Biden estime avoir marqué des points contre la Chine en mobilisant ses alliés du G7 et de l’Otan

« Nous sommes déterminés à faire en sorte que le président Biden discute dans les prochains mois avec le président Xi », « c'est seulement une question de savoir quand et comment », a déclaré hier le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale Jake Sullivan. (Photo, AFP)
« Nous sommes déterminés à faire en sorte que le président Biden discute dans les prochains mois avec le président Xi », « c'est seulement une question de savoir quand et comment », a déclaré hier le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale Jake Sullivan. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 18 juin 2021

Biden estime avoir marqué des points contre la Chine en mobilisant ses alliés du G7 et de l’Otan

  • Washington a tenu à dresser un bilan élogieux du premier déplacement international du président qui rompt avec l’unilatéralisme de Trump
  • Au cœur de la politique étrangère de Biden: donner aux « démocraties » les moyens de remporter la compétition mondiale acharnée contre les « autocraties » chinoise et russe

WASHINGTON : Joe Biden estime avoir marqué des points dans sa volonté de démontrer que les démocraties sont efficaces face à la Chine, et envisage à présent de rencontrer son homologue chinois Xi Jinping dans les prochains mois, a déclaré jeudi la Maison Blanche.

Au lendemain du retour du président des Etats-Unis d'Europe, où il a enchaîné les sommets du G7 et de l'Otan, une rencontre avec les dirigeants de l'Union européenne puis un face-à-face avec son homologue russe Vladimir Poutine, Washington a tenu à dresser un bilan élogieux de son premier déplacement international.

« Joe Biden a endossé avec confiance et talent l'habit de dirigeant du monde libre au cours de ce voyage », a estimé le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale Jake Sullivan lors d'un échange avec la presse, tout en assurant qu'il ne s'agissait pas d'une « hyperbole ». Il a estimé que son prédécesseur Donald Trump avait lui « abandonné cet habit » avec sa politique unilatéraliste et souverainiste.

Ce satisfecit sans nuance vise en partie à répondre aux critiques des républicains, qui ont accusé le président Biden de n'avoir pas suffisamment défendu les intérêts américains et d'avoir été faible face à Vladimir Poutine.

Selon Jake Sullivan, les succès de cette tournée « posent les bases pour démontrer que les démocraties peuvent apporter des résultats à leurs citoyens et aux citoyens du monde entier ».

Elle a permis une « convergence » entre « les démocraties du monde au sujet de la Chine », a-t-il plaidé.

C'est tout le cœur de la politique étrangère de Joe Biden: donner aux « démocraties » les moyens de remporter la compétition mondiale acharnée contre les « autocraties » que sont selon lui la Chine et la Russie. Cela passe par le renforcement des alliances malmenées par Donald Trump.

Le conseiller de la Maison Blanche a expliqué que le président Biden envisageait de parler à nouveau avec Xi Jinping comme il l'a fait avec Vladimir Poutine, pour « faire le point sur la relation », car « rien ne remplace le dialogue au niveau des dirigeants ».

Jake Sullivan a laissé entendre qu'un face-à-face était possible en marge du sommet des grandes puissances du G20, qui aura lieu en octobre en Italie.

« Nous n'avons pas de projet particulier à ce stade, mais je note que les deux présidents seront probablement au G20 », a-t-il dit, tout en soulignant que cela pouvait aussi prendre la forme d'un simple « coup de téléphone ».

« Nous sommes déterminés à faire en sorte que le président Biden discute dans les prochains mois avec le président Xi », a-t-il insisté. « C'est seulement une question de savoir quand et comment. »


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.