Corée du Nord: Kim Jong Un reconnaît une « situation alimentaire tendue»

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (C) assistant à la 3e réunion plénière du 8e Comité central du Parti des travailleurs de La Corée à Pyongyang. STR / KCNA VIA KNS / AFP
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (C) assistant à la 3e réunion plénière du 8e Comité central du Parti des travailleurs de La Corée à Pyongyang. STR / KCNA VIA KNS / AFP
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Publié le Mercredi 16 juin 2021

Corée du Nord: Kim Jong Un reconnaît une « situation alimentaire tendue»

  • Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a reconnu que le pays fait face à une «situation alimentaire tendue »
  • Au cours de l'été 2020, des milliers de maisons et de terres agricoles ont été détruits par des typhons qui ont été accompagnés d'inondations

SEOUL : Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a reconnu que le pays fait face à une "situation alimentaire tendue", ont rapporté mercredi des médias officiels.

Le Nord, dont l'économie est plombée par de multiples sanctions internationales imposées en riposte à ses programmes militaires interdits, est depuis longtemps la proie de graves pénuries alimentaires.

L'an passé, la pandémie de coronavirus ainsi que des typhons et des inondations ont fini de porter un sérieux coup à son économie.

Lors d'une réunion plénière du Comité central du Parti des travailleurs au pouvoir, M. Kim a affirmé que la situation économique s'est améliorée, avec une augmentation de la production industrielle de 2 % par rapport à l'année précédente, a rapporté mercredi l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Le leader a cependant reconnu avoir rencontré une "série de difficultés" en raison de nombreux "défis" à relever.

"La situation alimentaire est désormais tendue car le secteur agricole n'a pas pu atteindre son objectif de production de céréales en raison des dégâts causés l'an dernier par les typhons", a déclaré M. Kim.

Au cours de l'été 2020, des milliers de maisons et de terres agricoles ont été détruits par des typhons qui ont été accompagnés d'inondations.

M. Kim a appelé à l'adoption de mesures afin de minimiser les conséquences de ces catastrophes naturelles, affirmant que s'assurer de "bonnes récoltes" était une "priorité de premier plan".

Lors de cette réunion, la "situation durable" de la pandémie de coronavirus a été évoquée, selon KCNA.

Le Nord fut l'un des premiers pays à imposer de strictes restrictions sanitaires, parmi lesquelles la décision, très tôt, de fermer ses frontières et notamment avec son voisin chinois pour empêcher la propagation du coronavirus.

Le régime soutient que l'épidémie n'est pas arrivée sur son sol, ce dont doutent nombre d'experts.

Le commerce avec Pékin, premier soutien économique et diplomatique du régime, s'est réduit à peau de chagrin.

Mais cet isolement a eu un coût économique élevé, au point que M. Kim a reconnu en avril les difficultés auxquelles son pays était confronté. Il a ainsi appelé ses lieutenants à "mener une nouvelle +Marche forcée+, plus dure encore, afin d'aider la population face aux difficultés, ne serait-ce qu'un peu".

La "Marche forcée" est l'expression employée au Nord pour désigner la famine des années 1990 qui a fait des centaines de milliers de morts, à la suite de la réduction de l'aide de Moscou après l'effondrement soviétique.

Il est "très probable" que la pandémie ait "aggravé" la situation humanitaire au Nord, où 10,6 millions de personnes sont dans le besoin, a récemment estimé le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.