Avec la fonte de la banquise, qui bouleverse l'équilibre géostratégique, une confrontation se profile en Arctique

La température de l'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que celle du reste du globe, ce qui favorise le trafic commercial sur des routes maritimes autrefois gelées. (AFP)
La température de l'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que celle du reste du globe, ce qui favorise le trafic commercial sur des routes maritimes autrefois gelées. (AFP)
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Publié le Mercredi 23 juin 2021

Avec la fonte de la banquise, qui bouleverse l'équilibre géostratégique, une confrontation se profile en Arctique

  • Le changement climatique perturbe l'équilibre environnemental qui règne dans l'Arctique, ce qui risque d’avoir des répercussions à l'échelle mondiale
  • Les pays de l'Arctique rivalisent pour contrôler les voies de navigation, les ressources naturelles et les avantages stratégiques à mesure que la banquise diminue

BERNE (Suisse): L'Amérique est de retour. Tel est le message que Joe Biden souhaitait véhiculer lors de son premier voyage à l'étranger en tant que président des États-Unis, lors d’une tournée de huit jours en Europe au mois de juin.

Les alliés européens des États-Unis ont applaudi cette offensive de soft power («manière douce»), qui intervient après quatre années de turbulences dans les relations transatlantiques. Cependant, cette offensive aura également fait ressurgir les rivalités qui opposent l'Occident à la Russie et à la Chine depuis bien longtemps – notamment au sujet d’une confrontation qui risque d’être rude au sujet de l'Arctique.

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On perçoit un glacier de l'avion de recherche de l'opération IceBridge de la Nasa, le 30 mars 2017, au-dessus de l'île d'Ellesmere, au Canada. (Mario Tama/Getty Images/AFP)

En effet, l'Arctique est une région physique où se mêlent géopolitique et changement climatique et où la concurrence pour l'accès aux ressources naturelles se heurte à des itinéraires maritimes commerciaux et militaires contestés. Ce sont là des enjeux qui entraîneront de graves répercussions, bien au-delà des quelques pays qui jouxtent le pôle Nord.

Les pôles sont souvent considérés comme le thermostat de la Terre parce qu’ils réagissent aux moindres changements de température des mers. Or, la température de l'Arctique s'est réchauffée deux fois plus vite que celle du reste du globe, et sa banquise a diminué de 13,1% ces dix dernières années, selon la Nasa (National Aeronautics and Space Administration).

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Sur cette photo prise le 17 août 2019, on voit un iceberg se briser, laissant échapper une masse de glace du glacier Apusiaajik, situé sur l'île de Sermersooq, au Groenland. (Jonathan Nackstrand/AFP)

La fonte de la banquise fait monter le niveau des mers, ce qui a pour effet de faire disparaître progressivement les côtes de l'Arctique. Ce processus se trouve accéléré par le dégel du pergélisol, qui libère dans l'atmosphère des réserves de dioxyde de carbone et de méthane retenues depuis longtemps, provoquant le changement climatique.

La glace arctique régresse rapidement: elle ouvre donc, pour la première fois depuis des millénaires, des voies maritimes gelées et favorise l'exploitation commerciale et militaire des ressources naturelles et des voies de navigation de la région.

Selon Bloomberg, près de 30% des réserves de gaz non découvertes et 13% des réserves de pétrole gisent sous le sol de la région arctique. Cependant, la quête de ces immenses richesses entre en conflit avec le consensus mondial qui se dégage. Ce dernier a en effet pour ambition de parvenir à des émissions zéro carbone d'ici à 2050. 

Le Conseil de l'Arctique a débattu de ces questions à la fin du mois de mai au cours de la réunion de ses membres dans la capitale de l'Islande, Reykjavik. Cet organe multilatéral, réunissant huit pays membres qui bordent la région arctique ainsi que treize pays observateurs, a été fondé il y a vingt-cinq ans. Il se concentre notamment sur les problèmes liés aux droits des groupes autochtones, au changement climatique, à l'exploitation du pétrole et du gaz et à la navigation. Son mandat ne porte toutefois pas sur la défense. 

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Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken (à g.), s'entretient avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, (à d.) dans la salle de concert Harpa à Reykjavik, en Islande, le 19 mai 2021. (Saul Loeb/Pool/AFP)

Le mois dernier, lorsque l'Islande a légué à la Russie la présidence tournante de deux ans de cette organisation, les divergences de vues et les tensions géopolitiques sont apparues au grand jour. Le sommet a coïncidé avec la première rencontre du secrétaire d'État américain, Antony Blinken, avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. Ce dernier avait remué le couteau dans la plaie lorsqu’il a affirmé: «L'Arctique, ce sont nos terres et nos eaux.» 

Cette déclaration paraît compréhensible si on la considère du point de vue de M. Lavrov. En effet, la Russie extrait près de 90% de son gaz naturel, 17% de son pétrole et 90% de son nickel de l'Arctique, qui recèle en outre la plus grande partie des réserves de platine et de palladium du pays.

L'économie de la Russie dépend, dans une large mesure, de l'extraction de minerais. En 2019, le ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement a fait savoir que le pétrole, le gaz, les mines et les matières premières représentaient environ 60% du produit intérieur brut (PIB) de la Russie.

Par ailleurs, Moscou et Washington divergent sur les questions relatives à l'Arctique, avec l'équilibre précaire qui existe entre la production d'énergie, l’extraction des ressources naturelles et la volonté d'enrayer le changement climatique. 

Aussi M. Biden a-t-il supprimé, au début de son mandat, les droits de forage pétrolier au nord du cercle polaire que son prédécesseur, Donald Trump, avait accordés. Mais le Kremlin entend élargir ses opérations de forage.

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On voit sur cette photo un soldat devant un système de missiles de défense côtière russe de type Bastion sur l'île d'Alexandra Land, dans l'archipel François-Joseph, en Russie, le 17 mai 2021. (Maxime Popov/AFP)

Le projet GNL (gaz naturel liquéfié) mené par la société Novatek sur la péninsule de Yamal, dans l'Arctique, fonctionne à 114% de sa capacité sur ses quatre trains de liquéfaction. Au mois de mars, la société a approuvé un financement externe de 11 milliards de dollars (1 dollar = 0,84 euro) pour le projet Arctic LNG 2, dont la production démarrera en 2023. Il est prévu que le projet produise 20 millions de tonnes d'ici à 2026. Les collectes de fonds se feront en Russie, en Chine, au Japon et en Europe.

C'est en matière d'énergie que la Chine fait son entrée dans la mêlée. L'Arabie saoudite et la Russie se disputent le statut de premier fournisseur de pétrole de Pékin: en 2020, la Chine a importé 16,8% de son pétrole brut du Royaume et 15,3% de la Russie.

données climatiques

La banquise conserve une température fraîche dans les régions polaires et participe à la modération du climat mondial.

La surface de la glace renvoie vers l'espace 80% de la lumière du soleil qui la touche.

Lorsque la banquise fond en été, elle laisse apparaître la surface sombre de l'océan. 

Les températures augmentent, puisque l'océan absorbe 90% de la lumière solaire et se réchauffe donc.

Les pôles sont les régions de la planète les plus sensibles au changement climatique.

Au début de l’année 2021, l'hiver, particulièrement froid, a porté les importations par la Chine de gaz naturel via la route orientale (Sibérie) de la Russie à 28,8 millions de mètres cubes par jour, soit le double du volume convenu en 2020, selon le cabinet S&P Global Platts. En 2020, la Russie occupait le sixième rang des fournisseurs de GNL à la Chine après l'Australie, le Qatar, les États-Unis, la Malaisie et l'Indonésie, selon l’organisation médiatique indépendante Argus.

En effet, la Chine est désormais un important bailleur de fonds pour les grands projets d'infrastructures énergétiques menés en Russie, notamment dans la région arctique, ainsi qu’en Sibérie. Cette réalité tient en partie aux sanctions américaines imposées à la Russie en 2014, qui ont coïncidé avec la soif grandissante d'énergie et la richesse croissante de la Chine.

Cependant, des experts russes sont préoccupés par la dépendance de plus en plus marquée à l'égard de l'argent qui provient de la Chine et qui est destiné à financer l'expansion dans l'Arctique – une initiative qui revêt une importance nationale vitale pour Moscou. Ainsi, la relation sino-russe est minutieusement examinée par les membres et les observateurs du Conseil de l'Arctique.

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Cette photo montre des navires de guerre russes à la base de Severomorsk, dans l'Arctique. La géographie évolutive de l'Arctique accroît le risque de confrontation entre les grandes puissances. (AFP)

Les précieuses ressources qui gisent au fond des océans ne constituent pas le seul lot mis en jeu dans cette course aux armements dans les régions polaires. La route maritime arctique, qui va du détroit de Béring à la mer de Barents, s'étend sur 5 550 kilomètres. Elle constitue par conséquent la voie la plus courte pour relier l'Asie à l'Europe.

Autrefois, la route maritime du Nord permettait aux navires de circuler durant quatre-vingts jours de l'année seulement. Elle était gelée pendant les deux cent quatre-vingt-cinq autres jours. La fonte des calottes glaciaires permet désormais la navigation durant cent vingt à cent cinquante jours. Des chercheurs de l'université de Kyoto prévoient que cette durée passera à deux cent vingt-cinq jours.

En effet, la route maritime du Nord réduit la durée de navigation entre la Chine et l'Europe de dix à douze jours, en comparaison avec le trajet maritime à travers le détroit de Malacca et le canal de Suez. Cette route est relativement peu profonde, ce qui empêche les navires de grande taille de la traverser. Toutefois, la contrôler procure des bénéfices évidents sur les plans stratégique et commercial.

Dans le cadre de sa tournée européenne, qui visait à renforcer la solidarité des pays occidentaux, M. Biden a participé au sommet du G7 organisé par le Royaume-Uni en Cornouailles. Il s'est entretenu avec les chefs des pays de l'Otan à Bruxelles et a rencontré son homologue russe pour la première fois en tête-à-tête à Genève. La Russie de Vladimir Poutine et l'Occident entretiennent à l'heure actuelle des relations trop glaciales pour être améliorées sans que soient abordés de nombreux différends sous-jacents.

Prenons l'exemple du transport de marchandises en Arctique. Poutine souhaite multiplier par 2,5 ce trafic pour le porter à 80 millions de tonnes en 2024. Cette «route de la soie polaire» risque d’avoir des répercussions importantes qui dépasseraient largement les frontières de l'Arctique. Elle entrerait ainsi en concurrence directe avec le canal de Suez et les grands ports de la Méditerranée, du Moyen-Orient et de l'Asie du Sud-Est.

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Des brise-glaces et des navires de transport de gaz naturel liquéfié (GNL) russes circulent dans l'Arctique. (Reuters/Olesya Astakhova)

L'évolution de la géographie de l'Arctique comporte également une dimension liée à la défense. L'ancien président de l'Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev a qualifié l'Arctique de «région pacifique». Les grandes puissances, tout comme leurs armées, ne pouvaient que s’abstenir de provoquer des conflits dans cette zone en raison de son climat hostile et de ses glaces inviolables.

Cette situation a bel et bien changé. Les voies maritimes, ouvertes plus longtemps que jamais auparavant, et la rivalité acharnée au sujet des ressources naturelles rendent plus probable encore une confrontation entre les forces aériennes et maritimes des grandes puissances. 

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord), a récemment exprimé son inquiétude face à la présence militaire accrue de la Russie et de la Chine dans la région, à un moment où les forces américaines réorientent leur stratégie vers l'Arctique.

En conclusion, le changement climatique perturbe l'équilibre environnemental et stratégique qui règne dans l'Arctique. Il présente de profondes incidences sur l'économie des hydrocarbures, le commerce maritime, voire la coexistence pacifique des pays.

 

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Cornelia Meyer est économiste. Titulaire d’un doctorat, elle dispose de trente ans d’expérience dans le domaine de la banque d’investissement et de l’industrie. Elle est la PDG de Meyer Resources, une société de conseil aux entreprises.

Twitter : @MeyerResources

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


Le pétrole monte fasse à l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
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  • "Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous"
  • "L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown

LONDRES: Les cours du pétrole grimpent vendredi à l'approche d'un nouveau week-end sans perspective de retour à la normale des flux pétroliers transitant via le détroit d'Ormuz, deux mois et demi après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,96% à 108,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 3,44% à 104,65 dollars.

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Si l'Iran a annoncé que ses forces navales avaient autorisé depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, "pour l'instant, les flux de pétrole passant par le détroit restent limités et les stocks de pétrole continuent de diminuer", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

"Il est raisonnable de supposer qu'entre 10 à 13 millions de barils d'or noir par jour sont bloqués dans le Golfe", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM. En cumulé depuis le début de la guerre "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché.

Cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.

"On ne peut que conclure (...) que les prix du pétrole devraient être nettement plus élevés", juge M. Varga.

Et si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut‑être commencer à nous inquiéter d'une ré‑escalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING dans une visioconférence dédiée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.

Selon lui, le marché du gaz, dont les prix ont un peu moins flambé que ceux du pétrole depuis le début du conflit, est particulièrement exposé car ce dernier "n'a pas vraiment le luxe de réserves stratégiques dans lesquelles on pourrait puiser", a précisé M. Patterson.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,03%, à 49,10 euros le mégawattheure.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.