Afrique du Sud: violences sporadiques en pays zoulou et à Johannesburg

Cette agitation, initialement suscitée par le sort de Zuma, intègre le désespoir économique ressenti par une large frange de la population (Photo, AFP).
Cette agitation, initialement suscitée par le sort de Zuma, intègre le désespoir économique ressenti par une large frange de la population (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 11 juillet 2021

Afrique du Sud: violences sporadiques en pays zoulou et à Johannesburg

  • La police a procédé à 62 arrestations depuis vendredi
  • Dans l'Est, des manifestations de mécontentement ont éclaté dans la foulée de l'incarcération jeudi de l'ancien président Jacob Zuma, condamné pour outrage

JOHANNESBURG: Pneus brûlés, routes coupées, incendies et pillages : des violences sporadiques ont surgi ces derniers jours en Afrique du Sud, d'abord en pays zoulou puis à Johannesburg, suscitant l'inquiétude des pouvoirs publics. 

La police a procédé à 62 arrestations depuis vendredi : 37 dans la province du Kwazulu-Natal (KZN, Est) et 25 dans les quartiers pauvres de la capitale économique, selon un communiqué publié dimanche à la mi-journée.

Dans l'Est, des manifestations de mécontentement ont éclaté dans la foulée de l'incarcération jeudi de l'ancien président Jacob Zuma, condamné pour outrage. La route nationale reliant Durban à Johannesburg a été bloquée vendredi par des manifestants, notamment à 15 km de la prison d'Escourt où il se trouve, et 23 camions ont été incendiés. 

Cette agitation, initialement suscitée par le sort de Zuma, intègre le désespoir économique ressenti par une large frange de la population privée d'emploi alors que le pays subit de nouvelles restrictions liées à une troisième vague meurtrière de la pandémie de coronavirus.

« On ne sait pas encore bien la raison des débordements. Ce qu'on sait, c'est que tous les magasins, toutes les voitures ont été pillées », commentait dimanche Sphamandla Ndlazi, à Jeppe, quartier déshérité de Johannesburg. 

« Difficile de savoir ce qu'il y a derrière, la raison de tout ça », reconnaissait le jeune homme en T-shirt et casquette, inquiet que la situation ne perdure.  

Le président Cyril Ramaphosa a appelé au calme samedi, demandant aux Sud-Africains de « s'exprimer dans le cadre de la loi » et à éviter les destructions qui risqueraient de plomber encore l'économie.

Dans le KZN, la police a été « bien occupée encore hier et dans la nuit », a expliqué dimanche son porte-parole Jay Naicker, évoquant des « criminels et individus opportunistes » profitant du climat tendu pour « s'enrichir » plusieurs magasins ont été pillés aux environs de Durban. 

Des magasins vendant de l'alcool, fermés depuis deux semaines en raison des restrictions dues à la Covid, ont été ciblés, mais la police a réussi à les protéger, a-t-il précisé. 

A Johannesburg, où des miséreux mendient à chaque carrefour en cet hiver austral confiné, des rassemblements, interdits, ont dégénéré en violences et pillages, donnant lieu à 25 arrestations.

A Jeppe, la police dit avoir dispersé une foule de 300 personnes qui avaient érigé des barricades sur un axe routier majeur, avant de piller des commerces. Idem dans le township d'Alexandra, où près de 800 émeutiers ont affronté la police dans la nuit, blessant un policier par balles.

Les forces de l'ordre restent mobilisées dans ces deux régions, « en état d'alerte » sur les principaux axes et points chauds. 

Zuma, 79 ans, condamné fin juin, traîne de nombreux scandales de corruption. Mais la figure de l'ancien combattant anti-apartheid reste populaire, notamment dans sa région d'origine dont il incarne les valeurs traditionnelles.


La pierre tombale d'Elizabeth II officiellement dévoilée

La pierre fraîchement gravée porte les noms de la reine, du duc d'Édimbourg et des parents de la reine. (Crédit : ROYAL COLLECTION TRUST/DEAN AND CANONS OF WINDSOR)
La pierre fraîchement gravée porte les noms de la reine, du duc d'Édimbourg et des parents de la reine. (Crédit : ROYAL COLLECTION TRUST/DEAN AND CANONS OF WINDSOR)
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  • La nouvelle pierre porte, comme c'était déjà le cas auparavant, les noms des parents de la reine - le précédent roi et la reine mère Elizabeth - et désormais de la souveraine inhumée lundi et de son époux Philip
  • Décédée le 8 septembre à l'âge de 96 ans, après plus de 70 ans de règne, un record au Royaume-Uni, Elizabeth II a été inhumée lundi lors de somptueuses funérailles d'Etat

LONDRES : La pierre tombale de la reine Elizabeth II a été officiellement dévoilée samedi, avec la publication d'une photo par le palais de Buckingham, cinq jours après son inhumation à la chapelle Saint-Georges du château de Windsor.

Située plus précisément au mémorial George VI, père d'Elizabeth II mort en 1952, la nouvelle pierre porte, comme c'était déjà le cas auparavant, les noms des parents de la reine - le précédent roi et la reine mère Elizabeth (1900-2002) - et désormais de la souveraine inhumée lundi et de son époux Philip (1921-2021).

La dalle, dont des images étaient déjà apparues sur les réseaux sociaux, est faite de marbre noir belge sculpté à la main, incrustée de lettres en laiton, "pour s'harmoniser avec la pierre précédemment installée dans la chapelle", selon le palais de Buckingham.

Décédée le 8 septembre à l'âge de 96 ans, après plus de 70 ans de règne, un record au Royaume-Uni, Elizabeth II a été inhumée lundi lors de somptueuses funérailles d'Etat.

Elle repose désormais à la chapelle Saint-Georges, ou, outre les cercueils de ses parents et son époux, reposent également les cendres de sa soeur Margaret.

Vendredi, le palais avait publié une photo du roi Charles au travail, avec une fameuse boîte rouge qui sert pour les communications de documents officiels.


A l'ONU, le Mali s'en prend violemment à la France

Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français. (AFP)
Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français. (AFP)
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  • Evoquant le retrait des militaires français de la force Barkhane du Mali, Maïga a estimé lors de son discours que le Mali avait été «poignardé dans le dos par les autorités françaises»
  • Accusant la France de «pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde», il a en revanche salué «les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie»

NATIONS UNIES: Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français, qu'il a qualifié de "junte", ainsi qu'à plusieurs responsables africains et au secrétaire général de l'ONU.

Evoquant le retrait des militaires français de la force Barkhane du Mali, il a estimé lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies que le Mali avait été "poignardé dans le dos par les autorités françaises".

"Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières, se sont transformées en une junte au service de l'obscurantisme", a déclaré, trois fois, le colonel Maïga désigné Premier ministre par intérim en août par le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta.

Accusant la France de "pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde", il a en revanche salué "les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie".

Le Premier ministre par intérim a rejeté les déclarations du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres qui a affirmé, il y a quelques jours lors d'une interview à RFI et France 24, que les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis début juillet n'étaient pas des "mercenaires", contredisant les accusations de Bamako.

"Souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique", a lancé le colonel, qualifiant l'affaire de "bilatérale et judiciaire".

Alors que cette affaire a tourné à la crise diplomatique entre les deux pays voisins, il a estimé que cela "ne (relevait) pas des attributions du secrétaire général des Nations unies".

"M. le secrétaire général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements", a-t-il ajouté, avant de répéter sa demande d'une réforme de la force de maintien de la paix de l'ONU au Mali, la Minusma, en cours de revue par l'ONU.

Le colonel Maïga a également vertement critiqué plusieurs responsables africains, comme le président nigérien Mohamed Bazoum, qu'il a accusé de ne pas être nigérien, ou le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, en décrivant la "manoeuvre" permettant à un président de "conserver le pouvoir pour lui seul et son clan" en changeant la Constitution pour obtenir un troisième mandat.

Il a également accusé le président en exercice de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo, de "mimétisme" des Nations unies.

"Il est important de lui préciser que le secrétaire général des Nations unies n'est pas un chef d'Etat et le président en exercice de la Cédéao n’est pas un fonctionnaire. Par conséquent, il serait indiqué qu'il ne banalise pas la Cédéao", a-t-il déclaré.


Le pape signe avec les jeunes un pacte pour «une économie de paix»

Le pape François salue son départ après avoir assisté à l'événement Economy of Francesco (EoF) le 24 septembre 2022 à Assise, dans le centre de l'Italie. (AFP)
Le pape François salue son départ après avoir assisté à l'événement Economy of Francesco (EoF) le 24 septembre 2022 à Assise, dans le centre de l'Italie. (AFP)
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  • «Une nouvelle économie, inspirée par François d'Assise, peut et doit être aujourd'hui une économie respectueuse de la terre et une économie de paix», a déclaré le pape
  • Ces jeunes, économistes, étudiants, entrepreneurs et travailleurs veulent aussi «une économie qui combat la misère sous toutes ses formes (...) qui crée de la richesse pour tous», selon un communiqué du Vatican

ASSISE: Le pape François a signé samedi à Assise, dans le centre de l'Italie, un pacte avec des jeunes venus du monde entier visant à construire "une économie de paix et non de guerre", ont constaté des journalistes de l'AFP.

Dans ce pacte signé par environ un millier de jeunes venus d'une centaine de pays pour participer à une réunion de trois jours intitulée "The Economy of Francesco", ils s'engagent à construire une économie "au service de la personne, des familles et de la vie, respectueuse de chaque femme, homme, enfant, personne âgée et surtout des plus fragiles et vulnérables".

Ces jeunes, économistes, étudiants, entrepreneurs et travailleurs veulent aussi "une économie qui combat la misère sous toutes ses formes (...) qui crée de la richesse pour tous", selon un communiqué du Vatican.

"Notre génération vous a légué de nombreuses richesses, mais nous n'avons pas su préserver la planète et nous ne préservons pas la paix. Vous êtes appelés à devenir des artisans et des bâtisseurs de la maison commune, une maison commune qui tombe en ruine", a déclaré le pape François aux jeunes avant la signature de ce pacte.

"Une nouvelle économie, inspirée par François d'Assise, peut et doit être aujourd'hui une économie respectueuse de la terre et une économie de paix", a-t-il ajouté.

"La situation est telle que nous ne pouvons pas attendre le prochain sommet international, qui peut-être ne servira pas: la terre brûle aujourd'hui, et c'est aujourd'hui que nous devons changer, à tous les niveaux", a conclu le pape argentin avant de regagner le Vatican en hélicoptère.