Côte d'Ivoire: dans le village de Gbagbo, la fête a déjà démarré pour le retour du «père»

Des supporters tiennent une affiche indiquant en français "Le président Laurent Gbagbo arrive pour une vraie réconciliation des Ivoiriens" après un rassemblement en prélude à la réception de Gbagbo dans sa ville natale de Mama, à Gagnoa le 13 juin 2021.(AFP)
Des supporters tiennent une affiche indiquant en français "Le président Laurent Gbagbo arrive pour une vraie réconciliation des Ivoiriens" après un rassemblement en prélude à la réception de Gbagbo dans sa ville natale de Mama, à Gagnoa le 13 juin 2021.(AFP)
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Publié le Lundi 14 juin 2021

Côte d'Ivoire: dans le village de Gbagbo, la fête a déjà démarré pour le retour du «père»

  • «Respecter l'arrivée de Gbagbo!», «Honorer l'arrivée de Gbagbo!»: une trentaine d'hommes et quelques femmes scandent en rythme ces mots, en travaillant machette et pelle à la main
  • C'est le dernier dimanche avant le retour du «fils du pays» et le premier jour des festivités en son honneur à Mama (centre-ouest)

GAGNOA : Ils chantent, dansent et rient en coupant les herbes hautes pour dégager la route qui mène à Mama. Le village natal de Laurent Gbabgo se prépare à faire un triomphe à l'ex-président, ce "père", ce "héros" qui sera de retour jeudi en Côte d'Ivoire après dix ans d'absence. 

"Respecter l'arrivée de Gbagbo!", "Honorer l'arrivée de Gbagbo!": une trentaine d'hommes et quelques femmes scandent en rythme ces mots, en travaillant machette et pelle à la main. C'est le dernier dimanche avant le retour du "fils du pays" et le premier jour des festivités en son honneur à Mama (centre-ouest). 

Laurent Gbagbo, qui a été définitivement acquitté en mars par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye des accusations de crimes contre l'humanité, doit atterrir jeudi à Abidjan. Il avait été arrêté en avril 2011, lors de la crise postélectorale qui a duré cinq mois et pendant laquelle plus de 3 000 personnes ont été tuées. 

Les travailleurs du bord de la route sont rejoints en fin de matinée par quelques centaines de personnes venues en bus de Gagnoa, la ville la plus proche, à une trentaine de minutes de Mama. Les bus s'arrêtent là, les passagers descendent en criant "Gbagbo, Gbagbo" pour faire les derniers kilomètres à pied. Une fanfare accompagne cette "caravane de la paix et de la victoire". 

«Bon retour chez toi»

Laurent Gbagbo, 76 ans, qui fut président pendant dix ans, est déjà partout sur les chapeaux, les tee-shirts et aussi les pagnes colorés. Comme celui de deux femmes, avec le portrait de l'ex-président et ce message: "le lion de l'Afrique est de retour". Ou encore un polo "Bon retour chez toi". Des femmes scandent: "la joie est totale", "Gbagbo ou rien". 

Dans le cortège, Agnès Koudy a le sourire aux lèvres: "ça a été un président parfait. Avec lui, il y avait la joie de vivre. Il nous a tant manqué". 

Loin du tumulte, le "chef des terres", une autorité traditionnelle, Joseph Goli Obou, reçoit ses visiteurs à l'ombre devant une maison proprette. "Si un fils te quitte un certain temps, à son retour tu ne dois pas rester les bras croisés", dit cet homme de 71 ans, auxquels tous s'adressent avec déférence. 

"Je suis en train de balayer autour du village. Je prépare le manger pour ceux qui l'accompagnent, les moutons, les boeufs. J'ai déjà préparé sa maison, sa couchette", proclame, enfoncé dans son fauteuil, le chef qui porte lui aussi un pagne avec le portrait de l'ex-président. 

Difficile de râter "la résidence" de Laurent Gbagbo. Difficile cependant de voir la maison, tant elle est bien cachée derrière des murs roses qui s'étendent à perte de vue. 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.