Cisjordanie: craintes sur le sort de Barghouthi, transféré à l'isolement

Des hommes passent devant une section de la barrière de séparation israélienne peinte d'un portrait du Palestinien Marwan Barghouti, détenu dans une prison israélienne, le 6 novembre 2023 à Bethléem, en Cisjordanie occupée. (AFP).
Des hommes passent devant une section de la barrière de séparation israélienne peinte d'un portrait du Palestinien Marwan Barghouti, détenu dans une prison israélienne, le 6 novembre 2023 à Bethléem, en Cisjordanie occupée. (AFP).
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Publié le Mardi 20 février 2024

Cisjordanie: craintes sur le sort de Barghouthi, transféré à l'isolement

  • Un groupe de défense des prisonniers palestiniens a déclaré lundi craindre pour la vie de Marwan Barghouthi
  • Il est considéré comme la personnalité politique la plus populaire dans les Territoires palestiniens. A 65 ans, il est régulièrement cité comme un possible successeur du président palestinien Mahmoud Abbas

RAMALLAH: Un groupe de défense des prisonniers palestiniens a déclaré lundi craindre pour la vie de Marwan Barghouthi, le plus célèbre d'entre eux, qui a été changé de prison et maintenu à l'isolement ces derniers jours.

M. Barghouthi, ancien haut cadre du Fatah condamné à la perpétuité pour meurtres pour son rôle dans une série d'attaques anti-israéliennes au début des années 2000 et écroué en Israël depuis près de 20 ans, est considéré comme la personnalité politique la plus populaire dans les Territoires palestiniens.

A 65 ans, il est régulièrement cité comme un possible successeur du président palestinien Mahmoud Abbas, en dépit de sa détention.

Mercredi dernier, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite), s'était réjoui sur X du transfert de M. Barghouthi "à la prison d'Ofer, à l'isolement", "à la suite d'informations sur une agitation prévue". "L'époque où les terroristes dirigent les prisons, c'est fini", a-t-il ajouté.

Le responsable des prisonniers au sein de l'Autorité palestinienne, Qaddoura Farès, a indiqué lundi dans un communiqué que Marwan Barghouthi avait été changé de prison trois fois en deux mois.

Au vu de ces "transferts répétés dans des quartiers d'isolement", et du fait que ses avocats ne peuvent plus le voir, nous craignons vraiment pour sa vie, d'autant qu'il reste dans le même temps directement et continuellement ciblé dans les médias israéliens", a indiqué M. Farès dans un communiqué.

Ces "mises à l'isolement, tortures et attaques n'entameront pas la résolution de Marwan Barghouth ni sa ferme volonté à parvenir à l'inévitable liberté et autodétermination" du peuple palestinien, ajoute-t-il.

Selon lui, Israël mène une "campagne de répression contre tous les prisonniers palestiniens, notamment les leaders", depuis l'attaque du Hamas dans le pays le 7 octobre, marquée par "des transferts massifs", "des mises à l'isolement individuel et collectif", en plus des "tortures systématiques".

M. Farès appelle "les institutions internationales et locales" à faire pression pour qu'Israël cesse ces "abus sans précédent depuis des décennies" et autorise la reprise des visites en prison, interrompues depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre.

Selon lui, il y avait avant le 7 octobre plus de 5.200 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Depuis cette date, plus de 4.000 autres personnes, dont des responsables et d'anciens leaders du Hamas et d'autres groupes palestiniens ont été écrouées dans le cadre d'une campagne d'arrestations massives en Cisjordanie occupée.


Selon Beyrouth, Israël refuse d'identifier de nouvelles zones de retrait dans le sud du Liban

Vue générale des destructions dans le village voisin de Kfar Tibnit, dans le sud du Liban, le 6 août 2026. (AFP)
Vue générale des destructions dans le village voisin de Kfar Tibnit, dans le sud du Liban, le 6 août 2026. (AFP)
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  • Les négociations Liban-Israël à Rome se poursuivent autour de l’extension des zones pilotes dans le sud du Liban, mais Israël demande d’abord à vérifier le contrôle effectif de l’armée libanaise dans les deux premières zones
  • Le processus reste fragile, entre déploiement de l’armée libanaise, exigences de désarmement du Hezbollah et poursuite de tensions militaires avec des frappes israéliennes dans le sud du Liban

BEYROUTH: Une source au sein de la présidence libanaise a affirmé jeudi à l'AFP qu'Israël avait refusé d'identifier de nouvelles zones dans le sud du Liban pour un retrait de son armée, avant la "vérification" du contrôle effectif par l'armée libanaise des deux premiers secteurs.

Cette déclaration survient à l'issue d'une septième session de négociations entre le Liban et Israël à Rome sous parrainage américain.

Un porte-parole du département d'Etat américain a en revanche parlé de pourparlers "positifs", disant à l'AFP que les deux parties étaient "désormais beaucoup plus près de faire avancer et étendre le processus de zone pilote".

Un responsable israélien a affirmé de son côté à l'AFP que l'extension de ce processus n'était "pas automatique" et dépendrait des résultats constatés par Israël.

"Il est encore trop tôt pour évaluer son efficacité. Par conséquent, à ce stade, rien ne laisse présager une extension dans l'immédiat", a déclaré cette source.

Un accord-cadre, signé fin juin entre le Liban et Israël et conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" du sud du Liban évacuées par Israël, sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

En vertu de cet accord, l'armée libanaise a entamé le 21 juillet son déploiement à Zawtar Al-Gharbiya, village dont l'armée israélienne contrôlait les abords, l'une des deux premières "zones pilotes" convenues, et renforcé sa présence dans la seconde.

"Le Liban tient à passer à de nouvelles zones, tandis que la partie israélienne insiste pour vérifier (la mise en oeuvre des) deux premières zones avant de passer à l'étape suivante", a déclaré la source de la présidence.

Le déploiement de l'armée libanaise dans deux "zones pilotes" est le premier test de l'accord visant à interdire d'une part toute présence militaire de groupes non gouvernementaux dans le sud, et à obtenir de l'autre le retrait effectif d'Israël des zones qu'il occupe.

Parallèlement aux discussions de ces derniers jours en Italie, l'armée israélienne a mené des frappes dans le sud du Liban, disant viser des infrastructures du Hezbollah, en représailles à la mort de deux de ses soldats.

Les délégations libanaise et israélienne ont discuté à Rome d'une liste de pays qui pourraient superviser la mise en oeuvre de l'accord. Une entente a été trouvée selon la même source libanaise, qui a ajouté qu'une nouvelle date avait été proposée pour la poursuite des pourparlers, début septembre.

Le Hezbollah, qui a entraîné le 2 mars le Liban dans une nouvelle guerre avec Israël à la suite de l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes.


Le prince héritier saoudien et le président français évoquent la situation régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone. (Archives/SPA/AFP)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone. (Archives/SPA/AFP)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont discuté de la situation au Moyen-Orient lors d’un entretien téléphonique, a rapporté tôt vendredi l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Selon la SPA, Emmanuel Macron a appelé le prince héritier. Les deux dirigeants ont passé en revue les derniers développements dans la région ainsi que les efforts déployés pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales, tout en garantissant la sécurité et la liberté de la navigation maritime.

Ils ont également abordé les relations bilatérales, les domaines de coopération entre les deux pays et les moyens de les développer davantage. Enfin, ils ont échangé sur plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Frappes israéliennes sur le sud du Liban parallèlement aux négociations de Rome

Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
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  • Israël a intensifié ses frappes dans le sud du Liban, ciblant notamment Bourj al-Chamali et Mansouri, tandis que deux soldats israéliens ont été tués dans la région
  • Malgré cette escalade, Israël et le Liban poursuivent à Rome des négociations sous médiation américaine, alors que le Hezbollah rejette l'accord prévoyant son désarmement

BEYROUTH: Israël a mené dans la nuit une série de frappes contre deux localités du sud du Liban, alors que l'armée israélienne a annoncé jeudi la mort de deux de ses soldats, parallèlement à la poursuite des négociations entre les deux pays à Rome.

L'Agence nationale d'information (ANI) libanaise a indiqué que "l'ennemi israélien a intensifié ses attaques" dans la région de Tyr, en menant depuis la nuit de mercredi "une série de frappes aériennes et de bombardements".

Des drones israéliens ont frappé un quartier du village de Bourj al-Chamali avant une nouvelle frappe aérienne contre le même site, faisant quatre blessés, a ajouté l'agence de presse.

Selon la même source, l'aviation israélienne a également visé Mansouri, à une dizaine de kilomètres plus au sud, dont les habitants avaient reçu mardi un ordre d'évacuation.

Mardi, l'armée israélienne avait annoncé avoir mené des frappes contre le sud du Liban en réponse à ce qu'elle a qualifié de "violation flagrante du cessez-le-feu" par le Hezbollah pro-iranien.

Une personne a été tuée et douze autres blessées mercredi dans une frappe israélienne ayant visé une salle de prière située dans un cimetière de la localité de Tebnine, selon le ministère libanais de la Santé.

Cette escalade intervient après l'annonce, jeudi matin, de la mort de deux soldats israéliens dans le sud du Liban, les premières pertes enregistrées par l'armée israélienne dans cette région depuis plus d'un mois. Le Hezbollah n'a pas réagi dans l'immédiat.

Le Liban et Israël tiennent depuis mardi à Rome un septième cycle de négociations directes sous médiation américaine.

Les deux pays ont conclu en juin un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah rejette cet accord et refuse de déposer les armes.

Depuis le début de la guerre, plus de 4.300 personnes ont été tuées au Liban, tandis que 38 soldats israéliens et un contractuel civil ont perdu la vie.