L'Iran craint une «cinquième vague» liée au variant Delta du coronavirus

Une photo fournie par la présidence iranienne montre le président iranien Hassan Rouhani assistant à une réunion du cabinet dans la capitale Téhéran, le 3 juillet 2021. (Présidence iranienne)
Une photo fournie par la présidence iranienne montre le président iranien Hassan Rouhani assistant à une réunion du cabinet dans la capitale Téhéran, le 3 juillet 2021. (Présidence iranienne)
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Publié le Samedi 03 juillet 2021

L'Iran craint une «cinquième vague» liée au variant Delta du coronavirus

  • L'Iran a du mal à importer des vaccins pour sa population de 83 millions d'habitants
  • L'Iran est le pays du Proche et du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie de Covid-19

TEHERAN: Le président iranien Hassan Rohani a mis en garde samedi contre une "cinquième vague" du coronavirus, provoquée par le variant Delta, appelant les citoyens à respecter pleinement les consignes sanitaires.

"Nous craignons d'être sur la voie de la cinquième vague dans tout le pays", a indiqué M. Rohani lors d'une réunion du Comité national de lutte contre le virus.

L'Iran est le pays du Proche et du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie de Covid-19. La maladie y a fait plus de 84 000 morts sur un total de plus de 3,2 millions de personnes contaminées, selon les derniers chiffres officiels, largement sous-évalués de l'aveu même des autorités.

"Ces dernières semaines, il a été annoncé que le variant Delta du virus était entré dans le pays par le Sud et le Sud-Est", a rappelé M. Rohani, appelant les habitants de ces régions à être plus "prudents car le variant Delta s'y est propagé".

Identifié d'abord en Inde, le variant Delta, beaucoup plus contagieux, est désormais présent dans au moins 85 pays, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'Iran fait face depuis la fin du mois de mars à ce que les autorités présentent comme une "quatrième vague" de l'épidémie, encore plus violente que les précédentes.

Le 5 mai, les autorités avaient confirmé la détection de trois cas du variant Delta dans la province de Qom (centre).

«Contrôle strict des frontières»

Le ministère iranien de la Santé a indiqué samedi que  les provinces du Sistan-Baloutchistan, Kerman, Hormozgan et Fars, situées dans le sud et sud-est du pays, étaient désormais classées "rouge", le niveau de risque épidémiologique le plus élevé selon le code couleur adopté par les autorités pour mesurer le risque de propagation du virus.

Dans la province de Téhéran, dix villes dont la capitale sont aussi classées "rouges".

Dans les zones rouges, tous les magasins doivent fermer à l'exception des commerces jugés essentiels, comme les petits magasins d'alimentation et les pharmacies.

Au Sistan-Baloutchistan, les autorités locales ont annoncé mercredi avoir fermé "aux voyageurs" les trois postes frontaliers avec le Pakistan "jusqu'à nouvel ordre", permettant néanmoins le transport routier de marchandises.

Samedi, Aliréza Raïssi, le porte-parole du Comité de lutte contre la maladie, a appelé au "contrôle strict des frontières" du pays, "notamment dans les zones situés à l'est" de l'Iran.

Etranglée par les sanctions américaines, la République islamique déplore ne pas pouvoir importer suffisamment de vaccins pour protéger sa population, compte tenu des difficultés à réaliser des paiements à ses fournisseurs à l'étranger.

Selon le ministère de la Santé, plus de 4,4 millions de personnes (sur une population totale de 83 millions d'habitants) ont reçu une première dose de vaccin depuis le début de la campagne de vaccination en février, mais seuls 1,7 million d'Iraniens ont reçu les deux doses nécessaires.

"Si Dieu le veut, la situation s'améliorera en termes de vaccination à partir de la semaine prochaine. La vaccination sera plus étendue", a promis M. Rohani.

Les autorités ont récemment annoncé avoir approuvé le recours en "urgence" à deux vaccins de fabrication locale n'ayant pas encore obtenu d'autorisation de mise sur le marché.


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.