Algérie/législatives: le principal parti islamiste se félicite du résultat

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri. (Photo, AFP)
Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 16 juin 2021

Algérie/législatives: le principal parti islamiste se félicite du résultat

  • « Nous sommes très heureux de cette réussite. Ce sont des résultats historiques », a affirmé le président du MSP, Abderrazak Makri
  • Son parti, arrivé troisième avec 64 sièges sur 407, enregistre une avancée au Parlement en gagnant une trentaine de sièges

ALGER: Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le principal parti islamiste en Algérie arrivé troisième aux législatives, s'est félicité mercredi des résultats malgré la faible participation, indiquant qu'il étudierait toute offre d'entrée au gouvernement.

« Nous sommes très heureux de cette réussite. Ce sont des résultats historiques », a affirmé le président du MSP, Abderrazak Makri, lors d'une conférence de presse à Alger.

Son parti, arrivé troisième avec 64 sièges sur 407, enregistre une avancée au Parlement en gagnant une trentaine de sièges.

Il se place derrière le Front de libération nationale (FLN, 105 élus) et des candidats indépendants (78 sièges élus), selon les chiffres provisoires de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

M. Makri, qui s'était déclaré « prêt à gouverner » avant le scrutin, a regretté de ne pas avoir obtenu la majorité pour mettre en œuvre « des mesures de pacification », comme « la libération des détenus d'opinion, la liberté d'expression, l'indépendance de la justice et la liberté d'association ».

Parti conservateur modéré, le MSP avait revendiqué la victoire après le scrutin et mis en garde contre « les nombreuses tentatives de modifier les résultats ».

Signe du fort désintérêt des Algériens, le taux de participation, à 23,03%, est le plus bas de l'histoire du pays, toutes élections confondues, selon l'ANIE.

Mais pour le président du MSP, la réticence des Algériens à voter est due aux « fraudes lors des précédentes élections », sous l'ex-président Abdelaziz Bouteflika poussé, après 20 ans au pouvoir, à la démission en 2019 par un mouvement de contestation inédit qui réclame un changement du "système" politique. 

« Nous allons vers la construction d'un contrat national qui aboutira à un gouvernement d'union nationale pour le développement du pays », a encore dit M. Makri.

Légaliste, le MSP, proche des Frères musulmans, rejette toute accointance avec l'ex-Front islamique du Salut (FIS, dissous) et le « terrorisme islamiste » de la guerre civile (1992-2002).

Du reste, il a participé sans interruption aux gouvernements algériens de 1996 à 2011.

« L'islamisme en tant qu’idéologie, celle qui a tenté de s’imposer au début des années 1990 dans notre pays, n’existera plus jamais en Algérie », a récemment confié le président Abdelmadjid Tebboune à l'hebdomadaire français Le Point. 

 


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.