Les talibans multiplient les victoires militaires sous l’œil indifférent des USA

Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, ainsi que le ministre de la Défense, Lloyd Austin, ont été entendus mercredi par le Congrès au sujet des avancées des talibans ces derniers jours. Austin a  confirmé la poursuite du retrait des troupes US : « Nous nous concentrons sur la mission qui nous a été confiée, qui est d'effectuer un retrait de manière sûre, ordonnée et responsable », a-t-il déclaré. (Photo, AFP)
Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, ainsi que le ministre de la Défense, Lloyd Austin, ont été entendus mercredi par le Congrès au sujet des avancées des talibans ces derniers jours. Austin a confirmé la poursuite du retrait des troupes US : « Nous nous concentrons sur la mission qui nous a été confiée, qui est d'effectuer un retrait de manière sûre, ordonnée et responsable », a-t-il déclaré. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 24 juin 2021

Les talibans multiplient les victoires militaires sous l’œil indifférent des USA

  • « Kaboul dispose d'une force militaire d'environ 300 000 hommes », « c'est leur travail de défendre leur pays », assène le chef d'état-major US Mark Milley
  • Le Pentagone confirme que les offensives de la milice islamiste ne remettraient pas en cause le retrait total des troupes américaines d'Afghanistan

KUNDUZ, AFGHANISTAN : Les talibans maintenaient mercredi la pression militaire sur le nord de l'Afghanistan, jusqu'à la frontière tadjike, encerclant depuis deux semaines la ville de Kunduz à deux jours d'une visite officielle du président afghan à Washington.

Mercredi, le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a confirmé que les offensives des talibans ne remettraient pas en cause le retrait total de ses troupes d'Afghanistan. De son côté, le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, a reconnu une "inquiétude" et dit que le Pentagone "surveille" la situation, tout en soulignant que Kaboul dispose d'"une force militaire d'environ 300.000 hommes".

Depuis le début du retrait des forces américaines le 1er mai, les insurgés multiplient les offensives et infligent pertes et défaites à l'armée afghane, censée se préparer à faire front sans le soutien occidental.

Les combattants talibans contrôlent depuis mardi la principale route de sortie vers le Tadjikistan, un axe névralgique pour les relations économiques avec l'Asie centrale, tombé en une heure, selon des sources locales contactées par l'AFP.

Les forces afghanes en déroute ont dû pour certaines trouver refuge côté tadjike. Au lendemain de la prise du poste-frontière de Shir Khan, les insurgés contrôlent également toujours les autres points de passage, selon les responsables provinciaux.

Le ministre de la Défense Bismillah Khan Mohammadi s'est rendu sur le front et a posté la vidéo sur Twitter.

Dans un communiqué, il a juré "de défendre l'Afghanistan à tout prix", sans annoncer de renforts. Il s'est en revanche félicité de voir les milices locales renforcer les soldats.

En face, l'Emirat islamique (les talibans) a salué mercredi ses troupes: les moudjahidines ont "nettoyé de nombreux districts, bases, postes de contrôle ennemis" et permis d'y "restaurer la paix et la sécurité", s'est-il félicité dans un communiqué.

"Les talibans contrôlent Shir Khan et je ne vois aucun mouvement de la part du gouvernement pour essayer de le reprendre" a déploré Amruddin Wali, membre du conseil provincial, qui a rapporté des tirs autour de Kunduz, la principale ville du Nord-Est.

Selon le correspondant de l'AFP, la population effrayée a déserté les rues.

"Ca dure depuis deux semaines et les combats ont atteint les faubourgs", s'est plaint Mustafa, un habitant. Les marchés sont fermés et la nourriture manque alors que des "milliers de déplacés" arrivent des districts attaqués, a-t-il indiqué.

"Il n'y a ni eau ni électricité, les combats sont aux portes de la ville", a confirmé Gulbuddin, 25 ans. "Les gens ont vraiment peur, mais personne ne vient nous aider", s'est-il plaint. Tous deux s'exprimaient sous couvert de l'anonymat.

La ville, régulièrement attaquée par les talibans, est tombée par deux fois entre leurs mains ces dernières années, en 2015 et 2016.

Massoud Wahdat, porte-parole de la Chambre de commerce et d'industrie, citant des employés locaux, a fait état de pillages et de destructions au poste frontière de Shir Khan.

"Les talibans ont confisqué tous les biens et les marchandises au poste-frontière, ils ont détruit les bureaux des douanes, emportant même les appareils pour l'air conditionné", a-t-il rapporté à l'AFP.

Des accusations démenties par le porte-parole des insurgés, Zabihullah Mujahid. "Les moudjahidines contrôlent pleinement Shir Khan et nous travaillons à relancer les opérations", a-t-il insisté.

Selon la représentante spéciale des Nations Unies à Kaboul, Deborah Lyons, "plus de 50 des 370 districts afghans sont tombés depuis début mai" et les capitales provinciales se retrouvent encerclées.

Les Talibans en revendiquaient mardi 87. 

Entendu par le Congrès au sujet des avancées des talibans ces derniers jours, le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, a reconnu une "inquiétude" et dit que le Pentagone "surveille" la situation, tout en soulignant que Kaboul dispose d'"une force militaire d'environ 300.000 hommes".

"C'est leur travail de défendre leur pays", a-t-il asséné.

Le ministre de la Défense, Lloyd Austin, a confirmé que ces offensives des talibans ne remettraient pas en cause le retrait total d'Afghanistan.

"Nous nous concentrons sur la mission qui nous a été confiée, qui est d'effectuer un retrait de manière sûre, ordonnée et responsable", a-t-il dit. "Nous resterons concentrés là-dessus."

Si 81 des 419 centres de districts afghans -- généralement des bâtiments administratifs isolés -- sont désormais contrôlés par les insurgés, 60 d'entre eux sont tombés dès l'an dernier, avant le début du retrait des forces américaines, a rapporté le général Mark Milley.

En outre, les talibans ne contrôlent aucune des capitales provinciales, a-t-il souligné.

Lloyd Austin a par ailleurs indiqué que l'armée américaine pourrait commencer à évacuer "bientôt" des Afghans ayant coopéré avec les Etats-Unis, notamment les interprètes, et qui craignent pour leur vie après le départ des forces étrangères d'Afghanistan.

Rappelant que le ministère américain des Affaires étrangères a promis d'accélérer le processus d'octroi de visas d'immigration, le ministre de la Défense a souligné que "beaucoup de monde (était) en attente" d'une réponse des autorités américaines.

"Je suis convaincu que nous allons bientôt commencer à évacuer certaines de ces personnes", a-t-il ajouté.

Quelque 18000 demandes de visas d'Afghans ayant travaillé auprès des forces américaines, notamment comme interprètes, sont encore à l'étude.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.


Le secrétaire américain à l'Armée de terre démissionne après des mois de tension

Le secrétaire à l'Armée, Dan Driscoll, arrive pour la cérémonie de remise des diplômes de l'Académie militaire des États-Unis, qui se tient au Michie Stadium de l'Académie militaire des États-Unis, le 23 mai 2026 à West Point, dans l'État de New York. (Photo Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Le secrétaire à l'Armée, Dan Driscoll, arrive pour la cérémonie de remise des diplômes de l'Académie militaire des États-Unis, qui se tient au Michie Stadium de l'Académie militaire des États-Unis, le 23 mai 2026 à West Point, dans l'État de New York. (Photo Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
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  • Le sénateur démocrate Jack Reed, plus haut responsable d'opposition au sein de la commission des Forces armées, a fait directement porter au chef du Pentagone la responsabilité de la démission de M. Driscoll
  • "Il est grand temps que le président Trump prenne conscience des dommages durables que Pete Hegseth inflige au département de la Défense", a-t-il déclaré

WASHINGTON: Le secrétaire américain à l'Armée de terre Dan Driscoll a remis sa démission, après des mois de tensions avec le ministre de la Défense Pete Hegseth, a confirmé lundi la Maison Blanche à l'AFP.

S'il est accepté, ce départ constituera le dernier bouleversement en date à la tête de l'institution, déjà secouée ces derniers mois par plusieurs mises à l'écart dont celle au printemps de son chef d'état-major, le général Randy George.

Dan Driscoll était le plus haut responsable civil de l'armée de terre depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche début 2025.

Sa démission a été révélée dans un premier temps par le Wall Street Journal en fin de journée lundi, puis reprise par plusieurs médias américains.

"Le secrétaire Driscoll s'est montré extrêmement efficace pour promouvoir le programme du président Trump (...) apportant un leadership remarquable lors d'opérations militaires historiques", a salué la Maison Blanche dans un communiqué.

Elle a jugé l'armée américaine "plus forte que jamais grâce à son travail aux côtés" de Donald Trump et du ministre de la Défense, Pete Hegseth.

Dan Driscoll a notamment été impliqué dans des négociations concernant la guerre en Ukraine, aux côtés des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.

Il est un ami proche du vice-président JD Vance, dont il a été camarade de promotion à la faculté de droit de la prestigieuse université de Yale.

Ses relations avec Pete Hegseth étaient en revanche notoirement mauvaises, selon les médias américains qui bruissaient de rumeurs sur son départ depuis plusieurs mois.

Le sénateur démocrate Jack Reed, plus haut responsable d'opposition au sein de la commission des Forces armées, a fait directement porter au chef du Pentagone la responsabilité de la démission de M. Driscoll.

"Il est grand temps que le président Trump prenne conscience des dommages durables que Pete Hegseth inflige au département de la Défense", a-t-il déclaré.

Ancien militaire ayant servi en Irak, Dan Driscoll s’est présenté sans succès au Congrès en 2020. Il a ensuite été conseiller dans l'équipe de campagne pour la réélection de Donald Trump en 2024.

Sa démission intervient cinq mois après l'éviction du chef d’état-major de l’Armée de terre, le général Randy George, limogé début avril.

Elle menace de facto de laisser l'armée de terre américaine sans direction civile ni militaire permanente.

Depuis l'éviction du général George, le poste de chef d'état-major de l'armée de terre est occupé par son ancien bras droit, le général Christopher LaNeve, vétéran des guerres d'Irak et d'Afghanistan désigné par Pete Hegseth pour assurer l'intérim.


Trump menace de bombarder «fort» l'Iran après de premiers échanges de frappes en un mois

Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse. (AFP)
Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse. (AFP)
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  • "Il y aura une réponse" et "nous allons les frapper fort", a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News
  • Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était "ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région", disant continuer à "oeuvrer pour parvenir à un accord"

WASHINGTON: Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse.

Pour la première fois depuis fin juillet, les forces américaines ont annoncé des bombardements contre "deux lanceurs iraniens (de roquettes) sur l'île de Larak", située dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Alors que le conflit est entré dans son septième mois et que les négociations sont au point mort, ce regain des hostilités a semé l'inquiétude sur les marchés: les cours du pétrole sont repartis en hausse, le baril de Brent, référence internationale, dépassant le seuil symbolique des 90 dollars.

"Il y aura une réponse" et "nous allons les frapper fort", a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News.

Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était "ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région", disant continuer à "oeuvrer pour parvenir à un accord".

En déplacement au Kirghizstan pour participer à un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), il a rencontré le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif dont le pays joue le rôle de médiateur. Sont également attendus à ce rendez-vous les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine.

"Escalade dangereuse" 

Selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), l'attaque contre Larak a été lancée après que les Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de l'Iran, ont été "observés en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines" à Ormuz.

Les médias iraniens ont fait état de trois morts et sept blessés dans ces frappes.

Visée par les représailles iraniennes, la Jordanie a dit avoir abattu huit missiles ayant pénétré son espace aérien. Les Emirats ont eux détecté un drone au-dessus de ses eaux territoriales, dénonçant "une escalade dangereuse".

Mais les forces armées iraniennes ont mis en garde leurs voisins régionaux contre une "riposte bien plus forte" si toute nouvelle "agression" de Washington était lancée depuis leur territoire.

Les Gardiens ont par ailleurs affirmé avoir abattu deux drones américains au-dessus du détroit d'Ormuz.

Un tanker a également été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il franchissait le détroit dans le sens de la sortie, a affirmé lundi dans la soirée l'agence maritime britannique, UKMTO.

Ces dernières semaines avaient été marquées par une accalmie dans la région, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans le secteur du détroit d'Ormuz.

Ce passage maritime par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux est au coeur du conflit, Téhéran verrouillant son passage quasi en continu depuis le début de la guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

"Protéger la circulation" 

En réponse, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens et se disent prêts "à protéger la libre circulation des échanges commerciaux", le Centcom affirmant avoir "achevé le déminage des voies de navigation internationales".

Mais lundi, la marine des Gardiens de la Révolution a affirmé qu'un "superpétrolier voyou" avait heurté deux mines navales lors d'une tentative "illégale" de franchir le détroit, ce que le Centcom a nié, dénonçant de la "désinformation".

Les négociations pour mettre fin au conflit sont dans l'impasse, alors qu'un protocole d'accord conclu mi-juin a volé en éclats le mois d'après.

Pour le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, "la solution est claire et simple: les Etats-Unis doivent respecter leurs engagements et s'en tenir" à ce qui a été signé. "Tout rentrera alors dans l'ordre".

Face à ce conflit impopulaire et à l'approche des élections de mi-mandat, l'administration Trump mise sur la "guerre économique" contre l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales.

"On va continuer à faire pression" sur Téhéran, a insisté lundi le ministre des Finances, Scott Bessent, à l'occasion d'une série de réunions aux Etats-Unis avec ses homologues des pays du G20.