L'Égypte et le Soudan relient Khartoum à la ligne ferroviaire Le Caire-Le Cap

L'Egypte collabore avec le Soudan pour relier la route ferroviaire Le Caire-Le Cap à Khartoum, déclare le ministre égyptien des Transports (Photo, AFP).
L'Egypte collabore avec le Soudan pour relier la route ferroviaire Le Caire-Le Cap à Khartoum, déclare le ministre égyptien des Transports (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 12 juin 2021

L'Égypte et le Soudan relient Khartoum à la ligne ferroviaire Le Caire-Le Cap

  • El-Wazir déclare que l'Egypte prend des "mesures très importantes" pour renforcer la connectivité en Afrique grâce aux infrastructures
  • Il précise que le gouvernement égyptien construit la ligne de chemin de fer Le Caire-Le Cap pour relier l'Égypte à d'autres pays africains.

LE CAIRE : L'Egypte collabore avec le Soudan pour relier la route ferroviaire Le Caire-Le Cap à la capitale soudanaise Khartoum, déclare Kamel El-Wazir, ministre égyptien des Transports.

S'exprimant samedi lors d'un forum pour les chefs d'agences d'investissement africaines à Charm el-Cheikh, El-Wazir souligne que l'Egypte a pris "des mesures très importantes" pour renforcer la connectivité en Afrique grâce aux infrastructures.

Il rapporte que le gouvernement égyptien est en train de construire la ligne de chemin de fer Le Caire-Le Cap pour relier l'Egypte à d'autres pays africains.

El-Wazir indique que le ministère des Transports réalise des lignes ferroviaires de 360 ​​kilomètres à l'intérieur du territoire égyptien, en plus d'une ligne de six kilomètres à travers le lac Nasser jusqu'à Wadi Halfa au Soudan.

Le gouvernement met en place une autre ligne pour relier le monorail qui s'étend du gouvernorat de Matrouh à une liaison spéciale vers la ville d'El-Saloum, ajoute-t-il.

L'Egypte se coordonne également avec le gouvernement libyen pour prolonger une ligne de chemin de fer jusqu'à la ville de Benghazi, dit-il.

Les efforts déployés pour développer les réseaux de transport terrestre, les chemins de fer, ainsi que les ports maritimes et terrestres ont amélioré le classement de l'Égypte dans l'indice de qualité des routes présenté dans le dernier rapport « Ease of Doing Business », déclare El-Wazir.

Le rapport souligne également la volonté de l'Égypte de transférer son expertise dans la construction de routes intelligentes vers d'autres pays africains.

Dhieu Mathok Diing, ministre sud-soudanais de l'Investissement, déclare que son gouvernement espère que le Soudan du Sud sera connecté à l'Egypte via une ligne de chemin de fer d’ici deux à trois ans après l'achèvement de la liaison Egypte-Soudan.

Diing dit que l'annonce par le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi de son engagement en faveur de l'agenda africain pour le développement, ainsi que le lancement par l'Égypte de la ligne de chemin de fer Le Caire-Le Cap et la conférence sur la promotion des investissements sont des décisions qui montrent la volonté de l'Égypte de développer les pays africains.

Il déclare que le Soudan du Sud a "de grands espoirs" pour la ligne ferroviaire Le Caire-Le Cap, ajoutant que les zones qui seront incluses dans le projet à l'intérieur du Soudan du Sud ont été développées.

Diing déclare : « La coopération entre les grandes puissances économiques de l'Afrique comme l'Égypte, l'Afrique du Sud et le Nigéria avec le reste des pays africains nous permet de croire que nous pouvons réussir la croissance, le développement et l'intégration africaine.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
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  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.