Résurgence des restrictions en Iran par crainte du variant Delta

L'Iran a ordonné la fermeture des commerces non essentiels dans 275 villes, dont la capitale Téhéran. (Photo, AFP/Fichier)
L'Iran a ordonné la fermeture des commerces non essentiels dans 275 villes, dont la capitale Téhéran. (Photo, AFP/Fichier)
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Publié le Lundi 05 juillet 2021

Résurgence des restrictions en Iran par crainte du variant Delta

  • Les nouvelles restrictions dans la République islamique ont pour objectif de ralentir la propagation du redoutable variant Delta
  • Comme la quantité des doses étrangère est insuffisante, la République redouble d’efforts pour développer son propre vaccin

TÉHÉRAN : L'Iran a annoncé dimanche le retour des restrictions dans les grandes villes en raison de la propagation du variant Delta, une souche hautement contagieuse du coronavirus à l’origine de la Covid-19 qui suscite la crainte de voir une nouvelle vague ravager le pays.

Plus d’un an après le début de la pire épidémie virale au Moyen-Orient, l'Iran ordonne à nouveau la fermeture des commerces non essentiels dans 275 villes, dont la capitale Téhéran.

Le décret concerne les parcs publics, restaurants, pâtisseries, salons de beauté, centres commerciaux et librairies. Il s’applique aux zones «rouge» et «orange» du pays, ainsi qu’aux municipalités qui présentent un risque élevé d’infections.

Le gouvernement a de plus annoncé une interdiction de se déplacer entre les villes aux taux d'infection élevés.

Les nouvelles restrictions dans la République islamique ont pour objectif de ralentir la propagation du redoutable variant Delta, détecté pour la première fois en Inde. Le président Hassan Rouhani a prévenu samedi que la souche conduit le pays vers une «cinquième vague» potentielle. 

Les signalements de nouveaux cas augmentent régulièrement depuis des semaines, et ont quasiment doublé entre la mi-juin et début juillet.

 

EN BREF

Le chef suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a reçu le vaccin local en présence des caméras de la télévision officielle, et a encouragé le public à suivre son exemple

Le pays a enregistré jusque-là un total de 3,2 millions d'infections et 84 627 décès, le bilan le plus élevé de la région.

Le pic survient alors que le déploiement du vaccin en Iran est à la traîne, selon la publication scientifique en ligne Our World in Data, et qui affirme que moins de 2% de la population de 84 millions serait entièrement vaccinée.

L'Iran aurait administré quelque 6,3 millions de doses à ce jour. Ces dernières proviennent principalement de l’étranger, notamment de COVAX, une initiative internationale destinée à distribuer des vaccins aux pays à revenu faible ou intermédiaire. 

Téhéran a également importé le vaccin Sinopharm, produit par l'État chinois, ainsi que le vaccin russe Spoutnik V.

Comme la quantité des doses étrangère est insuffisante, la République redouble d’efforts pour développer son propre vaccin. 

Le mois dernier, les autorités ont accordé une autorisation d'utilisation d'urgence au COVIran Barekat local, sans publier de données d’innocuité ou d’efficacité. 

Le chef suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a mis en garde contre l'importation de vaccins américains et britanniques, dans un contexte de méfiance profondément enracinée envers l'Occident. Il a reçu le vaccin local en présence des caméras de la télévision officielle, et a encouragé le public à suivre son exemple.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.