Le groupe Chalhoub se tourne vers les nouveaux créateurs saoudiens

La créatrice de mode saoudienne et mentore du programme pour le laboratoire de mode, Arwa Al Banawi. (Photo fournie)
La créatrice de mode saoudienne et mentore du programme pour le laboratoire de mode, Arwa Al Banawi. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 09 juillet 2021

Le groupe Chalhoub se tourne vers les nouveaux créateurs saoudiens

  • L'initiative fait partie d'une campagne plus large visant à développer le secteur de la mode saoudien et à prioriser les marques locales
  • Cinq marques pourraient être sélectionnées pour participer au Laboratoire de mode

DJEDDAH : Le détaillant de luxe Chalhoub Group a mis en place une initiative en Arabie saoudite qui offre aux entrepreneurs locaux la chance de gagner 15 000 $ en financement pour créer leur propre marque de mode.

Le Laboratoire de mode, premier du genre dans le Royaume, se concentre sur la mode durable, le design contemporain, les vêtements de rue et les accessoires, et encourage de nouveaux créateurs déterminés à bouleverser le statu quo de la mode.

Les candidatures sont maintenant ouvertes et les participants retenus pourront participer à un «camp d'entraînement» de deux semaines, qui les aidera à se frayer un chemin à travers différents éléments pour développer leur marque, notamment le marketing, la gestion de la chaîne d'approvisionnement, la création de contenu et l'exposition médiatique.

 

DOSE DE SHOPPING

• Les ventes de mode dans les pays du CCG s'élèvent à environ $50 milliards par an, selon un rapport McKinsey de décembre 2019, avec une dépense moyenne par habitant d'environ 500 dollars en Arabie saoudite.

• Avec l'essor des ventes de mode en ligne en raison des personnes qui ont resté à la maison pendant la pandémie, Statista estime que le segment des vêtements en ligne du Royaume vaudra 1,484 milliard de dollars en 2021 et devrait grimper à un taux annuel de 5,19% pour les quatre prochaines années.

• Namshi, le site de commerce électronique en ligne appartenant à Emaar Malls de Dubaï, a déclaré à Arab News en février avoir enregistré une croissance de 50 % des revenus de l'Arabie saoudite au cours de l'année dernière, et qu'il compte s'élargir dans un nouvel entrepôt à Riyad pour tirer parti de la flambée des ventes. Alors que la société mère Emaar Malls a récemment signalé une baisse de 24,8% de ses revenus pour 2020 à AED 3,51 milliards ($960 millions), Namshi a vu ses ventes augmenter de 28% à AED 1,316 milliard au cours de la même période, le Royaume représentant 70% des ventes.

 

En plus du financement de 15 000 $, les candidats pourraient également se voir proposer des partenariats en capital une fois le programme achevé à la fin de l'année, et peuvent de plus accéder au réseau de vente au détail en ligne et en magasin du groupe Chalhoub pour vendre leurs produits.

Dina Sidani, directrice de l'innovation, pense que le Laboratoire de mode «aura un impact positif à long terme sur la promotion de l'innovation dans l'industrie de la mode au niveau local, tout en créant de jeunes champions de la mode du Royaume pour le monde entier».

Basé à Dubaï, Chalhoub Group est un opérateur majeur en Arabie Saoudite depuis plus de 50 ans. Il est actif dans 14 pays, avec environ 700 magasins et 12 000 employés.

Cinq marques pourraient être sélectionnées pour participer au Laboratoire de mode, et la date limite de soumission des candidatures pour la première cohorte est le 25 juillet 2021.

 

EN BREF

Les candidatures sont maintenant ouvertes et les participants retenus pourront participer à un «camp d'entraînement» de deux semaines, qui les aidera à se frayer un chemin à travers différents éléments pour développer leur marque, notamment le marketing, la gestion de la chaîne d'approvisionnement, la création de contenu et l'exposition médiatique.

L'initiative fait partie d'une campagne plus large visant à développer le secteur de la mode saoudien et à prioriser les marques locales. Mercredi, la Commission de la mode du Royaume a annoncé les finalistes d’un programme d'un an qui inclut 100 marques saoudiennes. L'initiative comprend aussi une formation, des conseils et un mentorat par des experts du secteur de la mode. 

La liste de 400 participants provient de 1 348 applications.

Le programme propose en outre une initiative de développement de marque d'un an avec formation et mentorat, des séances de conseil individuelles et de groupes, ainsi que des ateliers de formation virtuels et en personne.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.