L’UE «insatisfaite» des décisions unilatérales de l’Éthiopie concernant le barrage sur le Nil, selon un ministre égyptien

Le grand barrage de la Renaissance éthiopienne (Gerd) sur le fleuve du Nil dans le woreda de Guba de la région Benishangul-Gumaz en Éthiopie, le 26 septembre 2019. (Reuters)
Le grand barrage de la Renaissance éthiopienne (Gerd) sur le fleuve du Nil dans le woreda de Guba de la région Benishangul-Gumaz en Éthiopie, le 26 septembre 2019. (Reuters)
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Publié le Mardi 13 juillet 2021

L’UE «insatisfaite» des décisions unilatérales de l’Éthiopie concernant le barrage sur le Nil, selon un ministre égyptien

  • Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a affirmé que l’UE était prête à intervenir et à servir de médiateur entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie pour parvenir à un accord sur l’exploitation du barrage
  • M. Choukri a évoqué la déclaration de l’UE qui critique l’annonce de l’Éthiopie de commencer le deuxième remplissage du barrage sans avoir conclu d’accord avec les pays en aval

LE CAIRE: L’UE a proposé son expertise pour aider à résoudre l’impasse du grand barrage de la Renaissance éthiopienne (Gerd) après que les États membres ont exprimé leur mécontentement face aux décisions unilatérales prises par l’Éthiopie concernant le projet, a révélé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri.

Il a affirmé que l’UE était prête à intervenir et à servir de médiateur entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie pour parvenir à un accord sur l’exploitation du barrage.

L’énorme projet de construction sur le Nil bleu est achevé à 80% et le barrage devait atteindre sa pleine capacité de production en 2023, ce qui en ferait la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique et la septième du monde, selon les médias officiels éthiopiens.

Dans des déclarations télévisées, M. Choukri a indiqué que les ministres européens des Affaires étrangères étaient désormais à jour sur la question.

L’Égypte et le Soudan ont demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d’entreprendre des actions de «diplomatie préventive» et d’appeler à la conclusion d’un accord juridiquement contraignant pour résoudre le différend avec l’Éthiopie concernant la disponibilité de l’eau du Nil pour les pays en aval. Toutefois, l’Éthiopie a insisté pour que la question soit traitée par l’Union africaine, selon l’Associated Press.

Le gouvernement éthiopien affirme que le barrage est crucial pour le développement économique et l’approvisionnement en énergie du pays, mais l’Égypte considère qu’il constitue une menace pour ses réserves d’eau du Nil dont elle est presque entièrement dépendante. Le Soudan a exprimé des inquiétudes quant à la sécurité du barrage et à son impact sur ses propres barrages et stations hydrauliques.

M. Choukri a déclaré que l’UE souhaitait travailler avec les trois pays et leur présenter ses propositions pour résoudre la question, ajoutant qu’en cas de consensus entre les États membres sur un projet de résolution soumis par l’Égypte et le Soudan, celui-ci serait soumis au vote du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le ministre égyptien a mentionné qu’il avait demandé aux ministres des Affaires étrangères de l’UE de comprendre la nature de la question pour l’Égypte et de s’efforcer de persuader l’Éthiopie de faire preuve de souplesse.

«Nous assurerons le suivi des propositions qui seront présentées par l’Union africaine, et j’ai demandé à la partie européenne de comprendre que l’eau du Nil est une question existentielle pour l’Égypte», a déclaré M. Choukri.

Il a souligné que l’Égypte prendrait toutes les mesures et décisions nécessaires au moment opportun et qu’elle œuvrait «à instaurer la stabilité et la sécurité, et à défendre les intérêts du peuple égyptien sans aucune complaisance».

Il a ajouté que l’Égypte et le Soudan se concertaient pour reprendre les négociations.

M. Choukri a affirmé que l’Égypte a apprécié une récente déclaration de l’UE qui critiquait l’annonce de l’Éthiopie de commencer le deuxième remplissage du barrage sans avoir conclu d’accord avec les pays en aval.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: une frappe israélienne endommage un site protégé par l'Unesco à Tyr

 Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
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  • Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban
  • Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés

TYR: Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes.

"Je lance un appel pour éviter de cibler les sites archéologiques du pays (..) en particulier les ruines de Tyr qui sont dans le patrimoine commun de l'humanité", a déclaré Ghassan Salamé à l'AFP.

Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban.

Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés.

Cette ville est la cible d'une campagne de frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah le 2 mars.

L'armée israélienne avait émis un nouvel ordre d'évacuation dimanche pour une zone qui inclut l'un des deux sites, comprenant des vestiges romains, avant de mener des frappes.

Des correspondants de l’AFP ont pu voir une partie de la zone proche des colonnes antiques recouverte de débris, fragments de métal tordu, branches d’arbres brisées.

Des gravats de béton et de métal parsèment un escalier de pierre menant à l’intérieur du site.

"L'ampleur des débris et des dégâts dans le site est importante", selon Ali Badaoui.

Les frappes se sont abattues sur des bâtiments avoisinants et l'une a touché un bureau administratif du site, rapporte le responsable.

"Certains artéfacts archéologiques ont été endommagés lorsque des gravats les ont atteints, car une pluie de débris est tombée sur un vaste périmètre", visant "colonnes, chapiteaux, bases de colonnes, mosaïques", énumère-t-il.

Ghassan Salamé a souligné que que les autorités évalueraient les dégâts "dès qu'un cessez-le-feu aura lieu ou que nous pourront avoir accès aux ruines sans mettre en danger la vie de nos archéologues".

Il a souligné qu'Israël "ne respecte pas" la Convention de la Haye qui oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé, ni les "Boucliers bleus", un emblème symbolique mis en place par un comité lié à l'Unesco pour protéger le site de Tyr.

Depuis une précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2023-2024, l’Unesco a placé plus de 70 sites patrimoniaux au Liban, dont Tyr, sous " protection renforcée provisoire".

Le site de Tyr "est un site civil, un site inscrit au patrimoine mondial, ce n’est absolument pas un site militaire, et il n’y a aucune activité militaire sur place", a assuré M. Badaoui.

L’autre site protégé de Tyr, El‑Bass, a aussi été endommagé depuis le début de la guerre le 2 mars, a-t-il ajouté.


L'armée israélienne dit qu'elle poursuivra ses opérations «dans tout le Liban»

L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
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  • "Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin
  • "Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth.

"Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin.

"Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah", a-t-il ajouté, "nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'Etat d'Israël".


L'armée israélienne annonce un nouveau barrage de missiles iraniens

Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
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  • L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien
  • "Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace"

JERUSALEM: L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien.

"Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a écrit l'armée sur Telegram.