Volcan en RDC: après l'éruption, des experts à l'assaut du cratère

Des volcanologues et des rangers congolais du parc national des Virunga dévalent les pentes du volcan Nyiragongo, au nord de Goma.(AFP)
Des volcanologues et des rangers congolais du parc national des Virunga dévalent les pentes du volcan Nyiragongo, au nord de Goma.(AFP)
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Publié le Lundi 14 juin 2021

Volcan en RDC: après l'éruption, des experts à l'assaut du cratère

  • Au départ de l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG) tôt vendredi, quatre experts se dirigent vers les flancs du volcan au nord de la ville, sous la protection d'une dizaine de rangers armés du parc national des Virunga
  • L'expert congolais veut aussi étouffer une rumeur sur les réseaux sociaux disant que le volcan s'est éteint

GOMA : C'est une ascension qui se finit dans le brouillard, le vent, le froid et la poussière des cendres: des volcanologues ont évalué en fin de semaine dernière l'activité du Nyiragongo, le volcan qui a menacé Goma dans l'Est de la République démocratique du Congo avec une éruption inattendue le 22 mai.

Au départ de l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG) tôt vendredi, quatre experts se dirigent vers les flancs du volcan au nord de la ville, sous la protection d'une dizaine de rangers armés du parc national des Virunga.

Leur mission: "utiliser des drones et des systèmes de caméras pour évaluer les glissements de terrain et voir si le cratère est en train de s'effondrer", explique Christopher Horsley, assistant technique à l'OVG.

"On est en train de voir les fractures qui se sont manifestées lors de l'éruption", ajoute Bonheur Rugain, de l'OVG.

L'expert congolais veut aussi étouffer une rumeur sur les réseaux sociaux disant que le volcan s'est éteint.

La montée à 3 470 m d'altitude se fait par la piste habituellement suivie par les touristes, fermée depuis l'éruption (quatre visiteurs se trouvaient au sommet du volcan le 22 mai, selon le parc des Virunga. Ils sont sains et saufs).

Au début de l'ascension qui va durer cinq heures, le temps est clair et chaud. La piste présente des fractures en différents endroits.

Plus le sommet se rapproche, et plus la végétation se fait rare, recouverte par une cendre grisâtre. Des arbres en travers du chemin ont été arrachés par l'éruption ou par l'activité sismique du volcan, qui s'est poursuivie une semaine après la coulée de lave, d'après les experts.

L'arrivée au sommet offre une vue plongeante sur le cratère, en train de s'effondrer sur lui-même, dans un grondement sourd, ponctué d'explosions.

A la nuit tombée, des résidus de lave rougeoyante sont visibles au fond du cratère.

Un lueur rouge apparaît également au loin vers le nord: le deuxième volcan Nyamuragira est en activité. Le Nord-Kivu est l'une des zones d'activités volcanologiques les plus intenses au monde.

L'équipe, qui comprend également sept porteurs et deux cuisiniers, dort dans des petites huttes touristiques au bord du cratère. De la cendre recouvre les matelas. La température tombe à 10-15 degrés, et le vent souffle fort.

Il s'agit de la deuxième expédition de ce genre depuis l'éruption du 22 mai et les répliques sismiques, qui ont conduit les autorités à envisager le scénario du pire (coulée de lave dans le lac Kivu et dégagement de méthane et de Co2 mortels pour les 1,6 millions d'habitants de Goma).

"Avant l'éruption, c'était pénible parce qu'on avait pas assez de moyens financiers. On allait d'une manière irrégulière, soit une fois le mois", affirme  Célestin Kasereka Mahinda, directeur scientifique de l'OVG.

Samedi matin, la descente des pentes grises, lunaires et désertiques du sommet prend trois heures jusqu'au retour vers la végétation verdoyante.

C'est le retour à Goma, comme des dizaines de milliers de déplacés du Nyiragono, qui commencent à rentrer dans le bruit et le chaos de la cité.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.