses airs pré-Covid avec ses touristes, ses terrasses prises d'assaut et ses musées rouverts. 

« Un autre sport »

Plus en amont sur le Tibre, le Stadio Olimpico se prépare lui aussi à revivre: 15 000 à 16 000 spectateurs sont attendus - environ 25% de la capacité globale - vendredi pour la cérémonie d'ouverture et la rencontre inaugurale. 

Le mythique stade romain - théâtre des finales de l'Euro en 1968 et en 1980 - n'a pas connu une telle jauge depuis le début de la pandémie en mars 2020.

Autour de l'enceinte, les portails sont prêts, tout comme les thermomètres qui mesureront la température des supporters, qui devront aussi présenter des certificats de vaccination ou de guérison de la Covid-19 ou un test négatif de moins de 48 heures. 

Les spectateurs seront étrangers pour la moitié d'entre eux, selon la Gazzetta dello Sport. Quelques milliers de Turcs, notamment, sont attendus, même si certains auront renoncé au voyage, la Turquie étant l'un des pays nécessitant encore une quarantaine à l'arrivée en Italie. 

Malgré cette jauge réduite, pas question pour l'Italie de bouder son plaisir, à commencer par le défenseur italien Leonardo Bonucci.

« Le football avec des spectateurs, c'est un autre sport qu'avec les gradins vides », a assuré lundi celui qui, comme tous les Azzurri, a retrouvé les applaudissements lors des matches de préparation avec 500 personnes à Cagliari (7-0 contre Saint-Marin) puis 1 000 à Bologne (4-0 contre la République tchèque). 

« Italie, fais-nous rêver »

« Merci à tous ceux qui ont fait en sorte que Rome puisse accueillir l'Euro et les spectateurs revenir au stade », a soufflé le défenseur de la Juventus.

Le gouvernement italien avait annoncé début avril l'ouverture du Stadio Olimpico au public, sous la pression de l'UEFA qui avait menacé les villes hôtes de perdre leurs rencontres en cas de huis clos.

Outre la « Fan Zone » et le stade, Rome vibrera aussi sur le Forum, où seront diffusés sur écran géant (pour 1 000 personnes maximum) les quatre matches de l'Olimpico (les trois de l'Italie au 1er tour et un quart de finale). 

La Fédération italienne va aussi ouvrir pour la première fois au public sa « Casa Azzurri » avec au programme diffusion des matches, bars, expositions et débats. 

Avant de voir la température grimper dans les rues, jusqu'au couvre-feu repoussé depuis lundi à minuit (contre 23h00 auparavant), c'est la RAI qui se charge depuis une semaine de faire monter la pression dans les foyers italiens. 

Après une émission spéciale la semaine dernière où les sélectionnés de Roberto Mancini ont poussé la chansonnette, la télévision publique diffuse cette semaine en prime-time une série documentaire sur la Nazionale, une plongée hagiographique dans le vestiaire des Azzurri. 

« Italie, fais nous rêver », clamait aussi mercredi la Gazzetta dello Sport en offrant à ses lecteurs un petit drapeau vert-blanc-rouge. Des couleurs que tout un pays rêve de pouvoir agiter fièrement jusqu'à la finale du 11 juillet programmée à Londres. 

 


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.