Face à la propagation de la désinformation à travers le monde, RSF lance son label «JTI»

Un kiosque à journaux de désinformation est vu dans le centre de Manhattan le 30 octobre 2018, dans le but d'éduquer les consommateurs sur les dangers de la désinformation. (Photo, AFP)
Un kiosque à journaux de désinformation est vu dans le centre de Manhattan le 30 octobre 2018, dans le but d'éduquer les consommateurs sur les dangers de la désinformation. (Photo, AFP)
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Face à la propagation de la désinformation à travers le monde, RSF lance son label «JTI»

  • Soutenu par l’Union européenne de radio-télévision et l’Agence France-Presse, ce label est conditionné par le respect d'un certain nombre de critères
  • Au processus interne de labellisation vient s’ajouter un audit externe administré par un organisme certificateur accrédité

RABAT: En plein accroissement de la désinformation à travers le monde, menaçant par la même occasion les processus électoraux ou encore la santé publique (Covid-19), l'ONG Reporters sans frontières (RSF) a annoncé le lancement d'une plateforme en ligne permettant aux médias d'obtenir le label «Journalism Trust Initiative» (JTI). 

Soutenu par l’Union européenne de radio-télévision et l’Agence France-Presse, ce label est conditionné par le respect d'un certain nombre de critères établis par plus de 130 organisations, médias et personnes liées au domaine, que ce soit des universitaires ou encore des entreprises technologiques. Par ailleurs, cette initiative a été cofinancée par la Commission européenne et Craig Newmark Philanthropies du fondateur du site d’annonces Craiglist.

S'adressant à l'AFP, le secrétaire général de l'ONG, Christophe Deloire, a estimé que «dans le chaos informationnel actuel, les fausses nouvelles, la propagande et les discours de haine ont un avantage compétitif sur le journalisme». Par conséquent, il s’est félicité de cette initiative qui «vise à changer la donne en faisant de la conformité à des normes professionnelles un atout tangible et, au final, un gage de durabilité du journalisme».

Au processus interne de labellisation vient s’ajouter un audit externe administré par un organisme certificateur accrédité dont le nom n’a pas été précisé dans le communiqué de RSF.

Actuellement, l’approche à adopter face à cette propagation des fake news suscite beaucoup de débats, certains y voient une nécessité d'encadrer ou encore de légiférer alors que d’autres y voient une atteinte à la liberté d’expression.

Des pays s'activent à proposer des solutions, notamment le Royaume-Uni, qui a annoncé le 1 mai 2021, une aide de £ 8 millions à la BBC World Service dans le but de combattre la propagation des fake news. D’autre part ce même pays a également annoncé qu’il discuterait avec ses partenaires du G7 de l’établissement d’un «mécanisme rapide» afin de contrer ce que les Américains, Européens et Britanniques estiment être une tentative de «semer la méfiance» par la Russie et la Chine. 

Sur le banc des accusés on retrouve la Russie et la Chine même si les deux pays ont rejeté d'un revers de main les accusations avancées par les agences sécuritaires occidentales. En réponse à ces accusations, Moscow – à travers Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères – a estimé qu’il était temps «de réfléchir à la raison pour laquelle les pays qui sont malades de la propagande, et qui l'ont utilisée plus d'une fois pour justifier une intervention armée et le renversement de gouvernements ... accusent notre pays de leurs propres péchés».

Pour rappel, les démocrates américains ont à maintes reprises accusé Trump et ses alliés d’encourager la propagation de fausses informations. Cette compagne de désinformation avait culminé en une attaque sur le Capitole par des supporters du président sortant, convaincus que les démocrates étaient sur le point de «voler l’élection». Une narrative promue par Trump tout au long de sa campagne.

À plusieurs occasions, Trump s'était même livré à des attaques contre les médias qui lui déplaisaient, notamment le New York Times et CNN, que ce soit sur Twitter où il a été banni ou lors de conférences de presse, lorsqu'il s’en prenait farouchement aux journalistes présents.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.


De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington 

Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
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  • A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours
  • Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels

WASHINGTON: Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (13H00 GMT) au département d'Etat, d'après un diplomate proche du dossier.

A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours.

Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

L'armée israélienne a encore annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages. Selon l'agence de presse libanaise ANI, des bombardements se sont produits dans le sud du pays, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.

En dépit de la trêve, Israël continue de viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le conflit a tué des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, où les autorités dénombrent plus de 2.800 morts, dont au moins 200 enfants.

Lors de la dernière réunion le 23 avril à Washington entre Israéliens et Libanais, Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

Mais cette rencontre ne s'est pas concrétisée, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.