Le 67e album de RSF met à l'honneur le photographe britannique David Bailey

Né en 1938 dans le quartier populaire d'East End à Londres, David Bailey est devenu aussi célèbre que ceux dont il a tiré le portrait. (Photo, AFP)
Né en 1938 dans le quartier populaire d'East End à Londres, David Bailey est devenu aussi célèbre que ceux dont il a tiré le portrait. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 01 juillet 2021

Le 67e album de RSF met à l'honneur le photographe britannique David Bailey

  • L'album de RSF déroule les 60 ans de carrière de David Bailey au cours desquels il a publié quelque 40 ouvrages
  • Ce portfolio contient également un long texte du journaliste algérien Khaled Drareni, condamné à deux ans de prison pour après avoir couvert une manifestation du Hirak

PARIS: John Lennon et Yoko Ono, les frères Gallagher, Andy Warhol ou la reine d'Angleterre, Catherine Deneuve ou Jack Nicholson: David Bailey, le photographe maître du portrait noir et blanc, est à l'honneur du 67e album de Reporters sans Frontières.

Le nouveau portfolio de RSF, "100 photos pour la liberté de la presse", jeudi dans les kiosques, est consacré au photographe iconique du "Swinging London" des années 1960, dont le parcours a inspiré au réalisateur italien Michelangelo Antonioni, "Blow-Up" (1966), récompensé de la Palme d'or à Cannes.

Dans ce thriller mystérieux, un jeune photographe de mode surprend un meurtre dans un parc de Londres. Rapidement, les traces du crime disparaissent, laissant le jeune homme face au doute.

Né en 1938 dans le quartier populaire d'East End à Londres, David Bailey est devenu aussi célèbre que ceux dont il a tiré le portrait. 

Il découvre les photographies de Bert Stern et d'Henri Cartier-Bresson lors de son service militaire en Indonésie en 1956. De retour au Royaume-Uni, il imprègne rapidement sa marque à l'art du portrait et de la photographie de mode et signe ses premières Unes de "Vogue".

Une séance avec la mannequin américaine Jean Shrimpton en 1962 fait de lui l'un des photographes les plus prisés de la décennie.

Entre autres portraits, on compte en 1965, année de son mariage avec Catherine Deneuve, ceux d'Andy Warhol, de John Lennon et Paul McCartney ou des frères Krays, jumeaux gangsters londoniens, alors célèbres en Angleterre et incarnés récemment sur grand écran par Tom Hardy dans "Legend" de Brian Helgeland (2015).

L'album de RSF déroule les 60 ans de carrière de David Bailey au cours desquels il a publié quelque 40 ouvrages, dont plusieurs consacrés à sa femme, Catherine, épousée en 1986.

La série de clichés est précédée d'un entretien exclusif du photographe mené par le journaliste Philippe Manoeuvre.

Ce portfolio contient également un long texte du journaliste algérien Khaled Drareni, condamné à deux ans de prison pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale", après avoir couvert une manifestation du Hirak en mars 2020. 

Il a été remis en liberté provisoire en février et attend depuis un nouveau procès, sous contrôle judiciaire.

Les recettes des ventes de l'album serviront à financer les activités de l'ONG en faveur de la liberté de la presse. L'organisation tire environ 30% de son budget annuel de la vente de ces ouvrages de photographie et de dessin, ce qui en font l'une de ses principales ressources.


Johnny Depp: «personne n'est à l'abri» avec la «cancel culture»

L'acteur américain Johnny Depp reçoit le Donostia Award, lors du 69e Festival du film de San Sebastian le 22 septembre 2021 (Photo, AFP)
L'acteur américain Johnny Depp reçoit le Donostia Award, lors du 69e Festival du film de San Sebastian le 22 septembre 2021 (Photo, AFP)
Short Url
  • L'acteur a dénoncé «cette culture de l'effacement ou cette tendance à porter dans la précipitation un jugement hâtif basé essentiellement sur ce qui s'apparente à de l'air pollué exhalé»
  • Des organisations féministes ont critiqué la décision du festival de décerner à Johnny Depp le prix Donostia qui récompense l'ensemble de sa carrière

SAINT-SEBASTIEN, ESPAGNE : Personne n'est à l'abri d'un "jugement hatif" porté dans la précipitation dans le contexte de la "cancel culture", a déclaré mercredi l'acteur américain Johnny Depp au festival de cinéma de Saint-Sebastien en Espagne où il recevait un prix pour l'ensemble de sa carrière.


Johnny Depp, qui a perdu en 2020 un procès contre le tabloïd britannique The Sun qui l'avait décrit comme un mari violent envers son ex-épouse, répondait aux questions des journalistes au festival de cinéma de Saint-Sébastien dans le nord de l'Espagne.


Faisant apparemment allusion au mouvement #Metoo qui a dénoncé le harcèlement sexuel et les viols commis à l'encontre des femmes par des hommes influents, il a estimé que de telles campagnes étaient devenues "hors contrôle".


"Les différents mouvements qui ont emergé, j'en suis persuadé avec les meilleures intentions, sont cependant à présent tellement hors contrôle que je peux vous dire que personne n'est à l'abri", a-t-il poursuivi.


Il a également dénoncé "cette culture de l'effacement ("cancel culture") ou cette tendance à porter dans la précipitation un jugement hâtif basé essentiellement sur ce qui s'apparente à de l'air pollué exhalé".


L'acteur américain avait perdu en novembre dernier son procès en diffamation à Londres contre News Group Newspapers (NGN), société éditrice du Sun, qui l'avait décrit comme un mari ayant commis des actes de violence à l'encontre de son ex-épouse Amber Heard.


Les détails sordides évoqués au cours du procès et le fait que Johnny Depp l'ait perdu ont porté tort à sa réputation.


A la suite du jugement, l'acteur américain de 57 ans avait dû renoncer à son rôle dans le prochain film de la série "Les Animaux Fantastiques", adapté des ouvrages de l'auteure de Harry Potter, J. K. Rowling.


Des organisations féministes et des femmes travaillant dans l'industrie du cinéma ont critiqué la décision du festival de décerner à Johnny Depp le prix Donostia qui récompense l'ensemble de sa carrière.


La star, qui dément toujours avoir été violent à l'égard de Amber Heard, a déclaré aux journalistes: "personne n'est à l'abri".


Il s'est également montré critique à l'égard du courant dominant du cinéma américain. "Je le dis depuis longtemps, Hollywood a sous-estimé le public d'une manière grotesque".


Parmi les précédents récipiendaires du prix Donostia, la plus haute récompense décernée par le festival figurent les acteurs Meryl Streep, Richard Gere, Ian McKellen et Robert De Niro.


Ithra célèbre la Fête nationale saoudienne avec de nouveaux programmes culturels

Sous le leitmotiv «Mélodies de la patrie», les activités de célébration débuteront le 22 septembre, et se poursuivront jusqu’au 25 septembre (Shutterstock)
Sous le leitmotiv «Mélodies de la patrie», les activités de célébration débuteront le 22 septembre, et se poursuivront jusqu’au 25 septembre (Shutterstock)
Short Url
  • L’exposition Coffee Tales mettra en lumière la pratique de la culture du café et les traditions qui y sont associées, notamment dans la région de Jazan, ainsi que les efforts de Saudi Aramco pour la préserver.
  • L’exposition Tafasil emmènera ses visiteurs dans un voyage culturel qui incarnera l’unité du peuple et son interdépendance du nord au sud et d’est en ouest

DUBAÏ: À l’occasion de la 91e Fête nationale saoudienne, le Centre du roi Abdelaziz pour la connaissance et la culture organise une série de programmes et d’activités culturels et patrimoniaux visant à mettre en valeur la diversité du Royaume. Sous le leitmotiv «Mélodies de la patrie», les activités de célébration débuteront le 22 septembre et se poursuivront jusqu’au 25 septembre. 

Les activités de la Fête nationale ont pour objectif de présenter un ensemble d’activités culturelles interactives, de spectacles musicaux et artistiques, d’artisanat local traditionnel, de divers ateliers, et de jeux de connaissances pour tous les groupes d’âge. 

Dans le cadre de ces activités, l’exposition Coffee Tales mettra en lumière la pratique de la culture du café et les traditions qui y sont associées, notamment dans la région de Jazan, ainsi que les efforts de Saudi Aramco pour la préserver. 

Une autre exposition, Tafasil, emmènera ses visiteurs dans un voyage culturel qui incarnera l’unité du peuple et son interdépendance du nord au sud et d’est en ouest. Cet espace coloré reflétera la diversité de la mode, élément du patrimoine culturel régional, et racontera des histoires sur les civilisations qui les ont habitées. 

La sensation de la musique arabe, Ahmed Alshaiba, se produira sur la scène d’Ithra, avec sa musique unique, qui fusionne les genres oriental et occidental. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Spotify célèbre la Fête nationale saoudienne avec une playlist patriotique

La playlist  Ana El Saudi  rassemble certaines des plus belles voix masculines et féminines du pays pour rendre hommage aux Saoudiens (Photo fournie)
La playlist  Ana El Saudi  rassemble certaines des plus belles voix masculines et féminines du pays pour rendre hommage aux Saoudiens (Photo fournie)
Short Url
  • La playlist Ana el Saudi réunit les régions de l’est, de l’ouest et du centre du pays avec une sélection spéciale
  • Parmi les chansons que les Saoudiens écoutent le plus, et qui figurent sur la playlist Spotify de la Fête nationale saoudienne, on trouve Haza el Saudi Foq, de Fahad ben Fasla

DUBAÏ: La plate-forme de streaming de musique et de podcasts Spotify célèbre la 91e Fête nationale saoudienne en musique en dévoilant une playlist spéciale, Ana el Saudi. Elle rassemble certaines des plus belles voix masculines et féminines pour rendre hommage aux Saoudiens, à travers une riche sélection de 94 chansons patriotiques.  

Les Saoudiens considèrent ces chansons-là comme un trésor, et Spotify s’attend à ce qu’elles soient particulièrement écoutées afin de célébrer cet événement mémorable. 

Parmi les chansons que les Saoudiens écoutent le plus et qui figurent sur la playlist Spotify de la Fête nationale saoudienne, on trouve Haza el Saudi Foq, de Fahad ben Fasla. La chanson à succès de la star a immédiatement conquis les locaux et s’est imposée en tête de liste. 

Le titre Anta Malek de Rabeh Saqr arrive en deuxième position. L’artiste saoudien emblématique séduit le Royaume avec son style oriental depuis plus de trente ans, consolidant ainsi son héritage dans la musique saoudienne. 

La troisième place revient à Ya Mohammed, interprétée par Ayed, Borhan et Naïf al-Naïf. Ces trois artistes de style khaliji ont collaboré pour rendre hommage au prince héritier Mohammed ben Salmane. 

Mashael, quant à elle, est en tête du classement des artistes féminines. Sa chanson Sawb Alriyadh, récemment sortie, a déjà été écoutée près de 2 millions de fois sur Spotify. Waed, Shaikha Alaslawi et Shamma Hamdan arrivent respectivement en deuxième, troisième et quatrième position dans la catégorie des artistes féminines. 

Riyad est la ville qui a le plus joué la playlist Ana el Saudi, suivie de Djeddah et de Dammam. 

Découvrez Ana el Saudi ici

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com