Israël: feu vert à la marche controversée de l'extrême-droite à Jérusalem-Est

La marche avait été repoussée à mardi par le gouvernement de Benjamin Netanyahou. (Photo, AFP)
La marche avait été repoussée à mardi par le gouvernement de Benjamin Netanyahou. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 15 juin 2021

Israël: feu vert à la marche controversée de l'extrême-droite à Jérusalem-Est

  • Le Hamas avait «mis en garde» la semaine dernière Israël contre des représailles si la marche s'approchait du secteur palestinien de Jérusalem
  • Israël s'est depuis doté d'un nouveau gouvernement, dirigé par le chef de la droite nationaliste Naftali Bennett

JÉRUSALEM: Le nouveau gouvernement israélien a donné son feu vert lundi soir à une marche controversée mardi de militants juifs nationalistes et d'extrême-droite à Jérusalem-Est dont la tenue dans le secteur palestinien occupé de la Ville sainte fait craindre de nouvelles violences.  

Prévue au départ jeudi dernier, la marche avait été repoussée à mardi par le gouvernement de Benjamin Netanyahou malgré les menaces du mouvement islamiste palestinien Hamas d'une nouvelle escalade si elle était maintenue.

Israël s'est depuis doté d'un nouveau gouvernement, dirigé par le chef de la droite nationaliste Naftali Bennett, qui s'est allié au centriste Yaïr Lapid dans le cadre d'une coalition ayant mis un terme à 12 ans de règne ininterrompu de M. Netanyahou.

Et lundi soir, le nouveau ministre de la Sécurité intérieure, Omer Bar-Lev, a décidé de maintenir la manifestation : "la police est prête et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver le tissu délicat de la coexistence (...)", ont indiqué ses services dans un communiqué.

Après l'entrée en fonction du nouveau gouvernement, les organisateurs ont craint une interdiction de la marche, mais le ministre de la police a soutenu que "le droit de manifester est un droit pour tous en démocratie", pour justifier sa décision de la maintenir. 

Cette "marche des drapeaux", à l'appel de plusieurs figures de l'extrême-droite nationaliste israélienne, notamment le député Itamar Ben Gvir, devait rassembler des centaines de personnes dans la Vieille ville de Jérusalem.

Son parcours a toutefois été établi après des négociations entre ses organisateurs et la police israélienne dans l'espoir d'éviter des affrontements avec les Palestiniens.

La marche a pour objectif de marquer "la journée de Jérusalem", commémorant pour les Israéliens la "réunification" de la ville en 1967, mais qui symbolise pour les Palestiniens la conquête et l'annexion de Jérusalem-Est. 

Elle devait dans un premier temps se tenir le 10 mai dernier, mais elle avait été annulée dans la foulée de tensions à Jérusalem-Est, théâtre de violentes manifestations contre la colonisation israélienne qui ont été l'étincelle d'une guerre de 11 jours entre le Hamas et Israël.

Le Hamas avait "mis en garde" la semaine dernière Israël contre des représailles si la marche s'approchait du secteur palestinien de Jérusalem et notamment de l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam. 

Et lundi soir sur Twitter, le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, a "mis en garde contre les dangereuses répercussions que pourrait avoir la décision de la force occupante d'autoriser des colons israéliens extrémistes à tenir la 'marche des drapeaux' dans Jérusalem occupée".

Il a dénoncé "une provocation et une agression contre notre peuple (palestinien), Jérusalem et ses lieux saints qui doivent cesser".  


Un incendie se déclare dans une église de Minya quelques jours après l'incendie d'une église au Caire

 Quatre ambulances ont été envoyées sur les lieux d'un incendie qui s'est déclaré mardi dans l'église Anba Bishoy, dans le gouvernorat égyptien de Minya, a indiqué le ministère de la Santé. (@_Elshiekh_Mina)
Quatre ambulances ont été envoyées sur les lieux d'un incendie qui s'est déclaré mardi dans l'église Anba Bishoy, dans le gouvernorat égyptien de Minya, a indiqué le ministère de la Santé. (@_Elshiekh_Mina)
Short Url
  • Une personne a été soignée sur place pour asphyxie, mais n'a pas eu besoin d'être hospitalisée
  • Abdel Ghaffar a affirmé que les ambulances continueraient d'être stationnées sur les lieux jusqu'à ce que la zone soit jugée sûre

LE CAIRE: Quatre ambulances ont été envoyées sur les lieux d'un incendie qui s'est déclaré mardi dans une église du gouvernorat égyptien de Minya, a indiqué le ministère de la Santé.

L'incendie de l'église Anba Bishoy survient deux jours après qu'un incendie a ravagé dimanche l'église copte Abou Sefein, dans le quartier d'Imbabah au Caire, tuant 41 personnes.

Le porte-parole du ministère de la Santé et de la Population, Hossam Abdel Ghaffar, a déclaré que bien que l'incendie n'ait fait aucun mort, une personne a été soignée sur place pour asphyxie, mais n'a pas nécessité d'hospitalisation.

Abdel Ghaffar a précisé que des ambulances continueraient d'être stationnées sur les lieux jusqu'à ce que la zone soit jugée sûre, en cas de développements ultérieurs. Il a ajouté que les ambulances étaient arrivées sur les lieux de l'incendie à 14h30, soit six minutes après que l’alerte a été donnée.

Le porte-parole a déclaré que le ministre de la Santé et de la Population, Khaled Abdel Ghaffar, suivait l'incident de près, et avait demandé aux hôpitaux de la région d'augmenter leur niveau de préparation.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Irak: après un nouvel appel à manifester, Moqtada Sadr se rétracte

Des membres des forces de sécurité prennent des photos alors que des partisans du Cadre de coordination pro-iranien installent des tentes sur un pont menant à la Zone verte de la capitale Bagdad, le 13 août 2022. (AFP)
Des membres des forces de sécurité prennent des photos alors que des partisans du Cadre de coordination pro-iranien installent des tentes sur un pont menant à la Zone verte de la capitale Bagdad, le 13 août 2022. (AFP)
Short Url
  • D'un côté, Moqtada Sadr veut dissoudre le Parlement et organiser des législatives anticipées
  • De l'autre, les factions chiites proIran du Cadre de coordination veulent poser leurs conditions à cet hypothétique scrutin et exigent au préalable un gouvernement de transition

BAGDAD: L'influent leader chiite irakien Moqtada Sadr qui a appelé ses partisans à rallier Bagdad pour une manifestation massive, a fait marche arrière mardi en reportant sine die le rassemblement par crainte de violences.

L'annonce intervient alors que les discussions se poursuivent en coulisse pour sortir le pays de la crise: depuis fin juillet les deux grands pôles du chiisme politique enchaînent joutes verbales et surenchères, sans toutefois laisser la situation basculer dans la violence.

D'un côté, Moqtada Sadr veut dissoudre le Parlement et organiser des législatives anticipées. De l'autre, les factions chiites proIran du Cadre de coordination veulent poser leurs conditions à cet hypothétique scrutin et exigent au préalable un gouvernement de transition.

M. Sadr, dont les partisans occupent depuis plus de deux semaines les abords du Parlement, avait appelé à une "manifestation d'un million" de personnes samedi dans la capitale irakienne.

"Si vous pariez sur une guerre civile, je mise sur la préservation de la paix sociale. Le sang des Irakiens est plus précieux que toute autre chose", a lancé sur Twitter M. Sadr, annonçant "le report sine die de la manifestation de samedi".

Lundi soir, un comité organisant les manifestations de soutien au Cadre de coordination avait lui aussi annoncé de nouveaux rassemblements, sans en préciser la date.

Depuis le 12 août, les partisans de cette coalition, qui englobe les anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi et l'ex-Premier ministre Nouri al-Maliki, ennemi historique de M. Sadr, campent sur une avenue de Bagdad.

A ce jour la situation n'a pas dégénéré, mais les tentatives de médiation entre les deux bords n'ont pas abouti.

Dirigeant d'une faction du Hachd, Hadi al-Ameri a multiplié les appels au calme et au dialogue. Ces derniers jours il a enchaîné les rencontres avec les principaux responsables politiques du pays, notamment avec des alliés de M. Sadr. Il s'est entretenu avec le chef du Parlement, Mohamed al-Halboussi, et les dirigeants des deux grands partis kurdes historiques.

L'impasse actuelle a débuté quand le Courant sadriste a refusé fin juillet une candidature au poste de Premier ministre présentée par le Cadre de coordination.

Depuis les dernières législatives d'octobre 2021, le pays attend toujours la désignation d'un nouveau chef du gouvernement et la nomination d'un nouveau président.

Mardi, le ministre des Finances Ali Allawi, membre du gouvernement en charge d'expédier les affaires courantes, a présenté sa démission en Conseil des ministres, selon l'agence de presse étatique INA.


Maroc: trois pompiers meurent dans un feu de forêt présumé criminel

L'incendie a provoqué jusqu'à présent la destruction d'environ 90 hectares de couvert forestier, selon les premières estimations. (Photo, AFP)
L'incendie a provoqué jusqu'à présent la destruction d'environ 90 hectares de couvert forestier, selon les premières estimations. (Photo, AFP)
Short Url
  • Les cinq pompiers se trouvaient à bord de leur véhicule qui a chuté dans un ravin alors qu'ils luttaient contre les flammes
  • Quatre hommes soupçonnés d'avoir déclenché cet incendie ont été interpellés et remis à la police judiciaire avant d'être déférés devant la justice

RABAT: Trois pompiers ont trouvé la mort et deux autres ont été grièvement blessés lundi soir lors d'un incendie dans une forêt du nord du Maroc qui, selon une enquête préliminaire, est d'origine humaine, ont indiqué mardi à l'AFP les autorités locales.

Les cinq pompiers se trouvaient à bord de leur véhicule qui a chuté dans un ravin alors qu'ils luttaient contre les flammes, ont-elles ajouté.

Quatre hommes soupçonnés d'avoir déclenché cet incendie ont été interpellés et remis à la police judiciaire avant d'être déférés devant la justice, ont précisé les autorités de la province de M'diq-Fnideq, près du port de Tanger.

L'incendie a provoqué jusqu'à présent la destruction d'environ 90 hectares de couvert forestier, selon les premières estimations.

Les services anti-incendie, y compris des bombardiers d'eau Canadair, étaient toujours mobilisés mardi pour tenter de maîtriser le sinistre et empêcher qu'il ne se propage à des zones habitées.

Le mois dernier, des feux de forêt dans le nord du royaume avaient fait quatre morts.

Fin juillet, un villageois a été mis en examen pour incendie involontaire dans la province de Larache, la région la plus touchée par les incendies.

Selon le ministère de l'Agriculture, plus de 10.000 hectares ont été touchés par les feux de forêts dans plusieurs régions septentrionales du Maroc depuis le début de l'été.

Comme le sud de l'Europe occidentale, le Maroc a été frappé par des températures caniculaires, dans un contexte de sécheresse hors norme et de stress hydrique.