Syrie: neuf morts dans des tirs d'artillerie du régime sur le Nord-Ouest

De la fumée s'élève à la suite des bombardements signalés par les forces gouvernementales dans la ville de Barah, dans le nord-ouest de la Syrie, dans la région de Jabal al-Zawiya de la province d'Idlib tenue par les rebelles. (AFP)
De la fumée s'élève à la suite des bombardements signalés par les forces gouvernementales dans la ville de Barah, dans le nord-ouest de la Syrie, dans la région de Jabal al-Zawiya de la province d'Idlib tenue par les rebelles. (AFP)
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Publié le Lundi 21 juin 2021

Syrie: neuf morts dans des tirs d'artillerie du régime sur le Nord-Ouest

  • Depuis début juin, plusieurs zones de la province d'Idleb sont le théâtre de bombardements sporadiques des forces du régime syrien ainsi que d'échanges de tirs avec les groupes rebelles et jihadistes qui dominent la région
  • Les forces du régime ont lancé dans la nuit lundi des dizaines d'obus sur des zones contrôlées par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) et des groupes rebelles, a indiqué l'OSDH s'inquiétant des violations «croissantes» du cessez-le-feu à Idleb

BEYROUTH : Au moins neuf personnes, dont quatre civils, ont été tuées lundi dans des tirs d'artillerie du régime sur le nord-ouest de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis plus d'un an.

Depuis début juin, plusieurs zones de la province d'Idleb sont le théâtre de bombardements sporadiques des forces du régime syrien ainsi que d'échanges de tirs avec les groupes rebelles et jihadistes qui dominent la région.

Les forces du régime ont lancé dans la nuit lundi des dizaines d'obus sur des zones contrôlées par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) et des groupes rebelles, a indiqué l'OSDH s'inquiétant des violations "croissantes" du cessez-le-feu à Idleb.

Selon l'Observatoire, les tirs d'artillerie ont entraîné la mort de deux femmes dans le village d'Al-Bara, dans la province d'Idleb, tandis que sept autres personnes --dont deux civils, quatre combattants et un policier--, ont été tuées dans un bombardement ayant visé un poste de police dans la localité d'Ihssem.

Les bombardements ont également fait 13 blessés.

Les factions anti-Damas ont, à leur tour, bombardé des zones contrôlées par le régime dans le nord de la province voisine de Hama, tuant un soldat syrien, selon l'Observatoire.

Dominée par les combattants de l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, HTS et ses alliés contrôlent environ la moitié de la province d'Idleb ainsi que des pans des provinces voisines de Hama, Lattaquié et Alep.

Près de trois millions de personnes vivent dans la région, dont les deux tiers ont été déplacés d'autres localités reconquises par le régime.

La région d'Idleb a subi plusieurs offensives menées par le régime syrien, avec le soutien de l'aviation russe, avant l'entrée en vigueur en mars 2020 d'une trêve négociée par Moscou et Ankara, qui appuie certaines factions rebelles.

Malgré des violations répétées de l'accord, le cessez-le-feu a été globalement respecté.

Mais une "escalade sans précédent depuis le début de la trêve" a lieu ces dernières semaines dans la région, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Le 10 juin, 12 personnes, dont huit combattants, ont été tuées dans des bombardements du régime, une des attaques les plus meurtrières depuis la trêve, selon l'Observatoire.

Depuis son déclenchement en 2011, le conflit syrien a tué près d'un demi-million de personnes, d'après l'Observatoire, et entraîné le déplacement de millions d'autres à l'intérieur et à l'extérieur du pays.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.