Afghanistan: des milliers de familles déplacées par les combats autour de Kunduz

Quelque 5 000 familles afghanes ont fui leur foyer à Kunduz, ville du nord-est de l'Afghanistan (Photo, AFP).
Quelque 5 000 familles afghanes ont fui leur foyer à Kunduz, ville du nord-est de l'Afghanistan (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 26 juin 2021

Afghanistan: des milliers de familles déplacées par les combats autour de Kunduz

  • Les talibans ont encerclé cette capitale provinciale déjà tombée deux fois entre leurs mains, en 2015 et 2016, et pris le contrôle du principal poste-frontière vers le Tadjikistan
  • «Environ 5 000 familles ont été déplacées par les combats», a déclaré Ghulam Sakhi Rasouli, directeur du Département des réfugiés et rapatriés de Kunduz

KUNDUZ: Quelque 5 000 familles afghanes ont fui leur foyer à Kunduz, ville du nord-est de l'Afghanistan encerclée par les talibans après plusieurs jours de combats entre les insurgés et les forces gouvernementales, ont annoncé samedi des responsables locaux.

Les talibans ont encerclé cette capitale provinciale déjà tombée deux fois entre leurs mains, en 2015 et 2016, et pris le contrôle du principal poste-frontière vers le Tadjikistan, ainsi que de plusieurs autres points de passage et districts ruraux.

« Environ 5 000 familles ont été déplacées par les combats », a déclaré Ghulam Sakhi Rasouli, directeur du Département des réfugiés et rapatriés de Kunduz.

Parmi ces familles, 2 000 se sont réfugiées à Kaboul et dans d'autres provinces.

De nombreuses personnes ont trouvé refuge dans une école de Kunduz et ont reçu une aide alimentaire et matérielle, a indiqué Ghulam Rabbani Rabbani, membre de l'assemblée provinciale, alors que les talibans continuent d'assiéger la ville.

Des vidéos montraient des dizaines de personnes, dont des femmes et des enfants, assises dans des tentes dressées dans l'enceinte d'une école.

« Nous avons ici six familles qui vivent ensemble depuis trois jours ... Vous voyez mes enfants assis par terre », expliqué Juma Khan, qui a quitté son domicile avec sa famille.

« Nous n'avons toujours pas reçu d'aide. Une équipe est venue aujourd'hui pour faire une enquête auprès de quelques familles, mais après quelques minutes, elle est partie », regrette Akhtar Mohammad, qui a également trouvé refuge dans l'école.

Quelque 8 000 autres familles ont été déplacées dans l'ensemble de la province de Kunduz à la suite des affrontements sporadiques qui se sont poursuivis pendant un mois entre les insurgés et les forces gouvernementales, a ajouté Rasouli.

Les autorités ne sont pas en mesure de fournir une aide d'urgence à toutes les familles déplacées dans l'ensemble de la province, a-t-il souligné.

Selon le directeur des services de santé de la ville de Kunduz Ehsanullah Fazli, 29 civils ont été tués et 225 blessés depuis le début des combats il y a plus d'une semaine.

Les combats font rage depuis plusieurs jours dans la province de Kunduz, les insurgés et les forces gouvernementales s'affrontant chaque jour.

La prise mardi du poste-frontière de Shir Khan Bandar, un axe névralgique pour les relations économiques avec l'Asie centrale, est l'un des plus importants succès militaires des insurgés de ces derniers mois.

Depuis début mai, les talibans ont lancé plusieurs offensives de taille dans les zones rurales. Ils affirment avoir pris le contrôle de 87 des plus de 400 districts afghans.

Nombre de leurs affirmations sont toutefois contestées par le gouvernement et difficiles à vérifier de manière indépendante.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.