Migrants clandestins irakiens en Lituanie: Bagdad lance une enquête

Ahmed, Alia et Adam migrants irakiens clandestins sur la route des Balkans en septembre 2015 (en haut), réfugiés officiels à Duiven aux Pays-Bas en septembre 2020 (en bas) . Photo d'archive AFP/ARIS MESSINIS
Ahmed, Alia et Adam migrants irakiens clandestins sur la route des Balkans en septembre 2015 (en haut), réfugiés officiels à Duiven aux Pays-Bas en septembre 2020 (en bas) . Photo d'archive AFP/ARIS MESSINIS
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Publié le Jeudi 15 juillet 2021

Migrants clandestins irakiens en Lituanie: Bagdad lance une enquête

  • «Les Irakiens sont victimes de passeurs et nous n'acceptons pas les passeurs dans notre société. Nous allons lancer des investigations et si des comportements criminels sont avérés nous prendrons toutes les mesures nécessaires», a déclaré M. Hussein.
  • «Notre devoir est de protéger nos citoyens, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du pays», a-t-il ajouté

BAGDAD : Bagdad va enquêter sur l'arrivée de migrants irakiens illégaux en Lituanie, a promis jeudi le chef de la diplomatie irakienne, Fouad Hussein, en recevant son homologue lituanien, Gabrielus Landsbergis, qui a estimé que le problème devait être réglé "rapidement".

"Les Irakiens sont victimes de passeurs et nous n'acceptons pas les passeurs dans notre société. Nous allons lancer des investigations et si des comportements criminels sont avérés nous prendrons toutes les mesures nécessaires", a déclaré M. Hussein.

"Notre devoir est de protéger nos citoyens, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du pays", a-t-il ajouté. "Il est possible de résoudre cette situation rapidement, avant qu'elle ne devienne hors de contrôle", a estimé pour sa part M. Landsbergis, en réitérant ses accusations contre son voisin bélarusse, "qui utilise les migrants pour faire pression sur mon pays et sur l'Union européeenne". "Les migrants irakiens sont victimes du Bélarus: on leur promet un voyage en Europe et ils finissent dans une forêt", a ajouté M. Landsbergis.

La Lituanie fait face à une forte augmentation du nombre de migrants, notamment irakiens. Depuis début juillet, des centaines d'entre eux venus du Belarus ont été arrêtés par les gardes-frontières lituaniens, portant à 1.300 le nombre d'entrées illégales de migrants détectées dans le pays depuis le début de l'année, contre 81 seulement pour 2020. Vilnius a annoncé vendredi qu'il allait construire un mur à la frontière avec le Bélarus.

En visite en Lituanie début juillet, le président du Conseil européen, Charles Michel, avait évoqué les "soupçons" pesant sur le rôle de Minsk dans l'arrivée de migrants, et affirmé que l'UE ne se laisserait pas "intimider".

Les tensions entre Minsk et Vilnius sont montées en flèche l'année dernière, quand la Lituanie est devenue une plaque tournante pour l'opposition bélarusse, après la réélection très controversée en 2020 du président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans.

Et les tensions entre le Bélarus et l'UE n'ont fait que s'accentuer depuis la répression d'un mouvement de contestation post-électoral historique l'an passé, qui s'est poursuivie avec l'interception en mai par Minsk d'un avion de ligne dans le ciel européen et l'arrestation d'un opposant au régime bélarusse à son bord.               


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.