Coronavirus: des millions d'habitants de Sydney confinés

Des tables et des chaises vides au bord de l'eau à Circular Quay, dans le centre de Sydney le 27 juin 2021, le premier jour complet du nouveau confinement. (AFP)
Des tables et des chaises vides au bord de l'eau à Circular Quay, dans le centre de Sydney le 27 juin 2021, le premier jour complet du nouveau confinement. (AFP)
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Publié le Dimanche 27 juin 2021

Coronavirus: des millions d'habitants de Sydney confinés

  • Les restaurants, les bars et les cafés étaient tous fermés au lendemain de la décision des autorités d'étendre le confinement à l'ensemble de la métropole ainsi qu'aux régions côtières et montagneuses qui l'entourent
  • Si le centre-ville était presque désert, un grand nombre de surfeurs et de nageurs étaient à l'eau à Bondi Beach, où la pratique d'activités en plein air demeure autorisée

SYDNEY : Des millions d'habitants de Sydney étaient dimanche matin confinés pour deux semaines, une mesure visant à contenir la progression du très contagieux variant Delta de la Covid-19 dans la plus grande ville d'Australie.

Les restaurants, les bars et les cafés étaient tous fermés au lendemain de la décision des autorités d'étendre le confinement à l'ensemble de la métropole ainsi qu'aux régions côtières et montagneuses qui l'entourent.

Si le centre-ville était presque désert, un grand nombre de surfeurs et de nageurs étaient à l'eau à Bondi Beach, où la pratique d'activités en plein air demeure autorisée.

La ville de Darwin, située dans le nord de l'immense-île continent, est également entrée dimanche dans un confinement éclair de 48 heures après l'apparition de cas en lien avec un foyer épidémique dans une mine d'or isolée. 

Le responsable du gouvernement du Territoire du Nord Michael Gunner s'est dit inquiet quant à la capacité des autorités de retracer les cas contacts, dans une région où vit une importante population indigène qui serait plus vulnérable à la Covid-19.

"Nous prenons actuellement des mesures exceptionnelles pour arrêter ou ralentir toute propagation du virus, donc nous devons procéder à un confinement", a-t-il déclaré.

Les habitants de Darwin et sa périphérie, soit plus de 150.000 personnes, ont interdiction de quitter leur domicile durant au moins 48 heures.

Des cas de Covid-19 ont également été recensés dimanche dans les grandes villes de Perth et de Brisbane, ce qui a incité les autorités locales à renforcer les restrictions.

Cette semaine à Sydney et dans sa périphérie, plus de 110 personnes ont été testées positives au variant Delta, toutes en lien avec un chauffeur qui conduisait des équipages de compagnies aériennes arrivant de l'étranger jusqu'à leur hôtel de quarantaine.

"Étant donné le caractère contagieux de ce variant, nous estimons que le nombre de cas risque d'augmenter dans les prochains jours", a mis en garde dimanche Gladys Berejiklian, la Première ministre de Nouvelle-Galles du Sud où se situe Sydney.

La découverte de ces nouveaux cas a constitué un choc pour la métropole la plus importante d'Australie avec plus de cinq millions d'habitants qui, depuis plusieurs mois, avaient renoué avec une vie quasi-normale.

Pendant deux semaines, les habitants ne pourront sortir que pour acheter les biens essentiels, obtenir des soins médicaux, faire de l'exercice, aller à l'école ou au travail s'ils ne peuvent pas travailler à domicile.

Toute personne dans le pays qui s'est également rendue à Sydney depuis le 21 juin doit aussi s'isoler pendant quatorze jours.

L'Australie, qui a jusqu'à maintenant plutôt bien contenu la propagation du Covid-19 sur son sol, totalise depuis le début de la pandémie moins de 30 000 cas de Covid-19 et 910 morts pour 25 millions d'habitants.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.