Le psychodrame de Paca se poursuit avec le départ d'Estrosi

Pour le maire de Nice, « il est temps de reconstituer une grande formation politique moderne pour rassembler les gens de droite et du centre autour d'un vrai projet » (Photo, AFP/Archive)
Pour le maire de Nice, « il est temps de reconstituer une grande formation politique moderne pour rassembler les gens de droite et du centre autour d'un vrai projet » (Photo, AFP/Archive)
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Publié le Vendredi 07 mai 2021

Le psychodrame de Paca se poursuit avec le départ d'Estrosi

  • Le maire LR de Nice a claqué la porte en dénonçant « la dérive d'une faction qui semble avoir pris en otage la direction du parti »
  • Ce départ, le deuxième après celui du maire de Toulon Hubert Falco, vient clore une séquence houleuse qui avait amené LR à rejeter l'idée d'alliance avec LREM

PARIS : Les Républicains, poussés à la crise par LREM, sont secoués du psychodrame autour des régionales en Paca qui s'est poursuivi jeudi avec la démission de Christian Estrosi, mais veulent croire en une « clarification » bénéfique en vue de 2022.

Le maire LR de Nice a claqué la porte en dénonçant « la dérive d'une faction qui semble avoir pris en otage la direction du parti » et en appelant à une clarification sur la position vis-à-vis du Rassemblement national.

Pour Christian Estrosi, considéré comme « Macron-compatible », et qui avait lancé son mouvement politique « la France audacieuse » en septembre, « il est temps de reconstituer une grande formation politique" de centre droit "autour d'un vrai projet ».

Ce départ, le deuxième après celui du maire de Toulon Hubert Falco mercredi, vient clore une séquence houleuse depuis dimanche, qui avait amené LR à rejeter l'idée d'alliance avec LREM en région Paca avancée par Jean Castex dans le JDD, au nom de la lutte contre l'extrême droite.

« Je regrette les départs mais c'est cohérent », a affirmé le président du parti Christian Jacob. En tenant bon sur le refus d'alliance « nous avons fait la démonstration que, dans les périodes pas faciles, la famille LR est solide ».

Ces départs « ne changent rien au fait qu'on a 105 députés », rappelle un cadre LR, qui s'insurge: « notre famille politique ne va pas disparaître parce qu'Emmanuel Macron veut installer un duel avec Marine Le Pen ». 

Mais ces derniers jours, la droite a dû affronté une offensive du camp macroniste pour creuser ses divisions, plusieurs ministres parlant de divorce de « deux droites irréconciliables » entre « républicains » et proches du RN.

En cause notamment, des propos du député LR Eric Ciotti comme quoi ce qui « différencie globalement » son parti du RN est la « capacité à gouverner ».

Chez LR, on assure que les propos ont été sortis de leur contexte. « Nous sommes et resterons les opposants déterminés à l'idéologie du Rassemblement national », a répété jeudi M. Jacob.

« On vient de vivre un épisode de politique politicienne au sens le plus caricatural du terme », avait affirmé mercredi Jean-François Copé sur LCI.

Chez LR, qui garde un bon ancrage local et commence à voir revenir des adhérents, on enrage de la « capacité de nuisance » d'un parti LREM « incapable de porter un projet régional sous (ses) couleurs » par manque d'élus locaux.

« Coup dur »

La droite s'exaspère aussi que l'offensive soit venue de la Présidence et du Premier ministre Jean Castex, issu de ses rangs. 

Pour M. Perrineau, cette séquence « est un coup dur pour LR, mais ils peuvent s'en remettre. Tout dépendra de la dynamique dans les sondages. S'ils ont la capacité à se rapprocher de 20%, dans quelques mois cela sera oublié ».

La droite se heurte ici à une difficulté, rappelée par M. Woerth: « On a besoin d'un candidat à l’élection présidentielle qui permette de faire la synthèse ».

« Le drame de la droite, c'est cette descente aux enfers depuis que nos aînés ont déclenché une guerre fratricide entre eux qui a conduit au désastre en 2017, et à veiller scrupuleusement à ce qu'il n'y ait pas de relève », selon M. Copé.

Plusieurs candidats potentiels se préparent en coulisses, mais la droite n'a pas encore choisi son candidat, ni tranché sur l'opportunité d'une primaire. La direction n'en veut pas, redoutant une nouvelle guerre des egos dont les éclats de ces derniers jours, ainsi que leurs répercussions, ont pu donner un avant-goût.

Dans cette crise, le président ex-LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, déjà déclaré pour 2022, a pris les devants en écrivant aux parlementaires LR pour les exhorter à l'unité, puis en dénonçant un Emmanuel Macron, « calculateur froid » qui « met en place les conditions objectives de la victoire de l'extrême droite ».

Pour le député LR du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont, « deux personnes ont su guider LR durant cette tempête : Christian Jacob et Xavier Betrrand » qui « s'intalle de plus en plus comme le candidat naturel de la droite ».


Après un premier cas positif à l'hantavirus, les règles d'isolement durcies en France

La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
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  • La France a renforcé les mesures d’isolement après qu’une passagère rapatriée d’une croisière a été testée positive à l’hantavirus Ande
  • Tous les cas contacts identifiés seront désormais placés en quarantaine hospitalière renforcée pendant 42 jours, tandis que l’OMS estime que le risque épidémique reste faible

PARIS: Les règles d'isolement ont été durcies en France avec l'annonce d'une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" pour tous les cas contacts, après le test positif à l'hantavirus d'une passagère d'un bateau de croisière, hospitalisée "dans un état stable" à Paris selon le gouvernement.

Sur les cinq passagers français rapatriés dimanche et placés à l'isolement à l'hôpital Bichat, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé" dans la nuit de dimanche à lundi et les "tests sont revenus positifs", a annoncé la ministre de la Santé Stéphanie Rist lundi matin sur France Inter.

Le Premier ministre a précisé lundi soir sur le réseau social X qu'elle se trouvait "toujours en réanimation dans un état stable". Son état de santé est "très critique", a indiqué de son côté le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse lundi.

Les quatre autres passagers sont "toujours testés négatifs" et font l'objet "d'un processus d'isolement renforcé en milieu hospitalier", a ajouté Sébastien Lecornu.

Par ailleurs, aucun des huit "cas contacts à haut risque", des Français qui ont partagé le vol d’une personne malade il y a 15 jours, "ne présente de symptômes", selon le chef du gouvernement.

Toutefois, il annonce "pour tous les cas contacts, sans exception", une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier", dans son message posté à l'issue d'une réunion interministérielle à Matignon.

- 22 cas contacts -

La ministre de la Santé faisait état lundi matin d'un total de 22 cas contacts identifiés: les huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg et 14 autres à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam du même jour. Une croisiériste néerlandaise, infectée et depuis décédée, avait voyagé à bord du premier vol et était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé.

Cette annonce du Premier ministre durcit pour ces cas contacts les règles fixées dans un décret publié dans la nuit de dimanche à lundi au Journal officiel: il leur était jusqu'ici d'abord demandé de se signaler "sans délai" et d'observer une "mesure de quarantaine à domicile dans l'attente d'une évaluation de leur risque d'infection".

Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, six cas confirmés et deux autres probables ont été signalés, selon un comptage de l'AFP à partir de données officielles.

La variante du virus détectée à bord du MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40% selon les spécialistes.

- "Agir tout au début" -

L'OMS se veut rassurante devant le "faible" niveau de risque épidémique, le virus étant moins contagieux que le Covid-19.

"Ce qui est important, c'est d'agir tout au début", a insisté la ministre de la Santé, "c'est-à-dire de briser les chaînes de transmission du virus".

Deux réunions interministérielles sur l'hantavirus auront d'ailleurs lieu chaque jour à Matignon, a indiqué le Premier ministre qui a aussi reçu lundi soir des spécialistes de l'épidémiologie.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV, appelant à "ne pas créer de panique".

La ministre de la Santé a une nouvelle fois assuré que la France disposait des stocks nécessaires de masques et de tests.

"J'ai évidemment demandé un état des lieux qui permet de confirmer que nous en avons assez" mais "l'organisation depuis le Covid a permis de faire en sorte que nous avons assez de stocks de masques, de stocks de tests", a-t-elle dit.

Selon l'OMS, tous les occupants du MV Hondius, parti le 1er avril d'Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des "contacts à haut risque" et devront faire l'objet d'une surveillance pendant 42 jours.


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.


Départ de Vallaud: Faure appelle le PS à «avancer d'un même pas», «le congrès permanent ce n'est pas possible»

Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
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  • Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas"
  • "Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun"

PARIS: Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas", jugeant que "le congrès permanent, ce n'est pas possible" après le départ fracassant de Boris Vallaud de la direction du PS sur fond d'opposition à une primaire pour désigner le candidat de la gauche hors LFI à la présidentielle.

"Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun", a réagi M. Faure, partisan de la primaire, sur franceinfo.