Au G20 aussi, le variant Delta vu comme une menace sur la reprise économique

«Les vaccins sont efficaces pour éviter les hospitalisations et les décès, même avec le variant Delta», a voulu rassurer le Chancelier de l'Echiquier Rishi Sunak (Photo, AFP).
«Les vaccins sont efficaces pour éviter les hospitalisations et les décès, même avec le variant Delta», a voulu rassurer le Chancelier de l'Echiquier Rishi Sunak (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 10 juillet 2021

Au G20 aussi, le variant Delta vu comme une menace sur la reprise économique

  • La reprise «reste exposée à des risques baissiers, en particulier la propagation de nouveaux variants de la Covid-19 et les différents rythmes de vaccination» dans le monde
  • Cible principale de ces inquiétudes, le variant Delta, apparu initialement en Inde et qui se répand à grande vitesse, provoquant des flambées épidémiques en Asie et en Afrique

VENISE: Au moment où le variant Delta fait craindre une rechute sanitaire dans de nombreux pays, les ministres des Finances du G20, réunis à Venise, ont alerté sur les risques d'un ralentissement de la reprise, encore plus du fait de la faible vaccination dans de nombreux pays.

La reprise « reste exposée à des risques baissiers, en particulier la propagation de nouveaux variants de la Covid-19 et les différents rythmes de vaccination » dans le monde, a prévenu samedi le G20 dans son communiqué final.

Cible principale de ces inquiétudes, le variant Delta, apparu initialement en Inde et qui se répand à grande vitesse, provoquant des flambées épidémiques en Asie et en Afrique, et faisant remonter le nombre de cas en Europe et aux Etats-Unis.

« Nous avons de très bonnes prévisions économiques pour l'ensemble des pays du G20 », et « la seule chose qui pourrait menacer un rebond solide et rapide de l'économie est le variant et une nouvelle vague de la pandémie », a insisté samedi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.

« Nous devons améliorer la vaccination, partout dans le monde », a-t-il ajouté.

« Les vaccins sont efficaces pour éviter les hospitalisations et les décès, même avec le variant Delta », a d'ailleurs voulu rassurer le Chancelier de l'Echiquier Rishi Sunak à Venise (Italie).

« Cela nous rend confiant pour continuer doucement et lentement à rouvrir nos économies et nos pays », a ajouté le dirigeant britannique.

En attendant, de nombreux pays, comme l'Espagne, les Pays-Bas ou la Thaïlande, ont tout de même décidé de réintroduire des restrictions sanitaires. Le président français Emmanuel Macron pourrait en annoncer lundi pour son pays, tandis que l'Argentine, par exemple, a prolongé les siennes jusque début août.

Cette rechute sanitaire est d'autant plus inquiétante qu'avec la levée des restrictions, l'économie mondiale est bien repartie, en particulier dans les grandes économies.

Au G20, les dirigeants ont d'ailleurs appelé à accélérer la vaccination partout dans le monde, s'engageant à faire davantage pour soutenir en ce sens les pays en développement.

Alors que 70% de la population est vaccinée dans certains pays développés, ce chiffre est de moins de 1% pour les pays à bas revenu, a pointé le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Poursuivre le soutien public

Les marchés boursiers ont aussi été gagnés par les craintes sanitaires cette semaine, au moment où un compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine faisait état de discussions sur un resserrement de son soutien monétaire à l'économie.

A cela s'ajoutent des signes d'essoufflement de la reprise en Chine.

Pourtant, à ce stade, les prévisions des grandes institutions restent optimistes.

La Commission européenne a relevé cette semaine ses anticipations de croissance pour 2021 en Europe, tablant désormais sur +4,8%, contre 4,3% précédemment.

Bruxelles mise sur la poursuite de l'allégement des restrictions, et sur la poursuite de la vaccination pour limiter l'impact d'une reprise épidémique sur l'économie. 

Le Fonds monétaire international (FMI) a fait de même pour les Etats-Unis, disant s'attendre à la croissance « la plus rapide » depuis 25 ans.

Malgré tout, les ministres des Finances du G20 ont réitéré samedi leur intention de « continuer à soutenir la reprise, en évitant d'abandonner de manière prématurée les mesures de soutien » à l'économie.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.