Afghanistan: l'aéroport de Kaboul doté d'un système de défense antiroquettes

Le personnel de sécurité afghan monte la garde le long de la route au milieu des combats en cours entre les forces de sécurité afghanes et les combattants talibans à Kandahar (AFP)
Le personnel de sécurité afghan monte la garde le long de la route au milieu des combats en cours entre les forces de sécurité afghanes et les combattants talibans à Kandahar (AFP)
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Publié le Dimanche 11 juillet 2021

Afghanistan: l'aéroport de Kaboul doté d'un système de défense antiroquettes

  • Les forces afghanes ne contrôlent plus essentiellement que les axes principaux et les capitales provinciales, dont plusieurs sont encerclées par les insurgés
  • Plusieurs districts de provinces voisines de Kaboul sont tombés aux mains des talibans, dans un rayon d'une centaine de km de la capitale

KABOUL, Afghanistan :L'aéroport de Kaboul est désormais protégé des roquettes et missiles par un "système de défense aérienne" capable de les intercepter, ont annoncé dimanche les autorités afghanes qui font face à l'avancée inexorable des insurgés talibans à travers le pays.

A la faveur du début du retrait définitif des forces étrangères du pays, les talibans ont lancé début mai une offensive tous azimuts contre les forces afghanes qui, privées du crucial soutien aérien américain, n'ont offert qu'une faible résistance, leur permettant de s'emparer de larges portions rurales du territoire afghan.

Les forces afghanes ne contrôlent plus essentiellement que les axes principaux et les capitales provinciales, dont plusieurs sont encerclées par les insurgés, faisant craindre qu'ils n'attaquent prochainement Kaboul ou son aéroport, principale voie de sortie pour les ressortissants étrangers en Afghanistan, notamment les diplomates et le personnel humanitaire.

Plusieurs districts de provinces voisines de Kaboul sont tombés aux mains des talibans, dans un rayon d'une centaine de km de la capitale.

"Le système de défense aérienne nouvellement installé est opérationnel à Kaboul depuis 02H00 ce dimanche matin" (21H30 GMT samedi), a indiqué le ministère afghan de l'Intérieur dans un communiqué, "ce système s'est avéré utile à travers le monde pour repousser les attaques de missiles et de roquettes".

Le ministère n'a pas précisé quel type de système avait été déployé ni quand il avait été installé ni par qui.

Sans donner d'autres détails, le porte-parole du ministère, Tariq Arian, a précisé à l'AFP que le système avait été installé sur l'aéroport de Kaboul et ne protégeait que les installations aéroportuaires.

Au cours de ses 20 ans de présence en Afghanistan, l'armée américaine a déployé sur ses bases à travers le pays plusieurs systèmes C-RAM (Contre-roquettes, artillerie et mortiers), capables de détecter et détruire les projectiles les visant.

Ce type de système de défense, dont était notamment pourvue la base de Bagram, la plus importante des forces américaines en Afghanistan, située à 50 km au nord de Kaboul, est également capable de donner l'alerte dans la zone où il est installé.

Les talibans ont à plusieurs reprises lancé des attaques à la roquette ou au mortier contre les forces gouvernementales ou étrangères à travers le pays, et le groupe rival de l'Etat islamique (EI) a mené une attaque de ce type contre Kaboul en 2020.

L'EI avait également revendiqué en début d'année une attaque à la roquette contre la base de Bagram, évacuée par les troupes étrangères et restituée aux forces afghanes début juillet.

La Turquie s'est engagée à assurer la sécurité de l'aéroport de Kaboul une fois que l'ensemble des troupes américaines et de l'Otan auront quitté le pays, d'ici la fin août.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué vendredi qu'Ankara et Washington étaient d'accord sur les "modalités" de la future prise en charge de l'aéroport de la capitale afghane par les forces turques.

 

 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.