Le Dr Slaoui, «monsieur vaccin» de Trump, offre son aide au Maroc

Le Dr Moncef Slaoui en conférence de presse, le 13 novembre à Washington (Photo, AFP).
Le Dr Moncef Slaoui en conférence de presse, le 13 novembre à Washington (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 28 juin 2021

Le Dr Slaoui, «monsieur vaccin» de Trump, offre son aide au Maroc

  • Dr Slaoui est intéressé par la formation de scientifiques locaux «qui pourraient ensuite non seulement développer le vaccin, mais aussi faire des découvertes dans d’autres pays, et faire de la recherche»
  • Pour le chef de file de l’opération «Warp Speed», malgré les progrès réalisés par le Maroc ces dernières décennies, le secteur de la santé doit encore faire l’objet de «grands efforts»

PARIS: Le Dr Moncef Slaoui, placé par Donald Trump à la tête de l’opération Warp Speed, dont le but était de trouver au plus vite un vaccin efficace au début de l’épidémie de Covid-19, propose son aide au Maroc et fait le diagnostic de la situation sanitaire du pays.

«Il me semble que le plus urgent était de choisir une stratégie permettant d’accéder aux doses de vaccins le plus vite possible. Le Maroc a pu accéder aux doses de vaccins nécessaires pour protéger sa population. J’ai pu constater qu’au mois de février dernier, le Maroc était bien placé en termes de pénétration du vaccin», explique le Dr Slaoui dans une interview donnée au média marocain BM Magazine. Selon le Dr Slaoui, malgré les progrès réalisés par le Maroc ces dernières décennies, le secteur de la santé doit encore faire l’objet de «grands efforts».

L’opération Warp Speed est un partenariat public-privé, qui a guidé les efforts des États-Unis dans la lutte contre la pandémie. Le Dr Slaoui l’a chapeautée de mai 2020 à janvier 2021. Le programme a permis une production massive de vaccins dans de brefs délais.

Fort de ce succès, le scientifique marocain est désormais disposé à apporter son soutien à son pays d'origine. Il est d’ailleurs déjà intervenu à plusieurs reprises dans les médias marocains pour apporter son expertise dans le contexte de la pandémie. «Les domaines dans lesquels je suis expérimenté et performant sont des secteurs de très haute technologie, donc de recherche et de développement. Mon expertise concerne des entreprises nécessitant une technicité très complexe et de très haut niveau», explique-t-il.

Ce qui intéresse le Dr Slaoui, c’est la formation de scientifiques locaux «qui pourraient ensuite non seulement développer le vaccin, mais aussi faire des découvertes dans d’autres pays, et faire de la recherche».

La question de l’indépendance vaccinale prend de plus en plus d’importance. Selon le site ONU Info, l’Afrique n’a reçu qu’un quart des 66,2 millions de doses initialement prévues par le dispositif Covax (organe de l’OMS chargé de la distribution équitable des vaccins dans le monde).

Face à ce constat, de plus en de plus de pays africains (Égypte, Afrique du Sud, Algérie) veulent désormais produire leurs propres doses de vaccins. Le Maroc n'est pas en reste et ambitionne de devenir un important producteur de vaccin. Le Dr Slaoui pourrait ainsi apporter toute son expertise au Maroc. Celui qui a quitté, il y a de nombreuses années Casablanca pour poursuivre ses études à l'étranger, se dit aujourd'hui fortement intéressé par «une action sociale et humanitaire » dans son pays d'​origine et qui corresponde à ses compétences.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.