Vols suspendus: Paris et Berlin tentent un bras de fer avec Pékin

Un avion est stationné à l'aéroport international de Pudong à Shanghai, le 9 mai 2021. Hector RETAMAL / AFP
Un avion est stationné à l'aéroport international de Pudong à Shanghai, le 9 mai 2021. Hector RETAMAL / AFP
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Publié le Jeudi 15 juillet 2021

Vols suspendus: Paris et Berlin tentent un bras de fer avec Pékin

  • Des passagers testés positifs au Covid à leur arrivée en Chine et des liaisons aériennes suspendues en conséquence
  • En réponse aux sanctions chinoises contre leurs compagnies, Paris et Berlin châtient à leur tour les transporteurs de Pékin

PEKIN : Des passagers testés positifs au Covid à leur arrivée en Chine et des liaisons aériennes suspendues en conséquence. En réponse aux sanctions chinoises contre leurs compagnies, Paris et Berlin châtient à leur tour les transporteurs de Pékin.

La Chine, où est apparue l'épidémie fin 2019, a pratiquement fermé ses frontières dès mars 2020, limitant les liaisons aériennes internationales à une par semaine, par compagnie et par ville de destination.

Alors qu'elle a depuis quasiment éradiqué la contagion sur son sol, elle reste sur le qui-vive, imposant des restrictions drastiques aux personnes en provenance de l'étranger, assujetties à une quarantaine d'au moins deux semaines suivant leur lieu de destination.

Cette politique s'accompagne de sanctions à l'encontre des compagnies aériennes.

A la suite de la découverte de six cas positifs à l'arrivée d'un vol Air France de Paris à Tianjin (nord) fin juin, la compagnie française s'est ainsi vu imposer une suspension de deux semaines sur cette liaison. Ses vols des 8 et 15 juillet ont donc été supprimés à destination de cette ville proche de Pékin, selon un communiqué de la compagnie.

En réponse, Paris a décidé de suspendre également des vols de compagnies chinoises parmi les trois qui desservent l'Hexagone: Air China, China Eastern et China Southern.

Au final, des centaines de passagers se voient contraints de reporter leur voyage, de trouver un billet au prix fort ou simplement de renoncer à se déplacer.

Disjoncteur

Le sujet a été abordé lors d'un entretien virtuel début juillet entre les présidents français Emmanuel Macron et chinois Xi Jinping et la chancelière Angela Merkel. Les deux dirigeants européens ont souhaité le rétablissement des liaisons aériennes, selon l'Elysée.

Selon un spécialiste du secteur, Paris souhaite parvenir avec Pékin à un moratoire sur les interdictions de vol.

Avec l'Allemagne, la France est le seul pays à répondre systématiquement par une mesure similaire aux interdictions de vols prononcées par la Chine, selon la même source.

"Des compagnies aériennes allemandes ont été affectées à plusieurs reprises par des suspensions de vols par les autorités chinoises depuis février 2021", a indiqué à l'AFP le ministère allemand des Affaires étrangères.

"Pour contrer cela, l'Allemagne a suspendu par réciprocité des vols de compagnies aériennes chinoises".

Les suspensions mutuelles de vols se sont multipliées depuis que la Chine a imposé mi-2020 sa politique du "disjoncteur": une liaison aérienne se voit suspendue pour deux semaines à partir de cinq cas positifs découverts parmi les passagers à l'arrivée. La sanction passe à un mois de suspension si 10 cas ou plus sont découverts.

Depuis l'entrée en vigueur de ce règlement, Air France a été visée par une quinzaine d'interdictions de vol.

La fréquence des sanctions s'est accrue ces dernières semaines, alors que nombre de cadres ou d'étudiants tentent de circuler entre les deux pays avant la rentrée de septembre.

Distorsion de concurrence

Paris comme Berlin se jugent victimes de discrimination, selon le spécialiste du secteur, selon qui les compagnies étrangères représentent les deux tiers des annulations de vol, contre un tiers pour les compagnies chinoises.

Il s'étonne également qu'aucune compagnie américaine n'ait fait l'objet de telles mesures, en dépit de la prévalence du virus aux Etats-Unis.

"Selon nous, ces suspensions ont un effet de distorsion de concurrence", estime la diplomatie allemande.

Les compagnies visées "n'ont commis aucune infraction aux exigences des autorités chinoises en matière de contrôle des infections, pouvant justifier la suspension de vols", ajoute-t-on à Berlin.

La France et l'Allemagne sont d'autant plus mécontentes que la quasi-totalité des passagers que leurs compagnies acheminent vers la Chine sont des Chinois porteurs de codes santé validés par leur ambassade à leur point d'embarquement et de correspondance, après présentation de tests PCR et sérologiques.

Dans le cas d'Air France, qui n'assure en principe qu'un vol par semaine pour Tianjin et deux pour Shanghai, la compagnie est confrontée aux cas de passagers chinois embarquant depuis l'Afrique à destination de la Chine, avec une correspondance à Paris.

Malgré leur certificat de non contamination, certains sont testés positifs à leur arrivée en France. Mais Paris ne peut les renvoyer à leur point de départ ni les laisser en liberté sur le sol français et européen, faute de visas.

Ces personnes testées positives sont donc placées en quarantaine deux semaines dans un hôtel en zone aéroportuaire. A l'issue de cette période, s'ils sont testés négatifs, Air France les achemine finalement vers la Chine -- les compagnies chinoises refusant de les prendre en charge. 

A leur arrivée en Chine, certains sont à nouveau détectés porteurs du virus -- entraînant une sanction pour le transporteur.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."