Presque dix ans après son vol, Athènes retrouve un Picasso offert par le maître

« Aujourd'hui est un jour spécial, de grande joie et d'émotion », s'est réjouie devant les journalistes la ministre grecque de la Culture, Lina Mendoni (Photo, AFP)
« Aujourd'hui est un jour spécial, de grande joie et d'émotion », s'est réjouie devant les journalistes la ministre grecque de la Culture, Lina Mendoni (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 29 juin 2021

Presque dix ans après son vol, Athènes retrouve un Picasso offert par le maître

« Aujourd'hui est un jour spécial, de grande joie et d'émotion », s'est réjouie devant les journalistes la ministre grecque de la Culture, Lina Mendoni (Photo, AFP)
  • Le tableau de Pablo Picasso, une «Tête de femme» de 56 sur 40 cm datant de 1939, a été retrouvé dans la région rurale de Keratea, à environ 45 km au Sud-Est d'Athènes
  • L'artiste avait offert cette œuvre en 1949 à la Grèce pour saluer la résistance anti-nazie du pays durant l'occupation de 1941-44

ATHÈNES: La Grèce a annoncé mardi avoir récupéré un tableau cubiste de Picasso, offert personnellement par le maître espagnol au peuple grec et dérobé près de dix ans auparavant avec deux autres oeuvres lors d'un vol audacieux à la Pinacothèque nationale d'Athènes.  

Le tableau de Pablo Picasso, une « Tête de femme » de 56 sur 40 cm datant de 1939, a été retrouvé dans la région rurale de Keratea, à environ 45 km au Sud-Est d'Athènes, ont annoncé les autorités lors d'une conférence de presse.  

Selon la police, un maçon âgé de 49 ans a été arrêté et a avoué être l'auteur des vols remontant à 2012. Il a dit avoir dissimulé les oeuvres chez lui avant de les cacher récemment dans l'épaisse végétation d'une vallée locale.  

« Aujourd'hui est un jour spécial, de grande joie et d'émotion », s'est réjouie devant les journalistes la ministre grecque de la Culture, Lina Mendoni.  

Selon elle, la toile aurait été « impossible » à revendre en raison de l'inscription manuscrite de l'artiste mentionnant au revers: « Pour le peuple grec hommage de Picasso ».  

L'artiste avait offert cette œuvre en 1949 à la Grèce pour saluer la résistance anti-nazie du pays durant l'occupation de 1941-44.  

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La toile aurait été « impossible » à revendre en raison de l'inscription manuscrite de l'artiste mentionnant au revers: « Pour le peuple grec hommage de Picasso » (Photo, AN)

« Ce tableau revêt une importance et une valeur sentimentale particulières pour le peuple grec, parce qu'il a été personnellement dédié par le grand peintre au peuple grec pour son combat contre les forces fascistes et nazies », a déclaré la ministre.  

Un autre tableau dérobé en même temps, un « Moulin » de Piet Mondrian datant de 1905, a également été retrouvé.  

Alarmes défectueuses  

Dans la nuit du 8 au 9 janvier 2012, les deux œuvres ainsi qu'un dessin sur papier de l'artiste italien Guglielmo Caccia dit Il Moncalvo (1568-1625), représentant l'extase d'un saint, avaient été retirés de leurs cadres et dérobés en exploitant la surveillance insuffisante du bâtiment, en plein centre d'Athènes.  

Selon des sources policières citées par l'agence grecque ANA, le suspect a expliqué avoir observé la manière dont la sécurité était assurée à la Pinacothèque d'Athènes, qui abrite la principale collection nationale de peintures.  

Le cambriolage avait duré environ sept minutes à peine. Il avait été attribué au départ à deux hommes mais la police a indiqué que le maçon n'avait vraisemblablement aucun complice.  

Selon des médias grecs, la police l'a convoqué pour un interrogatoire et il a avoué en montrant l'endroit où il avait caché les œuvres. L'homme aurait assuré être un amateur d'art et n'avoir aucune intention de les vendre.  

Le dessin italien, endommagé pendant le vol, a été jeté, selon la télévision publique grecque.  

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Le tableau de Pablo Picasso, une « Tête de femme » de 56 sur 40 cm datant de 1939 (Photo, AFP)

Un rapport établi par les autorités avait déterminé que le système de sécurité du musée, installé en 1992, n'avait bénéficié d'aucune amélioration depuis 2000. Le ministre de l'Intérieur de l'époque avait évoqué des protections « inexistantes ».  

Plusieurs zones du musée étaient hors de portée des caméras de sécurité et les piles des alarmes, absentes ou usées, entraînaient régulièrement le déclenchement intempestif des sonneries, selon le rapport.  

En outre, le musée était en sous-effectif lors du vol en raison d'une grève de trois jours du personnel.  

La nuit du vol, pour tromper la vigilance du gardien, le voleur avait déclenché l'alarme à plusieurs reprises en jouant avec une porte déverrouillée.  

Le gardien avait expliqué à la police avoir pris en chasse un voleur ayant abandonné dans sa fuite une autre œuvre de Mondrian subtilisée.  

Le cambriolage, commis en pleine crise économique du pays, avait été suivi en février 2012 par un vol d'antiquités au musée d'Olympie. Des dizaines d'objets avaient ensuite été retrouvés et sept hommes avaient été condamnés en 2013 à des peines de prison allant jusqu'à sept ans.  

La Pinacothèque nationale abrite une collection d'art grec post-byzantin ainsi qu'une petite collection d'œuvres de la Renaissance et des tableaux du Greco. Elle a rouvert en mars après une importante rénovation qui a coûté 59 millions d'euros et a doublé sa capacité. 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.