Quelques centaines de manifestants anti-masques à Paris

Manifestation contre le port obligatoire des masques faciaux sur la place de la Nation à Paris. Les masques, déjà obligatoires dans les transports en commun, dans les espaces publics fermés, et à l'extérieur à Paris dans certaines zones à forte congestion autour des sites touristiques, ont été rendus obligatoires à l'extérieur dans toute la ville le 28 août pour lutter contre l'augmentation des infections à coronavirus. (Christophe Archambault / AFP)
Manifestation contre le port obligatoire des masques faciaux sur la place de la Nation à Paris. Les masques, déjà obligatoires dans les transports en commun, dans les espaces publics fermés, et à l'extérieur à Paris dans certaines zones à forte congestion autour des sites touristiques, ont été rendus obligatoires à l'extérieur dans toute la ville le 28 août pour lutter contre l'augmentation des infections à coronavirus. (Christophe Archambault / AFP)
Short Url
Publié le Samedi 29 août 2020

Quelques centaines de manifestants anti-masques à Paris

  • « Les gens ne veulent pas du masque, ils ne le portent que parce qu'ils ont peur de prendre une amende », à déclaré au micro l'un des manifestants sous les applaudissements
  • « Il y a un mensonge quelque part car au début, il disait qu'il ne fallait pas mettre de masque. On veut savoir pourquoi cette incohérence »

PARIS : Entre 200 à 300 personnes se sont rassemblées dans le calme samedi à Paris pour dénoncer le port obligatoire du masque aux cris de « liberté, liberté !» et avec le soutien de quelques « gilets jaunes », a constaté un journaliste de l'AFP.

Réunis à partir de 13H00 place de la Nation, ils ont notamment accusé le gouvernement de « manipuler les gens par la peur» et d'imposer le masque dans plusieurs grandes villes « sans aucune justification scientifique ». 

Il s'agit d'une des premières mobilisations de militants anti-masques en France où ils peinent à sortir de l'ombre, contrairement à d'autres pays comme l'Allemagne où une manifestation « anti-covid » a réuni samedi quelque 18.000 personnes à Berlin.

« Je suis simplement une citoyenne en colère »

A Paris, les manifestants ont rapidement été encerclés par plusieurs dizaines de policiers, dont certains ont dressé des contraventions de 135 euros pour non port du masque. 

« Les gens ne veulent pas du masque, ils ne le portent que parce qu'ils ont peur de prendre une amende », à déclaré au micro l'un des manifestants sous les applaudissements.

Sophie, une Parisienne proche de la cinquantaine, est venue manifester pour «la liberté de choisir ». « Je suis simplement une citoyenne en colère contre les mesures liberticides qui n'ont aucune justification médicale », dit-elle. 

« Pourquoi y a-t-il cette obligation, alors que malgré la multiplication des cas de contamination, il n'y a plus de monde à l'hôpital? », ajoute-t-elle. 

« Stop au mensonge et à la corruption »

A côté d'elle, des manifestants brandissent des pancartes proclamant « Stop au mensonge et à la corruption » ou «L'Etat profond ne passera pas ».

« Il y a un mensonge quelque part car au début, il disait qu'il ne fallait pas mettre de masque. On veut savoir pourquoi cette incohérence », a dit Saïd, 53 ans, venu de Bagneux (Hauts-de-Seine). 

« Il n'y a pas de preuves scientifiques de l'utilité du mort du masque à l'extérieur. Le Covid-19 n'est pas assez dangereux, il tue surtout des gens de plus de 60 ans », affirme Anaïs, 26 ans, étudiante en sociologie.

Parmi les manifestants se trouvent plusieurs « gilets jaunes » qui ont exprimé leur solidarité et notamment critiqué le fait que le masque n'est pas gratuit. « C’est une justification de plus pour ne pas l'imposer et faire payer le peuple », a expliqué l'un d'eux.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Short Url
  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Short Url
  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.