Paris condamne fermement les attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite

Une batterie de missiles Patriot près de la base aérienne Prince Sultan à Al-Kharj (Fichier/AFP)
Une batterie de missiles Patriot près de la base aérienne Prince Sultan à Al-Kharj (Fichier/AFP)
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Publié le Mardi 22 juin 2021

Paris condamne fermement les attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite

Une batterie de missiles Patriot près de la base aérienne Prince Sultan à Al-Kharj (Fichier/AFP)
  • Les défenses aériennes de l’Arabie saoudite ont détruit samedi 17 drones lancés par les Houthis vers la région sud du Royaume
  • Plusieurs groupes de défense des droits de l’homme estiment que l’élection de M. Raïssi est un coup dur pour les droits de l’homme

LONDRES: La France a déclaré qu’elle condamnait fermement les attaques de drones des Houthis contre l’Arabie saoudite, et a appelé la milice à cesser immédiatement ses attaques déstabilisantes dans la région. 

Les défenses aériennes de l’Arabie saoudite ont détruit samedi 17 drones houthis lancés vers la région sud du Royaume, précise la coalition arabe. 

Un drone piégé a été lancé en direction de la ville de Khamis Mushait tôt dans la matinée, avant que sept autres visant la région du sud du pays ne soient interceptés dans l’espace aérien yéménite dans l’après-midi. 

Khamis Mushait a de nouveau été visé par deux drones dans la soirée, et un autre drone a été lancé vers Najran samedi en fin de journée, avant que six autres ne soient abattus vers minuit. 

« Ces nombreuses attaques aériennes menacent la sécurité du territoire saoudien et la stabilité de la région. Elles illustrent la gravité de la menace posée par la prolifération des drones et des missiles dans toute la région et la nécessité d'y répondre par une approche diplomatique et régionale », a affirmé le ministère français des Affaires étrangères.

Pour la coalition arabe, l’escalade délibérée et systématique des Houthis contre le Yémen constitue un crime de guerre. En effet, ces dernières semaines, les milices à la solde de l’Iran ont attaqué le Royaume avec des drones chargés d’explosifs de manière quasi quotidienne, malgré les appels de la communauté internationale à un cessez-le-feu au Yémen. 

« La France appelle les Houthis à mettre immédiatement fin à leurs actions de déstabilisation dans la région et au Yémen et à s'engager de manière constructive dans un processus politique de sortie de crise au Yémen », et a également appelé à l'arrêt des hostilités dans le pays et à la relance des discussions pour parvenir à un accord politique global et inclusif, sous les auspices de l'ONU, a ajouté le ministère.

La France a indiqué qu’elle était également préoccupée par la situation des droits de l’homme en Iran, après l’élection d’Ebrahim Raïssi à la présidence. 

Le président élu, âgé de 60 ans, a remporté l’élection vendredi dernier. Plus de la moitié des électeurs se sont abstenus de participer au scrutin, après que de nombreux poids lourds de la politique ont été interdits de se présenter, et alors qu’une crise économique provoquée par les sanctions américaines frappe le pays. 

Raïssi, un religieux ultraconservateur qui dirige le système judiciaire iranien, remplacera l’ancien président, Hassan Rohani. 

« Nous rappelons les inquiétudes que nous avons régulièrement exprimées concernant la situation des droits de l'homme en Iran et nos ressortissants emprisonnés là-bas, que nous continuerons de suivre de près », a affirmé la France, ajoutant : « Nous réaffirmons notre volonté d'un retour à la pleine mise en œuvre de l'accord nucléaire de Vienne, pour lequel la diplomatie française est pleinement mobilisée. Nous poursuivrons également nos efforts pour la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient. »

Amnesty International et Human Rights Watch ont estimé samedi que l’élection de M. Raïssi était un coup dur pour les droits de l’homme. Ils ont demandé qu’il fasse l’objet d’une enquête sur son rôle dans ce que Washington et les groupes de défense des droits ont qualifié d’exécutions extrajudiciaires de milliers de prisonniers politiques en 1988. 

(Avec AFP et Reuters) 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.