Un ciel illimité s'offre à la première astronaute émiratie

Nora al-Matrouchi avait souligné en février, lors d'un entretien, qu'il n'y avait "pas de limites" au travail des femmes dans le pays. (Photo, AFP)
Nora al-Matrouchi avait souligné en février, lors d'un entretien, qu'il n'y avait "pas de limites" au travail des femmes dans le pays. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 08 juillet 2021

Un ciel illimité s'offre à la première astronaute émiratie

  • Avec son compatriote Mohamad al-Mulla, 33 ans, elle partira cette année aux Etats-Unis pour s'entraîner au Centre spatial Johnson de la Nasa, à Houston
  • Ce projet a été chapeauté par la ministre aux Techonologies avancées, Sarah al-Amiri, également présidente de l'Agence spatiale des Emirats arabes unis

DUBAI : Les Emirats arabes unis ont sélectionné pour la première fois une femme pour devenir astronaute dans le cadre de son programme spatial, que le pays du Golfe cherche à développer.

Sélectionnée parmi des milliers de candidats, Nora al-Matrouchi, 28 ans, fait partie des deux Emiratis choisis pour s'envoler dans l'espace: un rêve de petite fille, a-t-elle confié lors d'une conférence de presse organisée mercredi à Dubaï par le Centre spatial Mohamed ben Rachid (MBRSC).

Ingénieure en mécanique, la jeune femme, au sourire discret et au visage encadré par un voile noir, estime que sa passion pour les étoiles est la prolongation de celle de sa famille pour la mer.

"Du côté de ma mère, ce sont des marins. Je dirais qu'ils exploraient les océans. Le terme +astronaute+ signifie +marin des étoiles+ en grec", assure Mme Matrouchi, originaire de Charjah, un émirat côtier voisin de Dubaï.

"Si je peux le faire, alors vous pouvez le faire. Si personne ne l'a fait avant vous, alors il faut que vous alliez de l'avant et que vous soyez le premier" à le faire, a-t-elle ajouté.

Avec son compatriote Mohamad al-Mulla, 33 ans, elle partira cette année aux Etats-Unis pour s'entraîner au Centre spatial Johnson de la Nasa, à Houston (Texas).

Les Emirats comptent déjà deux astronautes: Hazza al-Mansouri, qui a été le premier astronaute émirati envoyé dans l'espace -- huit jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS) en septembre 2019 -- et Sultan al-Neyadi.

Les deux hommes s'entraînent désormais dans l'Emirat de Dubaï, notamment à apprendre le russe, essentiel pour toute mission dans l'espace, les astronautes accédant à l'ISS via le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.

Riches en pétrole, les Emirats ont de grandes ambitions spatiales et comptent devenir le premier pays arabe à réaliser un programme d'exploration de Mars. Ils ont ainsi lancé en 2020 la sonde "Hope", dans le but de percer les secrets du temps sur la planète rouge.

Ce projet a été chapeauté par la ministre aux Techonologies avancées, Sarah al-Amiri, également présidente de l'Agence spatiale des Emirats arabes unis. Elle avait souligné en février, lors d'un entretien, qu'il n'y avait "pas de limites" au travail des femmes dans le pays.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.