Le leader égyptien soutient le Premier ministre grec au sujet de la Méditerranée orientale

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, reçoit le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, avant leur rencontre au Caire mardi. (PA)
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, reçoit le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, avant leur rencontre au Caire mardi. (PA)
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Publié le Mercredi 23 juin 2021

Le leader égyptien soutient le Premier ministre grec au sujet de la Méditerranée orientale

  • «Les relations avec la Grèce constituent un modèle de coopération et d'intégration au niveau régional», affirme le président égyptien
  • Les deux dirigeants se sont mis d’accord sur la nécessité du renforcement de la coopération tripartite entre l'Égypte, Chypre et la Grèce

LE CAIRE: L'Égypte sera solidaire de la Grèce contre toute menace à sa souveraineté, a déclaré le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi.

Ce dernier s'exprimait lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, à l'issue des entretiens qui réunissaient les deux dirigeants au Caire.

Al-Sissi a réitéré la position ferme de l'Égypte en Méditerranée orientale, notamment en ce qui concerne les principes de non-ingérence dans les affaires intérieures, soulignant sa solidarité avec la Grèce.

«Les relations avec la Grèce constituent un modèle de coopération et d'intégration au niveau régional, car l'Égypte et la Grèce partagent des liens d'amitié distingués», a-t-il déclaré, ajoutant que la position de l'Égypte dans la région de la Méditerranée orientale était cohérente et qu’elle respectait la souveraineté et les eaux territoriales des pays.

Il a également mis l’accent sur la nécessité de démanteler les milices en Libye, affirmant que l'Égypte et la Grèce étaient d'accord sur la nécessité de lancer un mouvement politique efficace dans le pays après le départ de toutes les forces et mercenaires étrangers.

Al-Sissi et Mitsotakis ont en outre évoqué la question du soutien aux Libyens dans la conduite des élections prévues le 24 décembre prochain.

en bref

Les deux dirigeants se sont mis d’accord sur la nécessité de renforcer la coopération tripartite entre l'Égypte, Chypre et la Grèce; ils souhaitent tirer le meilleur parti de cette coopération. Al-Sissi et Mitsotakis ont également évoqué la question du soutien aux Libyens dans la conduite des élections prévues le 24 décembre.

Les deux dirigeants se sont mis d’accord sur la nécessité de renforcer la coopération tripartite entre l'Égypte, Chypre et la Grèce; ils souhaitent tirer le meilleur parti de cette coopération. Ils ont rappelé que le Forum du gaz de la Méditerranée orientale était essentiel, car il permettrait d’ouvrir des perspectives de coopération et d'investissement entre les pays de la région dans les domaines de l'énergie et du gaz.

Les deux parties ont indiqué combien il était important de parvenir à un accord juridique juste et équilibré, qui respecte les intérêts des pays en aval et préserve la stabilité régionale, au sujet du remplissage et de l'exploitation du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, que l'Éthiopie est actuellement en train de construire.

Des entretiens approfondis ont eu lieu entre l'Égypte et la Grèce, coprésidés par le Premier ministre égyptien, Moustafa Madbouli, et son homologue grec.

Madbouli a exprimé son espoir de voir renforcées les relations bilatérales entre les deux pays, notamment dans les domaines de l'énergie et de l'interconnexion électrique, à travers l'île de Crète; il espère travailler avec le gouvernement grec afin d’exporter le surplus de gaz naturel vers l'Europe.

Le Premier ministre égyptien a évoqué les récentes mesures déployées par le gouvernement égyptien afin de fournir un environnement sain et sûr aux touristes et de restaurer le mouvement touristique entrant. Il appelle la partie grecque à renforcer la coopération touristique entre les deux pays.

Mohamed Ahmed Chaker, ministre égyptien de l'Électricité et des Énergies renouvelables, a indiqué qu'il travaillait en coordination avec le ministère du Pétrole pour finaliser l'étude d’un projet de protocole d'accord de coopération avec la Grèce sur ce point.

Tarek al-Moulla, ministre du Pétrole et des Ressources minérales, a exprimé le désir de signer un accord de coopération à long terme dans le domaine du gaz. Il s'est dit prêt à recevoir en détail sur ce sujet tous les besoins de la partie grecque.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.