Algérie: un nouveau black-out Internet lors des examens du baccalauréat

Une vue du centre ville d'Alger. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Lundi 21 juin 2021

Algérie: un nouveau black-out Internet lors des examens du baccalauréat

  • Depuis dimanche, et pour la septième année consécutive, les Algériens sont confrontés à de fortes perturbations du réseau internet durant le déroulement des examens du baccalauréat
  • Depuis 2015, les pouvoirs publics coupent les réseaux internet à l’occasion des épreuves du bac, pour limiter la fraude, en limitant la diffusion des sujets d’examen et le copiage

ALGER: Depuis hier dimanche, et pour la septième année consécutive, les Algériens sont confrontés à de fortes perturbations du réseau internet durant le déroulement des examens du baccalauréat, qui se déroulent cette année du 20 au 23 juin. Plus de 731 000 candidat(e)s se présenteront à ces épreuves, qui se tiendront au sein de 2 528 centres, dans des conditions sanitaires «exceptionnelles», en raison de la propagation de la Covid-19.

Depuis 2015, les pouvoirs publics coupent en effet les réseaux internet à l’occasion des épreuves du bac. Cette mesure «radicale» vise, selon les autorités, à limiter la fraude en limitant la diffusion des sujets d’examen et le copiage, durant cette épreuve tant attendue par des centaines de milliers d’Algériens, élèves et parents inclus, notamment via les plates-formes de réseaux sociaux.

Pour la énième fois, un large segment économique, dont le réseau internet est un outil de travail primordial, voit ses activités paralysées durant ces jours d’examens, avec pour conséquence des pertes financières assez conséquentes. C’est le cas des établissements bancaires, d’un grand nombre de start-up, mais aussi des administrations et établissements publiques (postes, services fiscaux, etc.).

Par ailleurs, les réseaux sociaux constituent un véritable médium de travail pour des milliers de jeunes Algériens, qui se lancent de plus en plus dans la vente et le marketing en ligne.

Pourtant, au mois de septembre 2020, évoquant ce problème, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait promis qu’il se montrerait «intransigeant». «Le problème de débit d'internet est scandaleux», avait-il déclaré, précisant que «le pays qui se dirige vers l'économie numérique, l’e-commerce et l’e-paiement ne saurait avancer à pas sûrs sans un débit internet fort et efficient».

Aujourd’hui, les Algériens s’interrogent sur l’opportunité de cette mesure, dont on tarde à évaluer l’impact réel, et qui pénalise, chaque année, des pans entiers de la société, désormais dépendants du réseau internet. À un sentiment d’incompréhension s’ajoute la colère, exprimée chaque année sur les réseaux sociaux face à cette mesure qui, pour une majorité d’Algériens, reflète l’incompétence des responsables du secteur de l’Education.

Sur Facebook, un enseignant universitaire s’interrogeait ce matin: «À quoi cela sert-il de couper internet à cause du bac, quand on sait qu’à l’université les examens se font cette année en ligne, sans donc réellement s’assurer de l’identité de l’examiné?»


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.