La recherche polaire française tire la sonnette d'alarme sur ses moyens

Un officier de la Marine nationale admirant un ciel illuminé par les aurores boréales dans l'océan glacial arctique. (Photo, AFP)
Un officier de la Marine nationale admirant un ciel illuminé par les aurores boréales dans l'océan glacial arctique. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 01 juillet 2021

La recherche polaire française tire la sonnette d'alarme sur ses moyens

  • L'ambassadeur pour les pôles Olivier Poivre d'Arvor plaide sa cause devant la Commission des affaires culturelles et de l’Éducation de l'Assemblée nationale.
  • Il faudrait « a minima doubler » le budget annuel, selon l'ambassadeur, et investir dans un brise-glace, la France étant « le seul pays du G7 doté d'une politique polaire » à ne pas en posséder

PARIS : L'ambassadeur pour les pôles Olivier Poivre d'Arvor et des responsables de la recherche française en Antarctique et en Arctique, ont déploré mercredi auprès des députés la faiblesse de leurs moyens au regard des enjeux environnementaux et scientifiques.

La France, qui vient d'accueillir la réunion annuelle du Traité sur l'Antarctique, "n'est absolument plus dans la cour des grands en termes de vision polaire", a regretté Olivier Poivre d'Arvor, devant la Commission des affaires culturelles et de l’Éducation de l'Assemblée nationale.

"Il y a un décrochage considérable. J'ai été surpris de voir à quel point nos moyens étaient très faibles comparés aux enjeux stratégiques", a poursuivi le diplomate et écrivain, nommé ambassadeur des pôles fin 2020, à la suite du débarquement de Ségolène Royal.

Il remettra à l'automne au Premier ministre un projet de "stratégie polaire nationale", dans laquelle il demandera des moyens. Lors de la réunion sur l'Antarctique, Jean Castex a promis des financements, sans fixer d'enveloppe.

Il faudrait "a minima doubler" le budget annuel, d'actuellement environ 30 millions d'euros, dédié à ces régions froides, selon l'ambassadeur. Et investir dans un brise-glace, la France étant "le seul pays du G7 doté d'une politique polaire" à ne pas en posséder.

Il a pointé du doigt la faiblesse des crédits de l'Institut polaire Paul-Émile Victor (Ipev), qui met en œuvre la recherche dans les pôles, et qui est aujourd'hui "en souffrance".

Dans une interview au Monde mardi, le directeur de l'Ipev Jérôme Chapellaz avait déploré une "hémorragie" d'emplois au sein de l'agence publique, et fait état de mauvaises conditions de travail des chercheurs en Antarctique.

Pour l'instant, la France arrive à tenir ses "engagements internationaux en termes de surveillance de la biodiversité", a ajouté Catherine Ritz, vice-présidente du Centre national français de recherches arctiques et antarctiques. "Mais pour le futur, on est inquiets, on a deux fois moins de ressources qu'un chercheur allemand, et on se demande comment on va pouvoir continuer à tenir ce rang", a dit la chercheuse.

L'"excellence" des 500 chercheurs et ingénieurs français qui travaillent au pôle Nord et au pôle Sud est internationalement reconnue, a ajouté Jérôme Fort, chargé de mission pour les pôles à l’Institut écologie et environnement.

C'est dans les terres australes antarctiques françaises qu'ont notamment été posées les premières balises Argos de suivi des animaux (albatros, manchots). Le système est aujourd'hui utilisé dans le monde entier, a rappelé Ivon Le Maho, président du conseil d’administration de l'Ipev.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com