Colombie: neuf morts dont quatre policiers dans trois attaques

Des soldats montent la garde devant l'aéroport international Camilo Daza après que l'hélicoptère présidentiel a été touché par des tirs à Cucuta, en Colombie, le 25 juin 2021 (Photo, AFP)
Des soldats montent la garde devant l'aéroport international Camilo Daza après que l'hélicoptère présidentiel a été touché par des tirs à Cucuta, en Colombie, le 25 juin 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 27 juin 2021

Colombie: neuf morts dont quatre policiers dans trois attaques

Des soldats montent la garde devant l'aéroport international Camilo Daza après que l'hélicoptère présidentiel a été touché par des tirs à Cucuta, en Colombie, le 25 juin 2021 (Photo, AFP)
  • Trois policiers qui n'étaient pas en service ont été assassinés lors d'une attaque menée «sans discernement» dans la ville de Pailitias
  • Ces attaques sont imputées par les autorités aux dissidents des Forces armées révolutionnaires (FARC) qui ont rejeté un accord de paix de 2016 ayant conduit au désarmement de la guérilla

BOGOTA: Neuf personnes, dont quatre policiers, ont été tuées en Colombie lors de trois attaques armées distinctes, ont annoncé dimanche les autorités. 

Trois policiers qui n'étaient pas en service ont été assassinés lors d'une attaque menée « sans discernement » dans la ville de Pailitias (nord-est) qui a blessé une femme enceinte, selon un communiqué de la police. 

Les assaillants n'ont pas été identifiés mais la police suspecte l'ELN, la dernière guérilla active en Colombie, connue pour opérer dans la région. 

Dans le sud du pays, cinq hommes ont été retrouvés morts à San Vicente del Caguan, a déclaré le maire Julian Perdomo, déplorant que « fréquemment, des paysans sont retrouvés assassinés ». 

Ces attaques sont imputées par les autorités aux dissidents des Forces armées révolutionnaires (FARC) qui ont rejeté un accord de paix de 2016 ayant conduit au désarmement de la guérilla. 

Un quatrième policier est mort dans « une incursion d'un groupe armé » dans un quartier aisé de la ville de Cali (sud-ouest), selon le maire Jorge Ivan Ospina. 

Selon les services de renseignement militaires des dissidents des FARC et des guérilleros de l'ELN sont actifs autour de Cali, la troisième ville du pays, ainsi que des groupes paramilitaires. 

La Colombie est actuellement confrontée à la pire vague de violence qu'elle ait connue depuis le désarmement des FARC. 

Le gouvernement du président Ivan Duque accuse les différents groupes armés qui se disputent le contrôle du trafic de drogue et de l'extraction minière illégale. 

Près de six décennies de conflit ont fait dans ce pays plus de neuf millions de victimes (morts, disparus et déplacés). 

L'observatoire indépendant Indepaz évalue à 45 le nombre des massacres - assassinat simultané d'au moins trois personnes selon la définition de l'ONU - commis en Colombie depuis le début de l'année. 

Vendredi, l'hélicoptère à bord duquel voyageait le président colombien Ivan Duque a été la cible de tirs près de la frontière vénézuélienne.  

Il s'agit du premier attentat contre un chef d'Etat colombien depuis celui commis par les FARC en février 2003 contre Alvaro Uribe, le mentor politique d'Ivan Duque. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.