Après Sinopharm, l'UE oppose un refus à Covishield

La version indienne du vaccin AstraZeneca, Covieshield,  dans un centre de vaccination à Colombo, le 28 juin 2021 (Photo, AFP)
La version indienne du vaccin AstraZeneca, Covieshield, dans un centre de vaccination à Colombo, le 28 juin 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 02 juillet 2021

Après Sinopharm, l'UE oppose un refus à Covishield

La version indienne du vaccin AstraZeneca, Covieshield,  dans un centre de vaccination à Colombo, le 28 juin 2021 (Photo, AFP)
  • Seuls quatre vaccins sont actuellement autorisés dans l'UE, à savoir Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson
  • Le vaccin Covieshield n’étant pas reconnu par l'EMA, cette décision compromet l'accès de nombre de ressortissants des pays africains et du monde arabe à la zone Schengen

MONTRÉAL: Depuis le 9 juin, les personnes ayant reçu le vaccin Covishield et voyageant vers la France se voient imposer de fortes contraintes sanitaires si elles sont en provenance de pays classés rouge ou orange. 

La version indienne du vaccin AstraZeneca contre la Covid-19 n'est pas autorisée dans les pays de l'Union européenne (UE) en raison de la possibilité de «différences» avec l'original, a déclaré mercredi l'Agence européenne des médicaments (EMA).  

L'Union africaine (UA) s'est plainte de la non-reconnaissance par l'UE du vaccin Covishield, fabriqué en Inde à moindre coût, observant que cela pourrait être préjudiciable aux populations d'Afrique où il est largement administré.  

«Même s'il utilise une technologie de production analogue à celle du Vaxzevria (le vaccin d'AstraZeneca), le Covishield en tant que tel n'est actuellement pas approuvé par l'UE», a déclaré l'EMA.  

«Cela s'explique par le fait que les vaccins sont des produits biologiques. Des différences infimes dans les conditions de fabrication peuvent entraîner des différences dans le produit final et, par conséquent, la législation européenne exige que les sites de fabrication et le processus de production soient évalués et approuvés dans le cadre du processus d'autorisation», a ajouté l'EMA.    

Seuls quatre vaccins sont actuellement autorisés dans l'UE, à savoir Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson.  

Quatre autres font l'objet d'un «examen continu» en vue d'une éventuelle autorisation: Spoutnik (Russie), Sinovac (Chine), CureVac (Allemagne) et Novavax (États-Unis).  

COVAX DEMANDE UN TRAITEMENT ÉGAL POUR TOUS LES VACCINS RECONNUS PAR L'OMS

Pour les partenaires de Covax, toute mesure qui autorise seulement les gens ayant reçu un des vaccins reconnus par l'OMS à profiter du retour des voyages «créerait un système à deux vitesses, qui accroîtrait encore le fossé vaccinal et exacerberait les inégalités que nous avons déjà constatées dans la distribution des vaccins anti-Covid». 

«Cela impacterait négativement la croissance des économies qui ont déjà le plus souffert", insiste le programme Covax, un partenariat entre l'OMS, l'Alliance du vaccin (Gavi) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi). 

L'OMS a toutefois approuvé Covishield et a déploré le fait que certains pays refusent son administration.   

«C'est vraiment dommage, AstraZeneca-Covishield étant exactement le même vaccin qu'AstraZeneca-Vaxzevria», a déclaré mardi Richard Mihigo, du bureau régional de l'OMS pour l'Afrique. «La seule différence est que Covishield est fabriqué et distribué dans d'autres parties du monde que l'Europe.»  

Il a exhorté les pays de l'UE à reconnaître le Covishield.   

Dans une déclaration commune diffusée lundi, l'UA et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies ont déclaré que ces règles mettaient «en péril le traitement équitable» des personnes vaccinées en Afrique. 

SINOPHARM: LES FRANÇAIS DU MAROC «CHOQUÉS» DE LA NON-RECONNAISSANCE PAR LA FRANCE DU VACCIN SINOPHARM DONT ILS ONT BÉNÉFICIÉ AU MAROC

Ayant reçu les vaccins du laboratoire chinois Sinopharm au même titre que la population marocaine, la communauté française du Maroc est montée au créneau pour demander la reconnaissance des vaccins administrés au Maroc. 

Dans une lettre adressée le 9 juin, à Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie, la branche marocaine de l’association les Français du monde a fait part de son mécontentement quant à la décision de la France de ne pas reconnaître les vaccins chinois élaborés par le laboratoire Sinopharm. Et pour cause, la communauté française vivant au Maroc s’est vue administrer ce même vaccin. 

«Les Français du Maroc ont apprécié la politique du gouvernement marocain qui a consisté à faire bénéficier les étrangers résidant au Maroc de la vaccination contre la Covid-19 dans les mêmes conditions que la population marocaine», annonce ainsi Bérangère el-Anbassi, présidente de l’association Français du monde Maroc. 

De plus, dans une interview récemment accordée à Arab News en français et après avoir reçu une première dose du vaccin Sinopharm, l'ambassadrice de France au Maroc, Hélène Le Gal avait déclaré : «J’ai fait le choix de m’inscrire dans le système marocain. J’ai donc attendu que les moins de 60 ans puissent se faire vacciner pour aller dans un centre de vaccination comme n’importe quel Marocain. J’espère avoir montré ainsi aux Français que l’on peut faire confiance à notre pays d’accueil pour nous traiter de la même manière qu’il traite ses propres citoyens, d’une manière très responsable et très sérieuse.»

L'Inde avait déclaré avoir fourni à sept pays arabes son vaccin anti-Covid-19 

L'Égypte, l'Algérie et le Koweït sont les derniers bénéficiaires de vaccins indiens dans le monde arabe, tout comme le Bhoutan, les Maldives, le Bangladesh, le Népal, le Myanmar, l’île Maurice, les Seychelles, le Sri Lanka, le Brésil et l'Afrique du Sud. 

Au Canada, 1,6 million de personnes ont reçu une première dose du vaccin Covieshield, selon les chiffres du gouvernement, alors que près de 272 000 autres personnes ont reçu une dose du vaccin indien. 

Ce vaccin n’étant pas reconnu par l'EMA, cette décision compromet l'accès de nombre de ressortissants des pays africains et du monde arabe à la zone Schengen. 

PAYS AYANT RECONNU LE VACCIN COVIESHIELD

Afghanistan 
Algérie 
Antigua-et-Barbuda 
Argentine 
Bahreïn 
Bangladesh 
Barbade 
Bhoutan 
Bolivie (État plurinational de) 
Botswana 
Brésil 
Cap Vert 
Canada 
Côte d'Ivoire 
Dominique 
Égypte 
5 vaccins approuvés:

  • Gamaleya - Spoutnik V 
  • Oxford/AstraZeneca - AZD1222 
  • Serum Institute of India - Covishield 
  • Sinopharm (Pékin)  - BBIBP-CorV 
  • Sinovac - CoronaVac 

Éthiopie 
Ghana 
Grenade 
Honduras 
Hongrie 
Inde 
Jamaïque 
Koweït  
Liban 
4 vaccins approuvés:

  • Pfizer/BioNTech - BNT162b2 
  • Gamaleya - Spoutnik V 
  • Serum Institute of India - Covishield 
  • Sinopharm (Pékin) - BBIBP-CorV 

Maldives 
Maroc  
4 vaccins approuvés:

  • Gamaleya - Spoutnik V 
  • Oxford/AstraZeneca - AZD1222 
  • Serum Institute of India - Covishield 
  • Sinopharm (Pékin) - BBIBP-CorV 

Birmanie 
Namibie 
Népal 
Nicaragua 
Nigeria 
Saint-Christophe-et-Niévès 
Sainte-Lucie 
Saint-Vincent-et-les-Grenadines 
les Seychelles 
Les îles Salomon 
Somalie 
Afrique du Sud 
Sri Lanka 
Surinam 
Les Bahamas 
Aller 
Tonga 
Trinité-et-Tobago 
Ukraine 

(Avec Agences)


Ethiopie: combats entre armée fédérale et forces tigréennes, vols supendus vers le Tigré

Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie. (AFP)
Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie. (AFP)
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  • De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l'Afar
  • Des tirs d'armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés

ADDIS ABEBA: Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie.

De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l'Afar. Des tirs d'armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés.

Ces tensions font planer le risque d'une reprise d'un conflit après la sanglante guerre qui a opposé entre novembre 2020 et novembre 2022 l'armée éthiopienne aux forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Au moins 600.000 personnes étaient mortes, selon l'Union africaine, des estimations que plusieurs experts pensent sous-estimées.

Ces derniers jours, des combats se sont tenus à Tsemlet (ouest du Tigré), une zone revendiquée par des forces de la région voisine de l'Amhara, ont déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, des sources diplomatique et sécuritaire en poste en Ethiopie.

"Raisons opérationnelles" 

A Tsemlet, face aux forces tigréennes, "ce sont les ENDF (armée éthiopienne, NDLR) avec des milices amharas", a déclaré la source diplomatique, sous couvert d'anonymat. Des affrontements se sont tenus "ces derniers jours", mais "aujourd'hui on ne sait pas encore" s'il se poursuivent, a-t-elle ajouté, sans plus de détails.

Les combats ont été confirmés par une source locale au Tigré, qui a également requis l'anonymat.

"La situation semble dégénérer", a corroboré la source sécuritaire, se montrant "dubitative sur la capacité des TDF (l'armée tigréenne, NDLR), à récupérer par la force Tselemt".

Le porte-parole de l'armée fédérale et des membres du TPLF n'ont pour l'heure pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

Les liaisons aériennes vers le Tigré d'Ethiopian Airlines, compagnie publique et seule à desservir cette région, ont été suspendues, ont également affirmé les sources diplomatique et sécuritaire.

Les vols, tout comme les services de télécommunications et bancaires, avaient été complètement suspendus durant la guerre, avant de reprendre à la suite de l'accord de paix conclu à Pretoria fin 2022. Leur suspension est une première depuis l'accord de paix.

Selon deux responsables d'Ethiopian Airlines, qui ont requis l'anonymat, les vols ont été interrompus pour "raisons opérationnelles", sans donner plus de détails.

L'un d'eux a toutefois déclaré "suspecter" que l'arrêt pour l'instant temporaire du trafic soit lié "aux tensions politiques" entre les autorités fédérales et l'administration au Tigré.

"Escalade militaire" 

Selon un journaliste à Mekele, joint au téléphone par l'AFP et qui a lui aussi requis l'anonymat, une "anxiété croissante" se ressent dans cette ville, capitale du Tigré.

Depuis plusieurs mois, la situation est tendue dans le nord de l'Ethiopie. Des forces amhara et érythréennes sont toujours présentes dans la région, en violation de l'accord de paix de Pretoria - auquel elles n'ont pas participé - qui prévoyait leur retrait.

Début 2025, le chef de l'administration intérimaire au Tigré, institution mise en place par Addis Abeba, avait été contraint de fuir Mekele, la capitale régionale, en raison de divisions croissantes au sein du TPLF.

Ce parti qui a dominé l'Ethiopie pendant presque trois décennies avant de se retrouver marginalisé après l'arrivée au pouvoir en 2018 du Premier ministre Abiy Ahmed et d'être aujourd'hui radié, est accusé par les autorités fédérales de s'être rapproché de l'Erythrée voisine.

Les relations entre les deux voisins de la Corne de l'Afrique, qui s'étaient réchauffées durant la guerre du Tigré, lorsque les troupes érythréennes avaient appuyé les forces fédérales éthiopiennes, sont de nouveau acrimonieuses, nourries de discours belliqueux, faisant planer le risque d'un nouveau conflit.

Pour Kjetil Tronvoll, professeur à Oslo New University College et spécialiste de la zone, cette confrontation entre forces fédérales et tigréennes "n'est pas surprenante". "Le risque d'une escalade militaire est grave, et il est possible que des forces non éthiopiennes viennent appuyer les forces tigréennes", a-t-il confié à l'AFP.

 


Intempéries au Portugal: cinq morts, 450.000 clients toujours sans électricité 

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  • La tempête Kristin, qui a frappé le Portugal dans la nuit de mardi à mercredi, a fait au moins cinq morts
  • "Près de 450.000 clients" étaient par ailleurs toujours sans électricité en début de matinée, surtout dans le centre du pays, selon E-redes, l'opérateur du réseau de distribution d'électricité

LISBONNE: La tempête Kristin, qui a frappé le Portugal dans la nuit de mardi à mercredi, a fait au moins cinq morts, et 450.000 clients étaient toujours sans électricité jeudi matin, selon un nouveau bilan des autorités portugaises.

Ce nouveau bilan humain a été confirmé à l'AFP par un porte-parole de l'Autorité nationale de la protection civile (ANPEC). La cinquième victime, dont le décès a été annoncé jeudi, est un homme de 34 ans, mort dans la municipalité de Marinha Grande (centre) "à la suite des intempéries", selon la protection civile, qui n'a pas donné plus de détails.

Parmi les autres décès enregistrés, certaines personnes ont été tuées par la chute d'arbres et de structures métalliques, tandis qu'une autre a été retrouvée en arrêt cardiaque dans un chantier de construction.

"Près de 450.000 clients" étaient par ailleurs toujours sans électricité en début de matinée, surtout dans le centre du pays, selon E-redes, l'opérateur du réseau de distribution d'électricité.

La majorité des foyers et institutions touchées se trouvent dans le district de Leiria (centre), où la tempête a provoqué d'importants dégâts sur le réseau, provoquant notamment la chute de poteaux et de lignes à haute tension, ralentissant les réparations, selon les médias locaux.

La circulation ferroviaire restait suspendue sur plusieurs lignes, dont l'axe entre Lisbonne et Porto (nord) pour les trains longue distance, en raison des perturbations causées par les intempéries, selon un communiqué des chemin de fer portugais (CP) qui a suspendu la vente de billets pour ces trains.

Plusieurs écoles du centre du pays restaient fermées pour des raisons de sécurité, a expliqué la municipalité de Castelo Branco.

Les pompiers de Leiria ont effectué jeudi matin plusieurs dizaines d'interventions "liées à des petites inondations" et à "des dégâts sur les toitures d'habitation", provoqué par la tempête, a précisé à l'agence Lusa le commandant régional adjoint Ricardo Costa.

"Les habitants demandent de l'aide, car il continue de pleuvoir, même si ce n'est pas une pluie très forte, mais cela cause de nombreux dégâts dans les habitations", a-t-il ajouté.

Le passage de la tempête Kristin a été marqué par de fortes averses et des rafales de vent, ayant atteint des pics de 178 km/h, et causé de nombreux dégâts.

Le gouvernement portugais a dans un communiqué décrit cette tempête comme "un évènement climatique extrême, qui a provoqué des dégâts significatifs sur plusieurs parties du territoire".

 


Trump prévient l'Iran que «le temps est compté» avant une possible attaque américaine

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont au plus haut depuis que Téhéran a réprimé dans le sang les manifestations d'ampleur qui se sont tenues au début d'année dans le pays. (AFP)
Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont au plus haut depuis que Téhéran a réprimé dans le sang les manifestations d'ampleur qui se sont tenues au début d'année dans le pays. (AFP)
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  • Washington a renforcé sa présence dans le Golfe en y envoyant le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte, dont l'armée américaine a annoncé lundi l'arrivée sur place
  • Evoquant une "armada massive", Donald Trump a affirmé qu'il s'agissait d'"une flotte plus importante (...) que celle envoyée au Venezuela", en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes

WASHINGTON: Donald Trump a pressé mercredi l'Iran de conclure un accord sur le nucléaire, affirmant sur sa plateforme Truth Social que "le temps était compté" avant une attaque américaine contre Téhéran.

"Espérons que l'Iran acceptera rapidement de +s'asseoir à la table+ et de négocier un accord juste et équitable - PAS D'ARMES NUCLÉAIRES", a écrit le président américain, menaçant d'une attaque "bien pire" que les frappes américaines en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens.

Washington a renforcé sa présence dans le Golfe en y envoyant le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte, dont l'armée américaine a annoncé lundi l'arrivée sur place.

Evoquant une "armada massive", Donald Trump a affirmé qu'il s'agissait d'"une flotte plus importante (...) que celle envoyée au Venezuela", en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes.

"Comme dans le cas du Venezuela, elle est prête, disposée et capable d'accomplir rapidement sa mission, avec rapidité et violence si nécessaire", a-t-il ajouté.

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont au plus haut depuis que Téhéran a réprimé dans le sang les manifestations d'ampleur qui se sont tenues au début d'année dans le pays.

Les autorités iraniennes avaient signalé qu'un canal de communication avait été ouvert avec Washington, mais le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a estimé mercredi que pour négocier, les Américains allaient devoir "cesser les menaces, les demandes excessives".