Afghanistan: les signes d'inquiétude se multiplient face à l'avancée des talibans

Plusieurs districts de provinces voisines de Kaboul sont tombés aux mains des talibans, faisant craindre qu'ils n'attaquent prochainement la capitale ou son aéroport (Photo, AFP).
Plusieurs districts de provinces voisines de Kaboul sont tombés aux mains des talibans, faisant craindre qu'ils n'attaquent prochainement la capitale ou son aéroport (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 11 juillet 2021

Afghanistan: les signes d'inquiétude se multiplient face à l'avancée des talibans

  • Les talibans se sont emparés ces deux derniers mois de larges portions de territoire, lors d'une offensive tous azimuts lancée début mai
  • Privées du crucial soutien aérien américain, les forces afghanes n'ont offert qu'une faible résistance et ne contrôlent plus essentiellement que les axes principaux et les capitales provinciales

KABOUL: Un système de défense capable d'intercepter roquettes et missiles a été déployé à l'aéroport de Kaboul, voie de sortie des ressortissants étrangers d'Afghanistan, nouveau signe d'inquiétude face à l'avancée inexorable des talibans, que traduit également l'évacuation par l'Inde du personnel indien d'un consulat.

Les talibans se sont emparés ces deux derniers mois de larges portions de territoire, lors d'une offensive tous azimuts lancée début mai à la faveur du début du retrait définitif des troupes étrangères d'Afghanistan.

Privées du crucial soutien aérien américain, les forces afghanes n'ont offert qu'une faible résistance et ne contrôlent plus essentiellement que les axes principaux et les capitales provinciales, dont plusieurs sont encerclées par les insurgés.

Plusieurs districts de provinces voisines de Kaboul sont tombés aux mains des talibans, faisant craindre qu'ils n'attaquent prochainement la capitale ou son aéroport.

« Le système de défense aérienne nouvellement installé est opérationnel à Kaboul depuis 02H00 ce dimanche matin » (21H30 GMT samedi), a indiqué le ministère afghan de l'Intérieur, sans autre détails sur ce système qui « s'est avéré utile à travers le monde pour repousser les attaques de missiles et de roquettes ».

Son porte-parole, Tariq Arian, a simplement précisé qu'il avait été installé sur l'aéroport de Kaboul pour protéger les installations aéroportuaires.

Ce système de défense « nous a été donné par nos amis étrangers » qui pour l'heure « le font fonctionner pendant que nous acquérons les connaissances pour l'utiliser », a déclaré Ajmal Omar Shinwari, porte-parole des forces afghanes de sécurité, sans nommer le pays concerné.

Au cours de ses 20 ans de présence en Afghanistan, l'armée américaine a déployé sur ses bases plusieurs systèmes C-RAM (Contre-Roquettes, Artillerie et Mortiers), capables de détecter et détruire les projectiles les visant, ainsi que de donner l'alerte. Ce type de système était notamment déployé sur l'immense base de Bagram, à 50 km au nord de Kaboul, restituée début juillet aux forces afghanes.

Diplomates évacués

Les talibans ont déjà utilisé des roquettes et mortiers contre les forces gouvernementales ou étrangères et leurs rivaux du groupe Etat islamique (EI) ont mené une attaque de ce type contre Kaboul en 2020.

« Les talibans n'ont pas de moyens structurés, mais ont démontré qu'ils pouvaient tirer des roquettes modifiées depuis des véhicules et créer la panique, particulièrement s'ils visent un aéroport », a expliqué une source sécuritaire étrangère.

La Turquie s'est engagée à assurer la sécurité de l'aéroport de Kaboul quand les troupes américaines et de l'Otan auront quitté le pays d'ici le 31 août. Le président Recep Tayyip Erdogan a indiqué vendredi qu'Ankara et Washington s'étaient mis d'accord sur les « modalités ».

Inquiète des combats proches de Kandahar, l'Inde a annoncé avoir évacué le personnel indien de son consulat dans la grande ville du sud de l'Afghanistan.

La province de Kandahar, berceau et bastion historique des talibans, a été le théâtre d'intenses combats récemment. Les insurgés se sont emparés début juillet du district-clé de Panjwai, à une quinzaine de km de la ville de Kandahar et vendredi, ils ont attaqué une prison des faubourgs de la capitale provinciale avant d'être repoussés.

« Le consulat général d'Inde n'a pas été fermé. Toutefois, en raison d'intenses combats près de la ville de Kandahar, son personnel indien en a été retiré pour le moment », a fait savoir le ministère indien des Affaires extérieures, évoquant « une mesure purement temporaire, jusqu'à ce que la situation se stabilise » et indiquant que « le consulat continue de fonctionner grâce à son personnel local ».

Selon une source sécuritaire à Kaboul, une cinquantaine d'employés indiens du consulat, dont six diplomates, ont été évacués, mais leur destination - Kaboul ou New Delhi - n'était pas connue.

En raison des combats dans le nord de l'Afghanistan, la Russie a récemment fermé son consulat à Mazar-i-Sharif, capitale de la province de Balkh et un des principaux centres urbains afghans, proche de la frontière avec l'Ouzbékistan.

Pékin a conseillé à ses ressortissants de quitter le pays et a évacué 210 d'entre eux début juillet.

De son côté, le ministère afghan des Réfugiés a appelé l'Europe à ne plus expulser de migrants afghans ces trois prochains mois en raison de « l'escalade de la violence » et de la propagation de la Covid-19.

Dimanche, le porte-parole des forces afghanes de sécurité a tenté de rassurer, démentant que les talibans contrôlent 85% du territoire afghan, comme ils l'affirment, une assertion impossible à vérifier de façon indépendante.

« Ce n'est pas vrai. Les combats se poursuivent dans la plupart des zones » que les talibans disent contrôler, a affirmé Shinwari tout en appelant les jeunes à rejoindre l'armée, indiquant que « le gouvernement avait facilité le processus de recrutement ».

Une déclaration qui intervient sur fond de mobilisation de milices par le gouvernement et les chefs de guerre antitalibans, suscitant l'inquiétude d'une nouvelle guerre civile.

Interrogé samedi, Mansoor Ahmad Khan, ambassadeur à Kaboul du Pakistan, pays longtemps accusé de soutenir les talibans, a mis en garde contre le déploiement de ces milices, susceptible selon lui d'aggraver la situation en Afghanistan et de donner de l'espace à Al-Qaïda ou à l'EI.


Russes, Ukrainiens et Américains vont se réunir vendredi à Abou-Dhabi

Selon Kiev, l'Ukraine sera représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d'état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov. (AFP)
Selon Kiev, l'Ukraine sera représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d'état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov. (AFP)
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  • "Il a été convenu que dès aujourd'hui, la première réunion d'un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou-Dhabi"
  • L'équipe russe, menée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l'état-major, "se rendra dans les prochaines heures à Abou-Dhabi"

MOSCOU: La Russie, l'Ukraine et les Etats-Unis vont tenir une réunion trilatérale vendredi à Abou-Dhabi, a annoncé dans la nuit le Kremlin après un entretien à Moscou entre le président Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Il a été convenu que dès aujourd'hui, la première réunion d'un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou-Dhabi", a déclaré tôt vendredi à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.

L'équipe russe, menée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l'état-major, "se rendra dans les prochaines heures à Abou-Dhabi", a-t-il dit.

Selon Kiev, l'Ukraine sera représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d'état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov.

M. Ouchakov a souligné que l'entretien jeudi entre MM. Poutine et Witkoff à Moscou, avait été "utile à tous points de vue", notamment pour permettre cette trilatérale.

"Les Américains ont beaucoup fait pour préparer cette réunion et ils espèrent qu'elle sera un succès et ouvrira des perspectives pour avancer sur l'ensemble de questions liées à la fin du conflit" en Ukraine, a souligné M. Ouchakov, évoquant des pourparlers de "très substantiels" avec M. Witkoff.

Une autre rencontre, consacrée aux questions économiques, aura lieu également vendredi à Abou-Dhabi entre M. Witkoff et l'émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev, a-t-il précisé.

"Nous sommes sincèrement intéressés par un réglement (du conflit) par les moyens politico-diplomatiques", a assuré M. Ouchakov. Mais "tant que ce n'est pas encore le cas, la Russie va continuer d'atteindre ses objectifs (...) sur le champ de bataille", a-t-il ajouté.

Garanties de sécurité 

Steve Witkoff, qui était accompagné par le gendre du président américain, Jared Kushner, s'est entretenu avec Vladimir Poutine pendant plus de trois heures et demie. L'émissaire a déjà rencontré le président russe à plusieurs reprises depuis un an, dans le cadre des efforts américains pour mettre fin à quatre ans de combats en Ukraine.

Depuis Davos, M. Witkoff avait auparavant vanté les progrès "significatifs" accomplis lors de sa rencontre, le week-end dernier à Miami, avec les négociateurs ukrainiens.

"Je pense que nous avons réduit le problème à un seul point", a-t-il déclaré.

A Davos, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est brièvement entretenu jeudi avec M. Trump, et a évoqué devant la presse une rencontre "positive" mais un dialogue "pas simple".

Il a toutefois assuré être parvenu à un accord sur les garanties de sécurité qui doivent être offertes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour dissuader la Russie d'attaquer à nouveau après une éventuelle fin du conflit.

"Les garanties de sécurité, c'est prêt", a-t-il déclaré, indiquant que "le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux".

M. Zelensky a en revanche dit que l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est "pas encore résolue".

"Sans règlement de la question territoriale (…) il ne faut pas compter obtenir un règlement à long terme", a répété vendredi le conseiller diplomatique du Kremlin après la réunion entre MM. Poutine et Witkoff.

"Kaléidoscope" 

Des négociations directes entre la Russie et l'Ukraine avaient déjà eu lieu lors de la première année de la guerre, en 2022, et à plusieurs reprises en 2025, à Istanbul. Ces pourparlers n'avaient abouti qu'à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats, sans régler le conflit.

La Russie exige un retrait des troupes ukrainiennes du Donbass, dans l'est industriel de l'Ukraine, et un engagement de Kiev à ne pas adhérer à l'Otan. Elle a multiplié ces derniers mois les frappes sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures d'électricité et de chauffage massives notamment dans la capitale, par des températures glaciales.

De plus en plus critique envers les Européens ces dernières semaines, M. Zelensky a prononcé un discours particulièrement dur à Davos jeudi envers ses principaux soutiens, disant voir une Europe "fragmentée" et "perdue" lorsqu'il s'agit d'influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de "volonté politique" face à Vladimir Poutine.

Il a également jugé, malgré les promesses européennes de déploiement de troupes en Ukraine après la guerre, "qu'aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les Etats-Unis".


«Promoteur dans l'âme», Trump révèle son projet immobilier de «Nouveau Gaza»

Donald Trump a révélé jeudi son plan pour un "Nouveau Gaza", qui transformerait le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer, un projet qui pourrait voir le jour dans trois ans. (AFP)
Donald Trump a révélé jeudi son plan pour un "Nouveau Gaza", qui transformerait le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer, un projet qui pourrait voir le jour dans trois ans. (AFP)
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  • "Je vais avoir beaucoup de succès à Gaza, ça va être beau à voir", a déclaré le président américain alors qu'il présentait à Davos son "Conseil de paix" controversé
  • "Je suis un promoteur immobilier dans l'âme (...) et j'ai dit, regardez ce site en bord de mer, regardez ce superbe lot foncier, ce que ce pourrait être pour tant de gens"

DAVOS: Donald Trump a révélé jeudi son plan pour un "Nouveau Gaza", qui transformerait le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer, un projet qui pourrait voir le jour dans trois ans.

La guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël en octobre 2023, a ravagé le territoire et poussé la majorité des habitants à fuir. Un cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis est entré en vigueur en octobre, mais la crise humanitaire perdure pour la plupart des Gazaouis.

"Je vais avoir beaucoup de succès à Gaza, ça va être beau à voir", a déclaré le président américain alors qu'il présentait à Davos son "Conseil de paix" controversé, initialement conçu pour superviser la reconstruction du territoire palestinien.

"Je suis un promoteur immobilier dans l'âme (...) et j'ai dit, regardez ce site en bord de mer, regardez ce superbe lot foncier, ce que ce pourrait être pour tant de gens", a-t-il dit au Forum économique mondial qui se tient dans la station de sports d'hiver suisse.

Son gendre Jared Kushner, qui n'a aucune fonction officielle mais fait office d'émissaire parmi d'autres pour le conflit à Gaza, a estimé que ce "maître projet" était voué à un "succès effrayant".

Exhibant une esquisse aux dizaines de tours d'appartements avec terrasse surplombant une allée ombragée, il a promis que ce paysage remplacerait les ruines laissées par la guerre.

"Au Moyen-Orient ils construisent des villes comme ça, pour deux ou trois millions de personnes, ils le font en trois ans", a-t-il dit. "C'est faisable en trois ans si nous voulons que ce le soit".

Il a estimé à 25 milliards de dollars les investissements nécessaires pour reconstruire les infrastructures et les services publics du territoire palestinien.

En 10 ans, le PIB de Gaza serait de 10 milliards de dollars, et le revenu moyen par foyer atteindrait 13.000 dollars, grâce "au plein emploi à 100% et aux possibilités offertes à tous".

Il a affirmé que le "Comité national pour l'administration de Gaza", censé travailler sous l'autorité du "Conseil de paix" de Donald Trump, avait reçu une proposition du promoteur immobilier israélien Yakir Gabay.

"Il s'est porté volontaire pas pour le profit, mais vraiment en écoutant son coeur", a assuré Jared Kushner. "Donc dans les 100 jours à venir nous allons continuer sans relâche à nous assurer que cela se réalise", a-t-il ajouté.

Il a estimé qu'un désarmement complet du Hamas, prévu par l'accord de cessez-le-feu conclu en octobre, convaincrait les investisseurs et les donateurs.

"Il va y avoir de fantastiques opportunités d'investissement", a conclu M. Kushner.

Sa présentation ne mentionnait pas le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays avait porté en 2025 un plan de reconstruction de Gaza soutenu par des pays arabes et accueilli favorablement par l'Union européenne.

Selon un communiqué de ses services, M. Sissi est rentré à l'aube jeudi, quelques heures après un tête-à-tête avec M. Trump au cours duquel les deux hommes ont échangé des compliments, le président américain le qualifiant de "grand leader" et de "type génial".


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com