Les États-Unis condamnent le bilan désastreux de l’offensive des Houthis sur Marib

L'envoyé américain au Yémen, Tim Lenderking, rencontre le gouverneur de Marib, Sultan Al-Arada. (Photo, Twitter/@Département d'État American des Affaires du Proche-Orient)
L'envoyé américain au Yémen, Tim Lenderking, rencontre le gouverneur de Marib, Sultan Al-Arada. (Photo, Twitter/@Département d'État American des Affaires du Proche-Orient)
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Publié le Mercredi 02 juin 2021

Les États-Unis condamnent le bilan désastreux de l’offensive des Houthis sur Marib

  • Lenderking a également appelé à bonifier «l'aide humanitaire et autres formes d’assistance aux habitants de Marib»
  • L’offensive fait l'objet d'une condamnation internationale car Marib est avant tout un refuge pour des milliers de réfugiés

RIYAD: L’envoyé spécial des États-Unis au Yémen a encore une fois exprimé l’inquiétude de Washington au sujet des «conséquences humanitaires désastreuses» de l’offensive de la milice houthie à Marib.

Tim Lenderking s’exprimait lors d’une réunion avec le gouverneur de Marib, Sultan Al-Arada, à laquelle assistait également Cathy Westley, chargée d’affaires à l’ambassade des États-Unis au Yémen, a indiqué le Département d’État.

Lenderking a également appelé à bonifier «l'aide humanitaire et autres formes d’assistance aux habitants de Marib».

La milice houthie soutenue par l'Iran a lancé une offensive en février pour s’emparer de Marib, riche en pétrole et en gaz, toujours aux mains des forces fidèles au gouvernement internationalement reconnu.

L’offensive fait l'objet d'une condamnation internationale car Marib est avant tout un refuge pour les milliers de personnes qui ont fui les combats dans d'autres régions du pays depuis le début de la guerre en 2014.

Lenderking a en outre eu des entretiens avec l'envoyé de l'ONU au Yémen Martin Griffiths dans la capitale jordanienne, Amman, afin de discuter de sa rencontre politique dans la capitale Sanaa, détenue par les Houthis.

«Les deux émissaires ont exprimé leur engagement inflexible envers le principe selon lequel un cessez-le-feu global à l'échelle nationale est nécessaire immédiatement afin de fournir une aide humanitaire indispensable au peuple yéménite», a affirmé le département d'État américain.

Lenderking et Griffiths ont de plus rencontré des militantes yéménites «pour discuter de l'importance d'un processus de paix inclusif». Les deux envoyés ont ainsi souligné l'engagement de Washington à soutenir l'inclusion des femmes dans le processus de paix au Yémen.

«Lorsque les femmes jouent un rôle actif dans la consolidation de la paix, les résolutions sont plus durables», indique le communiqué.

Lenderking «a écouté leurs préoccupations concernant la situation économique, la sécurité, et le besoin de voix diverses ainsi que l'importance d'un processus transparent de paix», en assurant qu'ils continueront à travailler avec la communauté internationale de manière à répondre à ces inquiétudes pendant qu’ils militent pour instaurer un cessez-le-feu et entreprennent des pourparlers politiques.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.