Coupures de courant au Liban: un patient obligé de brancher son respirateur à la mosquée

Cette photo de document obtenue du religieux musulman libanais Hasan Moraib le 7 juillet 2021 montre un homme âgé connecté à un respirateur à oxygène lisant une copie du Saint Coran à l'intérieur de la mosquée Imam Ali à Beyrouth, la capitale du Liban. (AFP)
Cette photo de document obtenue du religieux musulman libanais Hasan Moraib le 7 juillet 2021 montre un homme âgé connecté à un respirateur à oxygène lisant une copie du Saint Coran à l'intérieur de la mosquée Imam Ali à Beyrouth, la capitale du Liban. (AFP)
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Publié le Mercredi 07 juillet 2021

Coupures de courant au Liban: un patient obligé de brancher son respirateur à la mosquée

  • «Un patient asthmatique est venu à la mosquée à l'aube pour pouvoir brancher son respirateur à la mosquée dont le générateur était en marche»
  • «Que Dieu maudisse ceux qui nous ont mis dans cette situation»

BEYROUTH: Un patient asthmatique a été contraint de brancher son respirateur dans une mosquée mercredi au Liban, selon un imam, alors que les coupures d'électricité se multiplient et paralysent la vie dans ce pays plongé dans une grave crise économique.

Le prédicateur a publié sur Twitter la photo d'un homme à la chemise soigneusement repassée, assis sur une marche et lisant, tandis qu'il respirait à l'aide d'un tube sous son nez relié à une machine à ses pieds.

"Un patient asthmatique est venu à la mosquée à l'aube pour pouvoir brancher son respirateur à la mosquée dont le générateur était en marche", a écrit Hassan Moraïb, imam à Beyrouth. Le courant n'a pas été coupé après la fin des prières "parce qu'il n'avait ni électricité ni abonnement à un générateur chez lui", a-t-il ajouté.

"Que Dieu maudisse ceux qui nous ont mis dans cette situation", a encore écrit l'imam.

De nombreux Libanais accusent la classe politique jugée corrompue et incompétente d'avoir provoqué l'effondrement financier du pays qui a commencé à l'automne 2019. Le Liban est englué dans l'une des pires crises économiques et financières depuis les années 1850, selon la Banque mondiale, et plus de la moitié de la population vit déjà sous le seuil de pauvreté, selon l'ONU.

Ces derniers mois, les coupures de courant ont atteint jusqu'à 22 heures par jour dans certaines régions du Liban, contraignant même les propriétaires de générateurs à rationner leur production à mesure que le carburant devenait plus cher.

La communauté internationale exige depuis longtemps une refonte complète du secteur de l'électricité, qui a coûté au gouvernement plus de 40 milliards de dollars depuis la fin de la guerre en 1990.

Le Liban est privé d'un gouvernement pleinement opérationnel depuis que le dernier a démissionné à la suite de l'explosion dévastatrice du port de Beyrouth en août 2020, qui a fait plus de 200 morts.

La semaine dernière, le pape François a adressé un message d'espoir aux Libanais, les suppliant de ne pas se décourager, tout en enjoignant leurs dirigeants politiques de trouver "des solutions urgentes et stables à la crise économique, sociale et politique actuelle".


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.