Khartoum rencontre des groupes rebelles pour mettre en oeuvre l'accord de paix

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok. (Ebrahim HAMID/AFP)
Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok. (Ebrahim HAMID/AFP)
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Publié le Mercredi 02 septembre 2020

Khartoum rencontre des groupes rebelles pour mettre en oeuvre l'accord de paix

  • « Comme vous le savez, la signature n'est pas définitive et certaines questions liées au calendrier de mise en œuvre de l'accord demeurent, cela va prendre du temps »
  • Lundi, les autorités soudanaises de transition et des chefs du FRS ont paraphé un accord de paix historique à Juba, au Soudan du Sud, après de longs mois de négociations

KHARTOUM: Le gouvernement soudanais et plusieurs groupes rebelles se sont entretenus pour établir une feuille de route pour la paix, après avoir paraphé un accord visant à mettre fin à près de deux décennies de conflits, a indiqué mercredi l'agence de presse soudanaise Suna.

« C'était la première réunion commune après l'accord. Nous avons discuté de la suite (...) », a déclaré Alhadi Idriss Yahya, président du Front révolutionnaire soudanais (FRS) qui a rencontré mardi une délégation officielle du gouvernement de Khartoum.

Lundi, les autorités soudanaises de transition et des chefs du FRS ont paraphé un accord de paix historique à Juba, au Soudan du Sud, après de longs mois de négociations.

Ce dernier doit mettre un terme à 17 années de conflits qui ont fait des centaines de milliers de morts --essentiellement dans les premières années-- en particulier au Darfour (ouest), selon l'ONU.

« Cela va prendre du temps »

« Comme vous le savez, la signature n'est pas définitive et certaines questions liées au calendrier de mise en œuvre de l'accord demeurent. Cela va prendre du temps », a tempéré M. Yahya, précisant qu'un délai de 15 jours avait été fixé pour trouver un calendrier.

Créé en 2011, le FRS est une alliance de cinq groupes armés et quatre mouvements politiques du Darfour (ouest) et des Etats méridionaux du Sud-Kordofan et du Nil Bleu.

« Nos priorités sont désormais le progrès économique et des affaires humanitaires liées aux déplacés », a commenté de son côté Minni Minawi, qui dirige une faction du Mouvement de Libération du Soudan basé au Darfour, ayant participé à la réunion.

Prévoyant le démantèlement des mouvements armés et leur intégration dans les forces régulières, le texte aborde des questions aussi variées que la sécurité, la propriété foncière, la justice transitionnelle, les réparations et compensations, le développement du secteur nomade et pastoral, le partage des richesses et du pouvoir, ainsi que le retour des réfugiés et des déplacés.

Mardi, le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a affirmé que l'accord de paix de Juba « crée un nouvel Etat soudanais et remédie aux injustices du passé ».

Arrivé au pouvoir après la destitution d'Omar el-Béchir après des manifestations de masse en 2019, le gouvernement auquel il appartient a érigé la paix inter-soudanaise comme priorité de son mandat.

Toutefois, un long chemin reste encore à parcourir: deux groupes rebelles ont refusé de se joindre à l'accord et plusieurs accords de paix ont échoué par le passé, notamment en 2006 et en 2010.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.