La gestion internationale de la Covid est inquiétante face à l'urgence climatique selon une prix Nobel

Seulement «1% de la population» des pays pauvres «a reçu une première dose de vaccin» (Photo, AFP).
Seulement «1% de la population» des pays pauvres «a reçu une première dose de vaccin» (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 04 juillet 2021

La gestion internationale de la Covid est inquiétante face à l'urgence climatique selon une prix Nobel

  • Selon elle, les pays riches du monde occidental ont laissé passer plusieurs «occasions d'agir» pour sortir la planète de la pandémie, notamment en ne permettant pas aux pays plus pauvres de vacciner massivement leur population
  • De plus, «aucun effort réel» d'aide internationale financière n'a été consenti pour faire face aux conséquences de la pandémie sur le plan économique

AIX-EN-PROVENCE: Les pays riches ont commis plusieurs « erreurs » dans leur approche internationale de la pandémie de Covid-19, ce qui inquiète au moment où la coopération est nécessaire face à l'urgence climatique, a estimé dimanche la prix Nobel d'économie Esther Duflo.

Selon elle, les pays riches du monde occidental ont laissé passer plusieurs « occasions d'agir » pour sortir la planète de la pandémie, notamment en ne permettant pas aux pays plus pauvres de vacciner massivement leur population, a-t-elle détaillé dimanche lors d'un débat aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, dans le sud de la France.

« Pour cette raison, je suis très inquiète pour la coopération future entre les nations du monde, en particulier sur les problèmes qui vont se poser lors de la COP26 (la Conférence mondiale sur le climat prévue en novembre à Glasgow, NDLR) », a ajouté Ester Duflo.

Malgré la « bonne décision » d'investir dans la production de vaccins Pfizer et Moderna contre la Covid-19 avant même leur homologation, les pays riches ont choisi « très tôt dans la pandémie » de ne produire qu'un volume trop réduit de vaccins. 

Une « première erreur » de gestion, qui aboutit aujourd'hui à ce que seulement « 1% de la population » des pays pauvres « a reçu une première dose de vaccin », a estimé Duflo.

De plus, selon la prix Nobel d'économie, « aucun effort réel » d'aide internationale financière n'a été consenti pour faire face aux conséquences de la pandémie sur le plan économique, notamment lors des périodes de confinement.

« Les pays riches ont pu dépenser 20% de leur PIB » en aide financière et mesures fiscales de soutien à leur économie, contre seulement « 2% du PIB » chez les pays pauvres.

« Résultat : les coûts humains des confinements (...) ont été tellement énormes » dans les pays pauvres, que « dans les vagues suivantes ce n'était pas possible » de reproduire de telles mesures de restrictions, provoquant une propagation « catastrophique » de l'épidémie, a jugé Esther Duflo, citant le cas de l'Inde, qui a vu se propager un variant du virus beaucoup plus contagieux, le Delta, et décompte aujourd'hui plus de 400 000 morts de l'épidémie.

« Les occasions manquées se sont multipliées », selon Duflo, qui a cité un rapport du FMI chiffrant le coût d'une vaccination de 40% de la population mondiale en 2021 et 60% en 2022 à 50 milliards de dollars, alors que le bénéfice économique pour le monde serait de 9 000 milliards de dollars.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com