Bruxelles voit l'économie européenne refleurir plus vite que prévu

Paolo Gentiloni, commissaire européen à l'Economie (Photo, AFP).
Paolo Gentiloni, commissaire européen à l'Economie (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 07 juillet 2021

Bruxelles voit l'économie européenne refleurir plus vite que prévu

  • La Commission européenne table désormais sur une croissance de 4,8% en 2021, soit un demi-point de mieux que sa précédente estimation
  • Cette année, «l'UE devrait enregistrer sa plus forte croissance depuis des décennies», a déclaré Paolo Gentiloni, commissaire européen à l'Economie

BRUXELLES: Les progrès dans la lutte contre la pandémie, grâce à la vaccination, ont poussé Bruxelles à revoir en forte hausse mercredi ses prévisions de croissance du PIB pour l'économie européenne cette année, après la chute record de l'an passé.

La Commission européenne table désormais sur une croissance de 4,8% en 2021, soit un demi-point de mieux que sa précédente estimation. Elle augmente aussi légèrement ses attentes pour 2022 à 4,5% (+0,1 point).

Cette année, « l'UE devrait enregistrer sa plus forte croissance depuis des décennies », a déclaré Paolo Gentiloni, commissaire européen à l'Economie. Il a souligné que la révision à la hausse par rapport aux prévisions de printemps était « la plus forte en plus de 10 ans ».

La hausse du produit intérieur brut serait identique pour le bloc des 19 pays partageant la monnaie commune et l'ensemble des Vingt-Sept.

Gentiloni a toutefois mis en garde sur l'essor actuel de nouveaux variants du virus en Europe. « La progression du variant delta est un rappel brutal que nous ne sommes pas encore sortis de l'ombre de la pandémie », a-t-il prévenu, tout en appelant la population à se faire vacciner au plus vite.

Bruxelles s'attend toutefois à ce que les restrictions qui pèsent sur l'économie continuent d'être allégées et qu'elles deviennent « marginales » en fin d'année et l'an prochain.

Après un plongeon record l'an dernier (-6,5% en zone euro, -6% dans l'UE), sous l'effet notamment du confinement strict imposé au printemps 2020 pour endiguer la pandémie de Covid-19, l'Europe va donc connaître un redressement non moins record.

Désormais, les experts de la Commission s'attendent à ce que le Produit intérieur brut retrouve son niveau d'avant-crise au dernier trimestre 2021, tant dans l'UE que dans la zone euro, soit un trimestre plus tôt qu'anticipé jusqu'ici, mais avec des variations selon les pays. Les plus en retard devraient y parvenir au troisième trimestre 2022, environ un an après les plus avancés.

L'inflation est transitoire

Parmi les poids lourds, l'Italie (+5%), la France (+6%) et l'Espagne (+6,2%) devraient connaître la plus forte embellie cette année, mais ils avaient aussi été les plus touchés par la crise en 2020.

Pour l’Allemagne, première économie européenne, relativement préservée l'an dernier, le rebond sera logiquement plus modéré à +3,6%.

Cet optimisme repose avant tout sur l'amélioration de la situation sanitaire et la levée rapide des restrictions qui avaient été mises en place pour contrôler la pandémie, a expliqué Paolo Gentiloni, lors d'une conférence de presse.

« La stratégie efficace de contrôle de l'épidémie et les progrès de la vaccination ont fait chuter les contaminations et les hospitalisations, ce qui a permis aux pays de l'UE de rouvrir leurs économies » au deuxième trimestre, a-t-il constaté.

« Cette réouverture a particulièrement bénéficié au secteur des services », et les résultats d'études sur le moral des consommateurs et des chefs d'entreprises « indiquent qu'un fort rebond de la consommation des ménages est à l'oeuvre », a expliqué la Commission, dans un communiqué. Bruxelles voit aussi « des signes d'une reprise de l'activité touristique intra-européenne ».

L'ensemble de ces facteurs devraient plus que compenser l'effet négatif des pénuries de composants et de la hausse des coûts sur l'industrie manufacturière.

La Commission a par ailleurs revu en hausse ses prévisions d'inflation, sans toutefois s'inquiéter. Elle table désormais sur un taux de 1,9% (+0,2 point) en 2021 et 1,4% (+0,1) en 2022 dans la zone euro. Dans l'UE, les prix à la consommation progresseraient légèrement plus vite, de 2,2% cette année (+0,3 point par rapport aux estimations du printemps) et de 1,6% l'an prochain (+0,1).

Ces pressions sur les prix, liées à l'augmentation des coûts de l'énergie et des matières premières, aux pénuries de composants dans l'industrie et à la flambée de la consommation « devraient s'estomper progressivement en 2022 », a déclaré Gentiloni. Selon lui, « la dynamique d'inflation en Europe n'est pas la même qu'aux Etats-Unis », un pays qui alimente les inquiétudes des investisseurs à ce sujet.


Les chemins de fer saoudiens battent des records en 2025 : 14 millions de passagers et 30 millions de tonnes de fret

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
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  • Le transport de 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025 a permis de supprimer 2 millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume et d’économiser 139 millions de litres de carburant
  • Cela a également entraîné une réduction des émissions de carbone de 364 000 tonnes, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne

​​​​​​RIYAD : Les chemins de fer saoudiens (Saudi Arabia Railways, SAR) ont annoncé des résultats opérationnels record pour l’année 2025, consolidant leur position comme un pilier des secteurs logistique et touristique du Royaume.

SAR a transporté plus de 14 millions de passagers, soit une augmentation significative par rapport aux 11,2 millions de passagers enregistrés en 2023, soulignant l’adoption croissante du rail tant pour les déplacements quotidiens que pour les pèlerinages, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

De même, le transport de fret a fortement progressé, passant d’environ 24 millions de tonnes en 2023 à 30 millions de tonnes en 2025, stimulé par la demande industrielle accrue et la logistique minière.

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail, le réseau a permis de supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume, entraînant une économie de 139 millions de litres de carburant.

Cela s’est également traduit par une réduction de 364 000 tonnes d’émissions de carbone, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne.

Ces chiffres soulignent le rôle central de SAR dans la réalisation de la Stratégie nationale des transports et de la logistique (NTLS) et de la Vision 2030 de l’Arabie Saoudite, en offrant un réseau à la fois efficace et durable sur le plan environnemental.

“Dream of the Desert”

Une réalisation marquante de 2025 a été le lancement officiel du Dream of the Desert, le premier train de luxe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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Le ministre des Transports et des Services Logistiques et président de SAR, Saleh Al-Jasser, a dévoilé le premier wagon du “Dream of the Desert” en octobre dernier lors du FII9. (Photo SPA)

Développé en partenariat avec le groupe italien de luxe Arsenale, ce service a redéfini le tourisme ferroviaire. Le train comprend 40 cabines de luxe sur mesure, offrant une expérience de « croisière ferroviaire » inspirée de l’Orient Express classique, mais avec une identité saoudienne unique. L’itinéraire traverse le Royaume de Riyadh à Al Qurayyat, en s’arrêtant sur des sites culturels clés tels que Ha’il et Al-Jouf, transformant ainsi le voyage lui-même en destination.

Dans un mouvement majeur pour tirer parti du Transit-Oriented Development (TOD), SAR a annoncé la création d’un fonds immobilier de 6 milliards SAR axé sur La Mecque.

Ce fonds est dédié au développement de terrains premium adjacents à la gare du Haramain High Speed Railway à La Mecque. L’initiative vise à améliorer l’expérience des pèlerins en construisant des hôtels à grande capacité, des centres commerciaux et des unités résidentielles directement connectés à la gare. Ce développement permet non seulement de diversifier les sources de revenus de SAR, mais soutient également l’objectif du gouvernement d’accueillir 30 millions de pèlerins pour la Omra chaque année en intégrant parfaitement transport et hébergement.

Reconnaissance internationale

À l’international, l’engagement de SAR pour l’excellence a été reconnu. SAR est devenue la première entreprise à recevoir le prestigieux prix de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) pour les trains touristiques longue distance.

La cérémonie s’est tenue au siège de l’Union à Paris, en France, avec la participation de grandes compagnies ferroviaires mondiales.

L’UIC, organisation ferroviaire mondiale, a décerné le prix en reconnaissance de l’innovation de SAR dans l’intégration du tourisme de luxe à l’infrastructure ferroviaire lourde.

Cette distinction consolide la réputation de SAR pour la qualité de ses services et place le Royaume comme destination de premier plan pour les passionnés de chemins de fer et les voyageurs de luxe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.