Paca: Muselier promet un «comité» d'une vingtaine de membres pour représenter la gauche

Président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) et candidat des Républicains (LR) aux élections régionales de la région PACA, Renaud Muselier. (Photo, AFP)
Président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) et candidat des Républicains (LR) aux élections régionales de la région PACA, Renaud Muselier. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 23 juin 2021

Paca: Muselier promet un «comité» d'une vingtaine de membres pour représenter la gauche

  • Comme aux régionales de 2015, la gauche s'est finalement désistée en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, afin de ne pas risquer une victoire de la liste du Rassemblement national conduite par Thierry Mariani
  • « Pour la seconde fois, les forces de gauche seront absentes » au Conseil régional, a constaté M. Muselier

MARSEILLE: Le président LR de Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier s'est « engagé » mercredi, en cas de victoire dimanche au second tour, à créer un « comité » pour donner la parole à la gauche et aux écologistes, qui se sont retirés à son profit face au RN.

Comme aux régionales de 2015, la gauche s'est finalement désistée en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, afin de ne pas risquer une victoire de la liste du Rassemblement national conduite par Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

« Pour la seconde fois, les forces de gauche seront absentes » au Conseil régional, a constaté M. Muselier, lors d'une conférence de presse, en saluant le forfait du Rassemblement écologique et social de Jean-Laurent Félizia, troisième dimanche (16,9%), loin derrière sa liste (31,9%)  et celle du RN (36,4%).

En 2015, après le retrait entre les deux tours de la liste de gauche de Christophe Castaner, alors socialiste, le chef de file de la droite, le maire LR de Nice Christian Estrosi, avait mis sur pied un « Conseil territorial » de quelque 150 membres, extérieur au Conseil régional: « cette usine à gaz n'a jamais fonctionné », a reconnu mercredi M. Muselier.

Ce Conseil territorial, finalement rebaptisé « conférence régionale », ne s'était réuni que deux fois avant de disparaître en juillet 2017, supprimé par Renaud Muselier, qui venait de succéder à M. Estrosi comme président de région.

A la place de ce Conseil, M. Muselier s'est « engagé » à créer un « comité » d'une vingtaine de membres permettant de représenter les neuf formations politiques de gauche et écologistes réunies au sein du Rassemblement écologique et social de M. Félizia.

Ce comité pourra se réunir à l'hôtel de région avant chaque assemblée plénière et chaque commission permanente et pourra à chaque fois « proposer deux délibérations, un voeux et une motion », qui seront concrètement déposées par le président du groupe LR ou un membre de l'exécutif régional.

De même, « chaque début d'année, un représentant de ce comité pourra intervenir en assemblée plénière pour un discours de politique générale », a promis M. Muselier, en s'engageant à recevoir ce comité « de façon régulière, pour avancer sur les dossiers et maintenir un dialogue permanent ». 

Sur BFMTV, Thierry Mariani a aussitôt dénoncé cette proposition. « Tout cela me semble assez bizarre... Les électeurs devraient réellement se poser des questions », a-t-il lâché, accusant le candidat LR d'être « le candidat du parti communiste au parti socialiste en passant par La République en marche et les Républicains. C'est la grande alliance pour sauver leurs postes ».

Mercredi matin, M. Muselier est en revanche déjà revenu sur sa proposition de mardi de créer un « observatoire » de son plan environnemental, organisme qu'il comptait confier à l'opposition de gauche absente du Conseil régional: « J'ai fait marche arrière sur cet observatoire, il était trop rétréci, je me suis rendu compte qu'ils ne veulent pas être cantonnés seulement à l'environnement ».

De même Renaud Muselier a justifié son refus d'une fusion entre sa liste et celle de M. Félizia par le fait qu'il restait « un homme de droite » et qu'il défendait « un projet politique, avec une sensibilité politique »: « Mélanger les équipes en cours de partie est une erreur fondamentale, politique, stratégique, intellectuelle et démocratique ».

 


Le porte-avions français passe le canal de Suez, en route vers la région du Golfe

Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
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  • Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français
  • Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées

PARIS: Le porte-avions français Charles-De-Gaulle et son escorte franchissent, mercredi, le canal de Suez pour se prépositionner dans la région du Golfe en cas de déclenchement d'une mission, promue par Londres et Paris, pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère des Armées.

"Le porte-avions Charles-De-Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge", affirme le ministère dans un communiqué.

Cette décision vise "à réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative dès que les circonstances le permettront", ajoute-il.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont à l'origine d'une initiative pour sécuriser la navigation dans le détroit, bloqué depuis le début du conflit opposant l'Iran aux Etats-Unis et à Israël le 28 février.

Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français.

Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées.

"Le mouvement du groupe aéronaval est distinct des opérations militaires initiées dans la région et complète le dispositif sécuritaire", a réaffirmé mercredi le ministère.

Sa présence à proximité du Golfe va permettre "d'évaluer l'environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative" et "d'offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région", selon lui.

Le groupe aéronaval français doit également permettre d'"intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", ajoute-t-il.

Le porte-avions, qui embarque une vingtaine d'avions de combat Rafale et est escorté de plusieurs frégates, a appareillé fin janvier de Toulon pour un déploiement dans l'Atlantique Nord.

Il a été redirigé le 3 mars vers la Méditerranée orientale, où il se trouvait depuis, pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.

Le blocage du détroit d'Ormuz a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Washington a en retour imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit. Cette opération a été suspendue mercredi.


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".


Pour Glucksmann, «il est bien trop tôt pour se déclarer candidat»

Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
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  • Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé
  • Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure

PARIS: Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat".

"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle", a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche.

Il a défendu la démarche de "rassemblement" initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé.

Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

"La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, "Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français".

Il a jugé "parfaitement normale" la candidature du leader insoumis "parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes".

"Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent", a-t-il estimé.