Pas de vaccin, pas de bureau: la nouvelle règle de Morgan Stanley à New York

Le patron de Morgan Stanley pousse pour la fin du télétravail (Photo, AFP)
Le patron de Morgan Stanley pousse pour la fin du télétravail (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 23 juin 2021

Pas de vaccin, pas de bureau: la nouvelle règle de Morgan Stanley à New York

Le patron de Morgan Stanley pousse pour la fin du télétravail (Photo, AFP)
  • Les employés ont jusqu'au 1er juillet pour dire s'ils sont ou non vaccinés contre la Covid, sans avoir à présenter de preuves
  • De Wall Street à la Silicon Valley, les entreprises américaines sont en pleine réflexion sur les nouvelles conditions de travail

NEW YORK: La banque Morgan Stanley a décidé d'imposer non seulement à ses employés mais aussi à ses sous-traitants, ses clients et ses visiteurs d'être vaccinés contre la Covid-19 s'ils veulent accéder à l'un de ses bureaux à New York. 

Cette nouvelle règle, en vigueur à partir du 12 juillet, a été présentée dans un message interne signé par le responsable des ressources humaines de l'entreprise Mandell Crawley, a indiqué une source proche de la banque d'affaires mercredi.  

Elle s'applique aux bureaux accueillant un nombre important de personnes dans la métropole et ses alentours. 

Certaines divisions ont déjà créé des espaces réservés aux personnes vaccinées, a précisé cette source. Il s'agit désormais de l'étendre à l'ensemble des services. 

Les employés ont jusqu'au 1er juillet pour dire s'ils sont ou non vaccinés contre la Covid, sans avoir à présenter de preuves. 

Pour entrer dans les locaux de la banque, les clients et visiteurs devront, eux, déclarer sur l'honneur qu'ils ont bien reçu le sérum contre la Covid-19. 

Une fois la règle mise en œuvre, toutes les personnes entrant dans les bureaux pourront abandonner le masque et les règles de distanciation physique. 

Les personnes non vaccinées devront rester en télétravail. 

Le patron de la banque américaine James Gorman avait indiqué lors d'une conférence la semaine dernière que 90% des personnels de retour au bureau étaient déjà vaccinés et espérait que ce chiffre grimpe à 98% ou 99%.  

Pour les 1% ou 2% qui ne peuvent pas pour des raisons médicales ou religieuses, « on s'en occupera » quand on arrivera à ce seuil, avait-il alors précisé.  

Un peu de flexibilité 

Selon l'agence fédérale américaine en charge du respect des lois contre la discrimination au travail (EEOC), les employeurs peuvent obliger leurs salariés à se faire vacciner contre la Covid, avec des exceptions pour raisons médicales ou objection religieuse.  

Ils peuvent aussi demander des preuves de vaccination, à condition de garder ces informations médicales confidentielles. 

Goldman Sachs a ainsi demandé à ses employés de faire connaître leur statut vaccinal, sans toutefois leur imposer le sérum. 

Le gestionnaire d'actifs BlackRock a décidé de faire les deux. 

Sans leur demander de preuves mais en comptant sur leur « honnêteté », l'entreprise a demandé aux salariés d'indiquer s'ils étaient ou non vaccinés.  

Suite à une consultation en interne, BlackRock a aussi choisi de n'autoriser que les employés vaccinés à venir au bureau à partir de juillet, selon un mémo envoyé la semaine dernière et consulté par l'AFP. 

De Wall Street à la Silicon Valley, les entreprises américaines sont en pleine réflexion sur les nouvelles conditions de travail. 

Le patron de Morgan Stanley pousse, lui, pour la fin du télétravail.  

« Si vous pouvez aller au restaurant à New York, alors vous pouvez venir au bureau et on vous veut au bureau », avait-il déclaré lors d'une conférence le 14 juin. Il y aura de la flexibilité, a-t-il promis. Pour les familles qui ont encore du mal à faire garder leurs enfants par exemple. 

Mais si début septembre les employés ne sont pas de retour au bureau, « je serai très déçu », a-t-il dit. 

« C'est dans les bureaux que nous faisons notre travail », avait-il aussi souligné. « C'est là que nos stagiaires apprennent. C'est là que nous permettons à nos salariés de grandir. C'est là qu'ils peuvent découvrir tous ces petits signaux qui accompagnent une carrière réussie et ne se transmettent pas via une présentation sur Zoom. »  


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.