JO-2020: la flamme olympique arrive à Tokyo pour un relais sans public

les JO-2020 reportés à cet été pour cause de pandémie seront les premiers de l'histoire olympique à se dérouler en grande partie à huis clos. (Photo, AFP)
les JO-2020 reportés à cet été pour cause de pandémie seront les premiers de l'histoire olympique à se dérouler en grande partie à huis clos. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 09 juillet 2021

JO-2020: la flamme olympique arrive à Tokyo pour un relais sans public

  • Les organisateurs de Tokyo-2020 et les responsables japonais ont annoncé jeudi soir leur décision d'interdire aux spectateurs d'assister aux épreuves sportives dans la capitale
  • Le relais de la flamme olympique était censé susciter de l'enthousiasme, mais il a été interdit sur la voie publique dans plusieurs départements et à Tokyo même

TOKYO : La flamme olympique est arrivée à Tokyo vendredi pour une cérémonie dans un stade vide, au lendemain de la décision des autorités japonaises et des organisateurs des JO d'interdire les spectateurs sur la plupart des sites par crainte du Covid-19.

A exactement deux semaines de la cérémonie d'ouverture des Jeux prévue le 23 juillet, la flamme olympique a été portée sur scène dans une lanterne et remise symboliquement à Yuriko Koike, la gouverneure de Tokyo.

Les organisateurs de Tokyo-2020 et les responsables japonais ont annoncé jeudi soir leur décision d'interdire aux spectateurs d'assister aux épreuves sportives dans la capitale. Le public devrait être autorisé sur certains sites hors de Tokyo, comme dans le département de Fukushima.

Cela signifie que les JO-2020 reportés à cet été pour cause de pandémie seront les premiers de l'histoire olympique à se dérouler en grande partie à huis clos.  

Celui-ci a été décidé en lien avec la décision du gouvernement japonais de réinstaurer un état d'urgence sanitaire - le quatrième depuis le début de la pandémie - à Tokyo jusqu'au 22 août. Les Jeux doivent s'achever le 8 août.

Le relais de la flamme olympique était censé susciter de l'enthousiasme, mais il a été interdit sur la voie publique dans plusieurs départements et à Tokyo même. A la place, de petites cérémonies d'allumage de la flamme sont organisées symboliquement sans public.

Tribunes vides 

Vendredi, cinq trompettistes masculins en costume ont joué une mélodie entraînante, sous un kiosque qui les abritait de la bruine, devant les médias et une poignée d'officiels. 

Mais les tribunes sont restées vides au stade du parc olympique de Komazawa, dans la banlieue sud de la capitale, qui avait été construit pour les Jeux olympiques de Tokyo en 1964. 

"Je suis heureuse que nous accueillions le relais de la flamme avec ces héritages que nous montrons fièrement chez nous et à l'étranger", a déclaré Mme Koike. 

Mais la gouverneure de Tokyo, qui a récemment été hospitalisée pour épuisement, a toussé trois fois pendant son bref discours et plusieurs fois par la suite.

Jeudi, elle avait estimé que le huis clos pendant les JO à Tokyo était un "crève-coeur", tout en appelant les habitants à suivre les compétitions chez eux "de manière sûre".

En annonçant l'état d'urgence, le Premier ministre japonais Yoshihide Suga avait souligné la nécessité "d'éviter que les infections ne se propagent à nouveau dans tout le Japon, compte tenu de l'impact des nouveaux variants". 

Le Delta, plus contagieux, représenterait désormais environ 30% des cas au Japon. 

Alors que l'archipel nippon a été relativement épargné jusqu'ici par la pandémie de Covid-19, avec moins de 15 000 décès officiellement recensés depuis début 2020, son programme de vaccination n'a accéléré qu'à partir de mai. 

À peine plus de 15% de la population a été entièrement vaccinée jusqu'à présent, et des experts craignent que le variant Delta ne provoque une nouvelle vague susceptible de submerger les hôpitaux du Japon.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.