Les frappes houthies contre Marib et l'Arabie saoudite mettent en péril les efforts de paix

Des milliers de combattants et de civils ont été tués à Marib depuis le mois de février, quand une offensive majeure a été entamée pour prendre le contrôle de la région. (Photo, Reuters/Archives)
Des milliers de combattants et de civils ont été tués à Marib depuis le mois de février, quand une offensive majeure a été entamée pour prendre le contrôle de la région. (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Lundi 21 juin 2021

Les frappes houthies contre Marib et l'Arabie saoudite mettent en péril les efforts de paix

  • Cette dernière série de combats donne le ton à la navette de médiateurs régionaux et internationaux entre Riyad, Mascate et Sanaa
  • La délégation omanaise qui s'est rendue au début du mois à Sanaa n'a pu convaincre les Houthis d'accepter l'initiative de paix proposée par l'ONU

ALEXANDRIE: Le gouvernement yéménite a affirmé dimanche que l'escalade des opérations militaires des Houthis dans la province de Marib et les attaques de drones contre l'Arabie saoudite menacent les efforts de paix au Yémen.

Dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle SABA, le ministère yéménite des Affaires étrangères a fustigé les Houthis. Le document reproche notamment aux milices d’intensifier le pilonnage des secteurs résidentiels dans la ville centrale de Marib, de poursuivre offensives terrestres dans la province, et de lancer des drones armés et des missiles balistiques en Arabie Saoudite.

Le ministère accuse de plus les Houthis de mettre à exécution les politiques «destructrices» de l'Iran au Yémen, et de tenter de faire dérailler les efforts qui visent à arrêter la guerre.

«Ces attaques terroristes et ces escalades militaires en cours envoient des messages et des réponses clairs aux efforts régionaux et internationaux pour rétablir la paix et mettre fin à la guerre au Yémen», déclare le ministère.

Il a de plus réitéré le soutien du gouvernement aux mesures prises par Riyad pour défense son territoire contre les frappes des Houthis.

L'avertissement survient alors que les combats entre les Houthis et le gouvernement yéménite font rage depuis deux jours à Marib. Les miliciens redoublent d’efforts pour prendre le contrôle de la ville stratégique.

Le ministre de la Défense a annoncé que des dizaines de Houthis ont trouvé la mort dans des champs de bataille stratégiques à l'extérieur de la ville, quand les troupes de l'armée et les tribus alliées ont repoussé une vaste offensive menée par la milice pro-iranienne.

Dans un entretien dimanche avec Arab News, un responsable militaire local affirme que les Houthis ont lancé la veille un assaut «massif» contre les forces de l’ordre à Al-Kasara, à l'ouest de la ville. Ils se seraient retirés après avoir subi de lourdes pertes, humaines et matérielles.

« Nous avons écrasé leurs vagues de combattants, brûlé deux véhicules armés et capturé un chef militaire clé des Houthis avec son unité», a déclaré le responsable.

Des milliers de combattants et de civils ont été tués à Marib depuis février, quand une offensive majeure a été entamée pour prendre le contrôle de la région riche en pétrole et en gaz, et dernier bastion du gouvernement yéménite dans le nord du pays.

Des dizaines de civils dans la ville densément peuplée ont péri dans les dernières semaines, lors de campagnes acharnées de missiles, d’obus mortels et de drones contre les secteurs résidentiels.

La semaine dernière, le ministre yéménite des Affaires étrangères Ahmed Awad a déclaré à Arab News que son gouvernement «ne permettrait pas aux Houthis de capturer Marib», et qu’il fait tout son possible pour gagner cette bataille décisive.

Cette dernière série de combats donne le ton à la navette de médiateurs régionaux et internationaux entre Riyad, Mascate et Sanaa, un manège diplomatique qui espère une percée vers un accord de paix.

Awad confie que la délégation omanaise qui s'est rendue au début du mois à Sanaa, la capitale contrôlée par les Houthis, n'a pu convaincre les Houthis d'accepter l'initiative de paix proposée par l'ONU.

Le ministre rappelle que le gouvernement yéménite est favorable à l'arrêt immédiat des combats pour atténuer la crise humanitaire au pays.

«Nous estimons que la première étape humanitaire nécessite un cessez-le-feu global sur tous les fronts, sur le terrain et dans les airs. C'est l'étape la plus importante, car elle va arrêter l'effusion de sang et ouvrir les couloirs (d’assistance) », explique le ministre. Il ajoute qu'en plus de l'arrêt des violences, le plan de paix prévoit la réouverture de l'aéroport de Sanaa, la levée des restrictions sur les activités du port de Hodeidah, et la reprise des pourparlers de paix.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.