Euro: le Danois Eriksen va devoir porter un régulateur cardiaque

Samedi, vers la fin de la première période de la rencontre Danemark-Finlande, Eriksen s'était effondré brutalement sur le terrain, les yeux révulsés.(AFP)
Samedi, vers la fin de la première période de la rencontre Danemark-Finlande, Eriksen s'était effondré brutalement sur le terrain, les yeux révulsés.(AFP)
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Publié le Jeudi 17 juin 2021

Euro: le Danois Eriksen va devoir porter un régulateur cardiaque

  • La fédération danoise n'a donné aucune indication sur les conséquences pour la suite de la carrière du joueur de 29 ans de l'Inter Milan, appelant à le laisser en paix lui et à sa famille
  • Si cela apparaît comme une mauvaise nouvelle, des footballeurs, comme le Néerlandais Daley Blind, ont pu reprendre leur carrière après avoir été équipés de stimulateurs cardiaques

COPENHAGUE : Le Danois Christian Eriksen, hospitalisé après un arrêt cardiaque lors de son entrée en lice à l'Euro de football samedi, va se faire implanter un défibrillateur pour réguler son rythme cardiaque, a annoncé jeudi sa fédération à quelques heures d'un hommage au joueur lors de Danemark-Belgique. 

La fédération danoise n'a donné aucune indication sur les conséquences pour la suite de la carrière du joueur de 29 ans de l'Inter Milan, appelant à le "laisser en paix" lui et sa famille. 

Si cela apparaît comme une mauvaise nouvelle, des footballeurs, comme le Néerlandais Daley Blind, ont pu reprendre leur carrière après avoir été équipés de stimulateurs cardiaques. 

Toutefois, selon le cardiologue Jérémy Descoux, les chances pour le joueur sont faibles. 

"On a là une mort subite récupérée (...) en général, c'est une contre-indication à la poursuite de l'activité sportive en compétition, d'autant plus que là, elle survient dans un contexte d'activité sportive", explique-t-il. 

Samedi, vers la fin de la première période de la rencontre Danemark-Finlande, Eriksen s'était effondré brutalement sur le terrain, les yeux révulsés. 

Sauvé après un massage cardiaque et l'emploi d'un défibrillateur, il avait repris connaissance après de longues minutes d'angoisse avant d'être hospitalisé. 

Mardi matin, le joueur avait posté une photo de lui, le visage fatigué mais souriant, expliquant qu'il allait "bien vu les circonstances". Mais le staff danois restait avare de détails sur son état de santé. 

Décision "acceptée" 

"Après les différents examens du coeur subis par Christian, il a été décidé qu'il devait porter un défibrillateur", connu sous le sigle de DAI (défibrillateur automatique implantable), a finalement fait savoir jeudi la fédération danoise dans un communiqué. 

Cet appareil, une variante améliorée d'un pacemaker, "est nécessaire après une crise cardiaque du fait de perturbations du rythme" du coeur, précise la DBU. 

La décision, prise par le cardiologue du grand hôpital danois où se trouve Eriksen depuis samedi, "a été acceptée" par le milieu de terrain et "confirmée par des spécialistes nationaux et internationaux qui recommandent ce même traitement", souligne la fédération. 

Comme un pacemaker classique, l'appareil envoie des impulsions électriques lorsque la fréquence cardiaque est trop lente, afin d'éviter un malaise. En plus de cette fonction, il peut aussi traiter le rythme trop rapide. 

L'annonce de cette intervention médicale survient à quelques heures du coup d'envoi du match Danemark-Belgique à Copenhague (18h00), pendant lequel un hommage du public au numéro 10 danois est prévu à la 10e minute. 

Le milieu de terrain de l'Inter Milan pourra l'entendre: le Rigshospitalet où il se trouve depuis cinq jours est à peine à un kilomètre à vol d'oiseau du "Parken", le stade national danois de Copenhague. 

Emotion mondiale 

Le médecin allemand qui a soigné Eriksen sur la pelouse a révélé dans une interview aux médias du groupe Funke qu'Eriksen avait repris connaissance après l'usage d'un défibrillateur d'urgence. 

"Oui je suis de retour parmi vous", lui a répondu Eriksen puis: "Bon sang, je n'ai que 29 ans". 

A la hauteur de l'émotion suscitée par son grave malaise en direct samedi en fin de journée, les témoignages de soutien ont afflué du monde entier vers la star danoise.  

Après les scènes dramatiques qui ont traumatisé tout le pays et au-delà, la deuxième rencontre de l'Euro pour les Danois ira bien au-delà du terrain sportif, même si une défaite compromettrait très fortement leurs chances de qualification. 

Qu'importe, pour les supporters présents jeudi dans une fanzone de Copenhague, "au final, la meilleure chose est qu'Eriksen aille bien", témoigne Rene Dyhrberg. 

"Cela va être fort émotionnellement de retourner au Parken, on s'attend à avoir un incroyable soutien de la part de nos supporters et de tout le pays", a expliqué le sélectionneur danois. 

A quelques heures de rencontrer les Diables rouges, Simon Kjaer a rendu hommage à son coéquipier.  

"Nous entrerons sur le terrain contre la Belgique avec Christian dans nos cœurs et nos pensées (...) Nous jouerons pour Christian, et comme toujours pour tout le Danemark", a écrit sur Twitter le capitaine danois. 

Les Belges comptent dégager le ballon en touche pour l'hommage, a expliqué Romelu Lukaku, coéquipier d'Eriksen à l'Inter et qui a été en contact avec lui. 


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.