Angelina Jolie soutient des réfugiés maliens au Burkina

«Je célèbre cette journée chaque année depuis 40 ans avec des réfugiés dans différents pays, et je n'ai jamais été aussi préoccupée par l'état des déplacements dans le monde qu'aujourd'hui». (Photo, AFP)
«Je célèbre cette journée chaque année depuis 40 ans avec des réfugiés dans différents pays, et je n'ai jamais été aussi préoccupée par l'état des déplacements dans le monde qu'aujourd'hui». (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 21 juin 2021

Angelina Jolie soutient des réfugiés maliens au Burkina

  • La star américaine est arrivée au camp de réfugiés de Goudebou à bord d'un hélicoptère, accompagnée du ministre burkinabè des Affaires étrangères Alpha Barry
  • Depuis 2012, quelque 22 000 réfugiés de diverses nationalités ont trouvé refuge au Burkina Faso, dont de nombreux Maliens fuyant les exactions des groupes djihadistes

OUAGADOUGOU: L'actrice américaine Angelina Jolie, envoyée spéciale du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), est venue soutenir dimanche des milliers de réfugiés maliens ayant fui la violence djihadiste, dans le camp de Goudebou, dans le nord-est du Burkina Faso.

La star américaine est arrivée au camp de réfugiés de Goudebou à bord d'un hélicoptère, accompagnée du ministre burkinabè des Affaires étrangères Alpha Barry, pour la commémoration de la journée mondiale des réfugiés, célébrée chaque 20 juin. 

"Je célèbre cette journée chaque année depuis 40 ans avec des réfugiés dans différents pays, et je n'ai jamais été aussi préoccupée par l'état des déplacements dans le monde qu'aujourd'hui", a déclaré Angelina Jolie, après la visite du vaste camp, situé à une centaine de kilomètres de la frontière malienne.

"La vérité est que nous ne faisons pas la moitié de ce que nous pourrions et devrions faire pour trouver des solutions pour permettre aux réfugiés de rentrer chez eux ou pour soutenir les pays d'accueil", a-t-elle ajouté, appelant à soutenir les pays qui accueillent les réfugiés comme le Burkina Faso. 

En mars 2020, après une nouvelle attaque contre le poste de sécurité de ce camp, situé près de Dori, et qui abritait jusqu'à 9 000 réfugiés, ceux qui étaient restés après de précédentes attaques avaient dû fuir à leur tour, occasionnant la fermeture de fait de Goudebou.

Depuis décembre, les autorités burkinabè et le HCR ramènent les réfugiés dans ce camp, après avoir renforcé le dispositif sécuritaire, avec davantage de personnels militaires, plus de patrouilles et à terme la construction d'une caserne.

Entre décembre et juin, près de 11 000 personnes venant de villes du nord du Burkina sont revenues à Goudebou, selon le HCR. 

"Les réfugiés sont meurtris car le contexte sécuritaire se dégrade au jour le jour malgré les efforts consentis par les autorités burkinabè, leurs partenaires et les forces de défense et de sécurité dans la région du Sahel", a déclaré le représentant des réfugiés de Goudebou, Wanadine ag Mohamed.

Il a rappelé le drame de Solhan (nord-est du Burkina), au cours duquel 132 personnes selon les autorités et 160 selon des sources locales, ont été tuées dans une attaque menée par des djihadistes présumés dans la nuit du 4 au 5 juin. 

Depuis 2012, quelque 22 000 réfugiés de diverses nationalités ont trouvé refuge au Burkina Faso, dont de nombreux Maliens fuyant les exactions des groupes djihadistes dans le nord et le centre de leur pays.

Mais le Burkina est devenu à son tour la cible d'attaques jihadistes depuis 2015, qui ont fait plus de 1 400 morts et contraint un million de personnes à fuir leurs foyers, en raison d'attaques de groupes djiadistes liés à Al-Qaida ou à l'État islamique.


Ukraine: les autorités appellent la population à «tenir» face aux coupures régulières de courant

Une femme joue de la guitare dans un pub pendant une panne de courant à Lviv, le 2 décembre 2022, alors que la ville vit une panne de courant programmée après les dernières frappes aériennes massives de la Russie sur l'infrastructure énergétique ukrainienne. (Photo par Yuriy Dyachyshyn / AFP)
Une femme joue de la guitare dans un pub pendant une panne de courant à Lviv, le 2 décembre 2022, alors que la ville vit une panne de courant programmée après les dernières frappes aériennes massives de la Russie sur l'infrastructure énergétique ukrainienne. (Photo par Yuriy Dyachyshyn / AFP)
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  • La Russie a massivement bombardé les installations énergétiques ukrainiennes, entraînant des coupures de courant qui affectent des millions d'Ukrainiens, plongés chaque jour dans le noir et le froid
  • «A partir de lundi, j'exigerai qu'Oblenergo (un opérateur) revoie les horaires de la région. Il y aura très probablement des arrêts de quatre heures», a indiqué sur Telegram le gouverneur de la région de Mykolaïv (sud), Vitaliï Kim

KIEV : Les autorités ukrainiennes ont appelé samedi la population à «tenir» face aux coupures de courant qui rythment désormais leur vie quotidienne à la suite de frappes russes ces dernières semaines qui ont largement endommagé le réseau électrique national.

«A partir de lundi, j'exigerai qu'Oblenergo (un opérateur) revoie les horaires de la région. Il y aura très probablement des arrêts de quatre heures», a indiqué sur Telegram le gouverneur de la région de Mykolaïv (sud), Vitaliï Kim.

Il a décrit une «consommation en hausse» d'électricité, ce qui selon lui doit nécessiter des interruptions plus longues de façon à soulager le réseau électrique régional.

«Il faut tenir», a-t-il lancé aux habitants de sa région.

La Russie a massivement bombardé depuis octobre les installations énergétiques ukrainiennes, provoquant de graves dégâts et entraînant des coupures de courant qui affectent des millions d'Ukrainiens, plongés chaque jour dans le noir et le froid.

Sur le terrain militaire, les combats sont «durs» dans l'est du pays car «les Russes ont eu le temps de se préparer» aux attaques de Kiev, a indiqué à la télévision ukrainienne le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï.

«Les forces armées ukrainiennes poussent lentement à travers la (défense) russe en direction de Svatové-Kreminna», a-t-il toutefois noté, sans donner plus de détails.

Selon un bulletin matinal de l'armée ukrainienne, la situation est «difficile» près de Bakhmout, dans la région de Donetsk, que les Russes tentent de conquérir depuis l'été sans y parvenir à ce stade.

La bataille autour de cette ville a pris une importance d'autant plus symbolique pour les responsables russes que sa conquête viendrait après une série d'humiliantes défaites, avec les retraites de Kharkiv (nord-est) en septembre et Kherson (sud) en novembre.

Les mêmes «difficultés» sont rencontrées par les troupes de Kiev dans la région de Kherson (sud), d'où l'armée russe s'est en partie retirée en novembre, disant vouloir consolider ses positions.

«Les Russes ont bombardé Kherson (et) endommagé les réseaux électriques», peut-on lire dans ce rapport publié samedi matin.


Un membre du PKK renvoyé par la Suède en Turquie

Mahmut Tat a été condamné à six ans et dix mois de prison pour appartenance au PKK en Turquie (FILE/AFP).
Mahmut Tat a été condamné à six ans et dix mois de prison pour appartenance au PKK en Turquie (FILE/AFP).
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  • Selon l'agence officielle Anadolu, Mahmut Tat avait été condamné en Turquie à six ans et dix mois de prison pour appartenance au PKK, organisation considérée comme terroriste par Ankara et l'Union européenne
  • Anadolu affirme que l'homme, arrivé en Suède en 2015 pour échapper à sa peine, y avait déposé une demande d'asile mais que celle-ci «a été rejetée»

ISTANBUL : Un membre du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, condamné en Turquie, a été expulsé de Suède et est arrivé dans la nuit à Istanbul, ont annoncé samedi les médias turcs.

Selon l'agence officielle Anadolu, Mahmut Tat avait été condamné en Turquie à six ans et dix mois de prison pour appartenance au PKK, organisation considérée comme terroriste par Ankara et l'Union européenne (UE).

«Arrêté par la police suédoise et placé dans un centre de détention à Mölndal, il a été renvoyé en Turquie par avion», rapporte l'agence.

Selon le quotidien pro-gouvernemental Sabah et la chaine de télévision privée NTV, M. Tat a été dès samedi présenté à un tribunal d'Istanbul.

Anadolu affirme que l'homme, arrivé en Suède en 2015 pour échapper à sa peine, y avait déposé une demande d'asile mais que celle-ci «a été rejetée».

Le sort de certains ressortissants kurdes de Turquie exilés ou réfugiés en Suède et, dans une moindre mesure, en Finlande, est au coeur des discussions avec Ankara pour l'entrée des deux pays nordiques dans l'Otan.

La Turquie bloque l'élargissement de l'Alliance atlantique depuis mai en réclamant l'extradition de plusieurs d'entre eux, accusés d'être des sympathisants ou des militants de mouvements kurdes classés «terroristes» en Turquie ou proches du mouvement güleniste, suspecté d'avoir orchestré la tentative de coup d'état de 2016.

L'arrivée d'un nouveau gouvernement en Suède a cependant récemment détendu les échanges et, cette semaine, le chef de la diplomatie turque a jugé que les deux pays avaient fait «des pas positifs».

«Le nouveau gouvernement en Suède est plus déterminé que le précédent et nous accueillons ceci avec satisfaction», a indiqué le ministre Mevlut Cavusoglu.

«Ils ont effectué des changements législatifs et tout ça constitue des avancées positives», a affirmé M. Cavusoglu lors d'une conférence de presse à Bucarest, en marge de la réunion des chefs de la diplomatie de l'Otan.


Les Etats-Unis dévoilent leur nouveau bombardier furtif B-21

Le B-21 Raider est dévoilé lors d'une cérémonie à l'usine 42 de l'armée de l'air de Northrop Grumman à Palmdale, en Californie, le 2 décembre 2022. (Photo de Frederic J. BROWN / AFP)
Le B-21 Raider est dévoilé lors d'une cérémonie à l'usine 42 de l'armée de l'air de Northrop Grumman à Palmdale, en Californie, le 2 décembre 2022. (Photo de Frederic J. BROWN / AFP)
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  • Le B-21 «Raider» est capable d'être opéré sans équipage et de conduire des frappes nucléaires de longue portée, tout comme d'utiliser de l'armement classique
  • Le B-21 doit devenir un élément clé de la «triade nucléaire» américaine, composée de missiles et de bombes qui peuvent être lancées depuis la terre, la mer ou l'air

PALMDALE, Etats-Unis : Les Etats-Unis ont dévoilé vendredi leur nouveau bombardier stratégique furtif, le B-21 «Raider», un appareil capable d'être opéré sans équipage et de conduire des frappes nucléaires de longue portée, tout comme d'utiliser de l'armement classique.

L'avion a été présenté à Palmdale en Californie sur l'un des sites de son fabricant, Northrop Grumman, lors d'une cérémonie savamment chorégraphiée, ouverte par l'hymne américain.

A grands renforts de projecteurs et de musique dramatique, l'industriel a levé le voile sur ce nouvel avion high tech, dont le Pentagone prévoit d'acheter au moins 100 exemplaires, à près de 700 millions de dollars l'unité.

«Le B-21 +Raider+ est le premier bombardier stratégique depuis plus de trois décennies», a souligné le secrétaire à la Défense Lloyd Austin. Un signe selon lui que les Etats-Unis continuent de faire preuve «d'ingéniosité et d'innovation».

L'armée américaine ne souhaite pas dévoiler trop d'informations sur les capacités du B-21, dont beaucoup de caractéristiques techniques restent secrètes. Mais ce nouveau modèle, qui doit progressivement remplacer les bombardiers B-1 et B-2 --dont les premiers décollages remontent à la Guerre froide--, devrait présenter des avancées significatives par rapport à la flotte existante.

Le nouvel avion a «une portée qu'aucun autre bombardier de longue portée ne peut égaler», a souligné M. Austin, en assurant également que l'appareil est l'un des bombardiers les plus durables jamais créés.

Comme la plupart des modèles récents de l'armée américaine, notamment les avions de chasse F-22 et F-35, le B-21 sera furtif.

«Même les systèmes de défense aériens les plus sophistiqués auront du mal à détecter le B-21 dans le ciel», a assuré M. Austin, en expliquant que l'avion bénéficie de 50 ans de savoir-faire américain en la matière.

L'avion présente également une «architecture ouverte» qui doit lui permettre d'accueillir facilement «de nouvelles armes qui n'ont pas encore été inventées», a-t-il ajouté.

Le bombardier est «conçu pour évoluer», a commenté Amy Nelson, une experte de la Brookings Institution, un groupe de réflexion américain basé à Washington.

Son «architecture ouverte» permet notamment «l'intégration future de logiciels» capables d'améliorer ses performances, notamment son autonomie, «pour que l'avion ne devienne pas obsolète rapidement.»

«Le B-21 est beaucoup plus travaillé que ses prédécesseurs, vraiment moderne», a-t-elle ajouté. Contrairement au bombardier B-2, l'avion a une «capacité double»: il peut frapper aussi bien avec des missiles nucléaires qu'avec de l'armement conventionnel. Mais il peut aussi «lancer des missiles de longue et de courte portée.»

Ce bombardier dernier cri peut aussi voler sans aucun équipage à son bord, une particularité qui n'a pas été évoquée lors de sa présentation à Palmdale.

Une porte-parole de l'armée de l'air a confirmé à l'AFP que l'avion «prévoit cette possibilité, mais aucune décision n'a été prise pour voler sans équipage».

Le premier vol du B-21, dont Northrop Grumman travaille déjà sur six premiers exemplaires, doit avoir lieu en 2023.

Son surnom, «Raider», est inspiré du raid mené par le colonel James Doolittle pour bombarder Tokyo en 1942, la première frappe américaine sur le sol japonais lors de la Seconde Guerre mondiale, en représailles à l'attaque de l'aviation japonaise sur la base de Pearl Harbor à Hawaï un an plus tôt.

Le B-21 doit devenir un élément clé de la «triade nucléaire» américaine, composée de missiles et de bombes qui peuvent être lancées depuis la terre, la mer ou l'air.

«La flotte de bombardiers permet aux Etats-Unis d'être flexibles en matière de dissuasion nucléaire et offre une garantie en cas de problèmes des autres piliers» de cette force de frappe, conclut l'experte Amy Nelson.