Algérie: nouveau gouvernement, la moitié de l'équipe reconduite

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé lundi un nouveau gouvernement (Dossier/AFP)
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé lundi un nouveau gouvernement (Dossier/AFP)
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Publié le Mercredi 07 juillet 2021

Algérie: nouveau gouvernement, la moitié de l'équipe reconduite

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé lundi un nouveau gouvernement (Dossier/AFP)
  • La nouvelle équipe est composée de 34 membres, soit deux de moins que dans le précédent gouvernement, dont trois femmes seulement
  • Dix-sept ministres ont été reconduits

ALGER: Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a dévoilé mercredi la composition du nouveau gouvernement, après les récentes élections législatives, qui voit la reconduction des principaux ministres sortants, à l'exception des portefeuilles des Affaires étrangères et de la Justice, selon un communiqué officiel.  

Aux Affaires étrangères, Sabri Boukadoum est remplacé par l'ex-diplomate Ramtane Lamamra, vétéran des chancelleries, déjà chargé des affaires diplomatiques à l'époque du président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné en avril 2019.  

Abderrachid Tebbi, ancien président de la Cour suprême, devient garde des Sceaux à la place de l'impopulaire Belkacem Zeghmati.  

En ce qui concerne les médias, Ammar Belhimer conserve le fauteuil de ministre de la Communication mais il n'est plus porte-parole du gouvernement.  

La nouvelle équipe est composée de 34 membres, soit deux de moins que dans le précédent gouvernement, dont trois femmes seulement.   

Dix-sept ministres ont été reconduits.   

Le 30 juin, M. Tebboune avait nommé Premier ministre Aïmène Benabderahmane, un technocrate de 53 ans, ministre des Finances dans l'équipe précédente. M. Benabderahmane va garder ses fonctions de grand argentier.  

La composition du gouvernement ne semble pas augurer de changement majeur de politique.  

Le 1er mars, lors d'un remaniement ministériel mineur, le président Tebboune avait pourtant affirmé qu'un changement profond du gouvernement interviendrait après les élections législatives.  

Le scrutin du 12 juin a été remporté par le Front de libération nationale (FLN, au pouvoir), et des indépendants ralliés au chef de l'Etat et des petits partis proches du pouvoir.  

Le vote a été marqué par une abstention record (77%), dans un pays plongé dans une impasse politique depuis le début en 2019 du soulèvement populaire du Hirak et sur fond de répression généralisée.  

Ces élections avaient été rejetées par une partie de l'opposition et le Hirak qui réclame un changement radical du "système" politique en place depuis l'indépendance (1962).  

Le pouvoir est aujourd'hui déterminé à poursuivre sa normalisation politique et institutionnelle après le séisme du Hirak, aujourd'hui affaibli par la répression et les divisions, mais en ignorant les revendications de la rue: Etat de droit, transition démocratique, souveraineté populaire, justice indépendante.  

La nouvelle assemblée nationale doit entrer en fonction jeudi. 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.